SCÈNE XXXIII
LE FRÈRE DE L'EMPEREUR, L'eMPERHUR.
le frère. Je vois mon frère bien près d'ici : je vais à lui : personne ne m'en empêcherait. — Cher sire, soyez le bienvenu dans votre pays.
l'empereur. Mon cber frère, par Dieu! soyez aussi le bienvenu. J'éprouve une joie bien grande de vous voir en bonne santé. Comment se porte l'impératrice? dites-le-moi.
le frère. Qu'elle soil damnée el coi. fondue! Ah ! n'en parlez pas. Elle s'est conduite de la manière la plus honteuse : elle a violé sa foi conjugale et déshonoré son corps; elle a compromis votre autorité et m'a, je puis vous le dire, tenu en prison jusqu'à présent, parce que je n'ai pas voulu consentir à ses grands désordres, ni m'associer à ses vilaines actions : ceci est la vérité.
l'empereur. Hélas! je me faisais joie d'elle à mon retour d'oulre-iner. Comment m'a-l-elte réservé un si grand chagrin el une si a mère douleur. Certes, elle a tramé sa propre mort;