LE FRERE DE L'EMPEREUR, L'IMPÉRATRICE
le frère. Ma chère dame, je vous salve, au nom de Dieu le Père.
l'impératrice. Sire, sur mon ame, soyez le bien- \enu ! (Jne je suis heureuse île vous voir! Venez! plus pies, plus près encore de moi. Comment vous trouvez- vous ?
le frère. Dieu merci! je suis dispos, Tort ei parfailement guéri, n'eu doutez pas. Dame, quand sere/.-vous mou amie, comme vous nie l'avez promis, de manière à ce que je sois votre ami de l'ail et d'oeuvre ?
l'impératrice (à pari). Il ne faut pas qu'il rechute. — (Haut.) Sire, patientez encore, ce n'est pas le moment quant à présent ; attendez un peu.
le frère. Ah,! dame, à votre vue, une ardeur amoureuse s'empare de moi ! Désir m'enlace et me presse de telle sorle que je perds louie manière, et que je n'ai plus de contenance. Combien il nie larde d'entendre de votre bouche : « Ami , maintenant lu peux jouir de moi comme de ton amie. » £ l'imiérntrice. Qu'est-ce? ne vous moquez vous pas? Ai je l'air d'une éboulée capable d'assouvir votre luxure? Nenni, cela ne sera celles point. J'aimerai- mieux être à Tarse, seule et égarée, voire même être brûlée, que de violer mon mariage et de faire un Ici murage à votre frère, mon mari, l'aima foi! nous gardez maison honneur en sollicitant de moi une chose pareille, et vous cherchez à vous rendre coupable d'une bien grande infamie : ainsi, je vous le dis, n'en parlez plus, car vous seriez mon grand ennemi. Taisez-vous et tenez-vous coi.
le frère. Dame, à présent je ne dirai plus rien. • L'IMPÉRATRICE. Je veux achever de dire mes heures.— Isabelle, mon amie, prenez vile mes heures, sans réplique, et venez-vous-en avec moi jusqu'à l'église.
la uemoiseixe. Je le ferai de bon cœur, ma chère dame, c'est juste. Allons-nous-en, Bans retard, quand il vous plaira.
l'impératrice. Que nul de vous, seigneurs, ne bouge, car je ne le veux pas. — Allons-nous-en, \'sa- Lelle, mon amie.