LE ROI, SEIGNEURS, LE COMTE GRIMAUT , HARDRE
li. roi. Seigneurs-, j'ai dans le cœur un profond ennui de ne pouvoir ni prendre ni tenir Gombaut qui me fait cette guerre ; il foule mes hommes et saccage ma terre; voilà ce dont je suis accablé. Si nous considérions encore comment me tirer de là.
le comte grima ut. Sire, ce Gombaut a bien des ruses : ainsi , jamais il n'attaque ni ne combat que par surprise ; il n'y a pas à en douter.
hardré. Et encore sa passion n'est-elle pas assouvie ; car il ne songe, sire . qu'à vous nuire de plus en plus, jusqu'à la lin de ses jours, de même qu à détruire de tous côtés, s'il peu! : ah! qu'il est'nmuvais!
le comte grimalt. Il n'y parviendra jamais; cesl un fou et un outre -cuidant. Le roi peut avoir des chevaliers aussi courageux qu'il est. Oui, assez , je vous le promets , et qui le mèneront si rude, que, malgré lui , ils le rendront prisonnier au roi qui est ici.
le roi. Eh bien, attendons. Je ne me plaindrai plus qu'à Celui qui peut seul ne lui donner ni le pouvoir ni la force de me faire du mal.