AP.R
irauverau milieu de ceux qui rassemblent en son
IlOTll.
adruimi. Je m' suis pas venu pour vous parler d'autre chose que de ce qui, à mon sens, est d'accord avec la volonté de Dieu.
EPURE*. C'est pourquoi je ne différerai pas ce! entretien d'un seul moment et je me donne tout à votre désir.
abraham Un projet fermente dans mon esprit et je souhaite ardemment que votre volonté réponde à mes vieux.
ephrem. Avec un même cœur, avec une même àme, une même volonté, nous ne pouvons échapper aux mêmes inspirations, aux mêmes indignations.
Abraham. J'ai une nièce toute jeune, orpheline, sans appui , dont l'abandon m • touche infiniment, pour qui j'ai la plus vive affection et qui est pour moi une cause incessante d'inquiétudes et de préoccupations.
ephrem. Et quoi, dominateur du monde, qu'avezvous de commun avec ces soucis?
■■' :. vu ■. m . Tout mon souci est dans l'éclatante beauté de ma nièce qui pourrait être ternie par la souillure du péché.
ephrem. Ce souci vous arrache au blâme (35).
abraham. Je l'espère.
ephrem. Quel âge a-l-elle?
abraham. Dans un an, elle aura atteint deux olympiades.
ephrem. C'est une pupille bien jeune.
abraham. Aussi suis-je fort en peine.
i pur! m. Ou habite-t-elle?
abraham. Dans mon ermitage; car, à la prière de ses parents, je l'ai prise chez moi pour l'élever; niais j'avais le dessein de distribuer ses biens aux pauvres.
ephrem. Le mépris des biens temporels convient à un esprit tourne vers le ciel.
abraham. Je brûle du désir longtemps couvé de la fiancer au Christ et de la soumettre à sa discipline.
ephrem. C'est très-bien.
au., va mi. Ls nom qu'elle porte m'en fait une loi.
ephrem. Comment se nomme- t-elle?
abraham. Marie.
ephrem. Oui, la grandeur d un tel nom comporte l'éclat de la virginité.
abraham. Sans doute, avec de sages conseils et de douces exhortations, nous la trouverons docile.
ephrem. Alloas auprès d'elle, et tachons de faire comprendre à son esprit la paisible douceur du célibat.