SCÈNE VII
l'empereur, le pape.
l'empereur. Saini Père, je viens vers vous comme nu lils obéissant vers son père : e'esi juste, et, riche ou mendiant, on doit eu agir ainsi.
le pape. Mou bel et cher lils, quelle affaire vous amène? Kslc-e quelque coup imprévu qui ne vous soit ni hou ni agréable? je veux le savoir.
L'EMPEREUR. Nenni, saint l'ère; à dire vrai, je viens demander votre bénédiction, car mon intention est de faire le saint voyage d'oùtre-mer, soit par terre, soit par eau : je l'ai promis à Dieu, saint l'ère, et je ne veux plus tarder à l'exécuter.
le paie. Beau lils, puissiez-vons avoir, soit près, soit loin, la bénédiction et la grâce que Dieu octroya à l'apôtre saint Pierre, ainsi que la nôtre! D,s à présent , je vous donne celte croix que vous poserez sur votre épaule et que vous porterez, car ainsi doit faire tout pèlerin qui entreprend ce voyage; et avec ma béuédiclionje vous accorde pleine et entière rémission de vos péchés.
le prekier cardinal. Sire , agissez sagement ; mêliez à votre place un gouverneur tel qu'il soit au profil et à l'honneur de votre empire.
le deuxième crevalier. Ce gouverneur n'est pas maintenant à élire ; il y est pourvu. L'empereur a nommé régents sou frère et. Madame.
LE DEUXIÈME CARDINAL. SirC, SUT II10I1 allie ! il lie
pouvait mieux choisir parmi tous ceux de sa race : car son frère est doux, courtois, sage et équitable.
le pape. Puisque ce frère est tel que vous le dites, l'empereur ne doit que plus l'avancer. — Mon fils, un l ez de la diligence à vous acquitter bientôt de votre vaut, et prenez en patience l'adversité, si elle vous vient; autrement votre voyage ne vous serait pas prolilalilc.
l'empereur. „e souffrirai de bon cœur tout ce que Mien m'enverra, l'on ne me trouvera jamais à murmurer ni à m'iinpalienler. Saint Père, donnez-moi la permission de m'en aller.
le pape. Mon cher fils, je le veux bien. Allez, que Dieu vous conduise en lionne santé, et vous ramène avec grande joie et allégresse !
le deuxième SERGENT d'armes. En avant! ne vous attroupez pas autour de nous, beaux seigneurs, retirez-vous en arrière ; laissez-nous la roule libre par ici, allons! vous ferez bien.