LES MÊMES, LE FRERE DE L'EMPEREUR
le frère. Parlez-vous de quelque chose secrèle, mon très-cher seigneur? dites-moi la vérité. Pui>siez-vous avoir une bonne sauté, comme je le voudrais!
l'emperecr. Nenni, frère. J'ai à vous dire pourquoi je vous ai mandé. S'il plail à Dieu, le roi des rois, je vais dévotement visiter Jérusalem sous l'habit de pèlerin. Pendant mo;i absence, vous aurez le soin el la garde de nia terre, ainsi que des renies cl du domaine. L'impératrice, ma femme, restera souveraine et maîtresse, comme régente de l'empire. Faites votre devoir, je vous prie. — S'il vous faut quelque chose pour augmenter voire état, dame, je veux. qu'il l'ail sans compter ni rogner.
l'impératrile. Mon cher seigneur , si Dieu nie laisse vivre en santé, je vous assure qu'il aura de moi lout ce qu'il voudra avoir pour son clal; je le lui livrerai sans difficulté, soyez-en sur.
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LEMFEREOR. Dame, je iii'i n upporle ù votre parole si vous voulez, vous saurez bien le faire. Maintenant, puni- bâter l'exécution de mon projet, je veux iu'« n aller droit au Pape pour prendre congé cl lui parler : e'esl j u~.li- et je dois le faire. — Vous deux, accompagnez-moi jusqu'à ie que j'y sois.
le DEUXIÈME CHEVALIER. Mou cher seigneur, je fcla. avec joie ec que vous commandez.
le deuxième sergent d'armes. Aussi bien ai je un plus grand désir de le faire que lui de l'ordonner.— Lfi! la-devant, marchez, écartez-vous.