‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 6 sur 1429 · LES PRÉCÉDENTS, MARIE (2G · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, MARIE (2G

abraham. 0 ma fille adoptive! ô partie de mon âme ! Marie, cède a mes avis paternels et aux instructions salutaires démon compagnon Ephrem; prends pour modèle la patronne de la virginité

(35) Nous suivons ici le texte de Celles ae préférence à la correction de M. Magnin (p. 2-21 , note I).

(56) « Le caractère de Marie est plus encore que celui deDrusiana. une création de lliotsvvithe. Il est tracé avec beaucoup de naturel et de goût. La légende avait très-peu fait, et notre auteur a développé ce germe avec une véritable science du cour féminin. Dès les premiers mots que cette jeune litle prononce, on sent dans ses réparties aux exhortations mystiques d'Ephrem, une sorte de matérialité et de sensualité naïves, présage de chute. > (M. Magnin.)

(37) M. Magnin a dit :< Il y a dans cette pensée comme un éclair de coquetterie précoce, qui me semble un trait exquis de naturel. > (Noie il, p. -it>7.) — Le caractère principal de csile scène semble avoir

à (|iii tu ressembl. * déjà par le 1.0:11, et imile sa

Cita iteté.

ephrem. Ma fille, combien il serait inconvenant qu'une personne, placée de nu me que la vîergi

Marie, par le mysle e de s ,,, ,,, m dessus dé

j'axe du munie, parmi 1 s astres qui ne doi jamais tomber, lut inférieure à s.ui destin et roul.it

jusque dans les lu gi s ,.; |a |, r,r.

marie. J'ignore le mystère de mon nom; aussi n'ai-je pas bien comp ; \ il . n i ta] ho e.

ephrem. Marie signifie I I foi/e de la me , autour de laqu lie est porté le monde et sont app 1 s 1 s hommes.

marie. Pourquoi dit-on Etoile de la mer?

F.pimr.M. Parce qu'elle le seco ich ■ ;a nais et dirige les navigateurs dans le sentier étroit delà voie droite.

m mue. Et comment, moi si faible créature, formée de houe, atteindrais-je aux grandeurs dont brille le mystère de nioa nom? i"»7i

ephrem. Par la virginale pureté du corps et par l'entière sainteté de 1 esprit.

marie. C'est une fort me immense pour un être humain quede s'élever à l'égal des astres rayonnants.

ephrem. Eh bien, si vous i estez vierge' et pure, vous serez égale aux anges de Dieu ; c'est au milieu d'eux qu'allégée du poids de la chair, traversant les airs, franchissant l'élher, vous parcourrez le cercle du zodiaque et ne vous arrêterez enfin que dans les bras du Fils de la Vierge sur la couche îadieuse de sa Mère.

mvkie. Quiconque méprise ces biens, n'est qu'une béte (38). Aussi je fais fi des choses len estres, et je ie once à moi-même, pour obtenir mon admission aux délices d'un bonheur si grand.

ephrem. En vérité, nous trouvons dans le cœur de cette enfant la maturité d'esprit d'un vieillard.

abraham. La grâce de Dieu y est.

EPiiP.F.M. Ou ne peut le nier.

Abraham. Mais, bien qu'elle soit éclairée par la grâce, il n'est pas bon, cependant, que, dans un âge aussi tendre, elle n'agisse qu'à son gie.

ephrem. C'est vrai.

abraham. Je lui construirai donc auprès de ma demeure une cellule, avec une entrée très-étroite, par la fenêtre de laquelle je lui apprendrai, dans mes fréquentes visites, le psautier et les autres livres de la loi de Dieu.

ephrem. Très-bien.

marie. Ephrem, mon père, ^e m'abandonne à votre direction.

ephrem. Que l'époux céleste, à l'amour duquel vous vous êtes vouée dans un âge si tendre, vous protège, ma fille, contre toutes les ruses du démon.

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