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C.oniandez le île la mon irere; S'il remainl en cesle manere , Duuke vusnesics pas mon père.
Je suis vosire fille pur veir Mu prière vus deit mu ver Si ma prière ne vus mot Tul le monde failir eslol.
Vus ne devez pas escmulire Ke ne li pardunez vosire ire; r^e ne devez, ne ne poez Ne par resun ne le volez , Kar vus ne volez mile chose E je ne seies iule enclose.
Bel père, let miséricorde , Si paix ne fel une concorde , Bel père, ke dune ferez vus Si nus parlun issi de vus , Ki vus paria conseilles mes?
Si vus miséricorde el paix Laissez issi de vus partir Tul le inunde convenl périr.
Le savant auteur des Manuscrits français de la Bibliothèque du roi, M. Paulin Paris, a, comme nous l'avons dit, signalé dans !e manuscrit de la Bibliothèque impériale, n" 72G8 3A', vol. in-4° parvodelG2 feuillets vélin et 10 feuillets papier, f* 99, exécuté en Angleterre, a la fin du xin* siècle, un autre débris du drame de la Justice. Il y est intitulé : Traité de la chute de l'homme et de sa Rédemption, d'après Hugues Grossctéte, évéque de Lincoln. Il est plus complet dans le manuscrit de Paris que dans celui du Muséum britannique, M. de Larue n'ayant compté dans ce dernier que 1740 vers, el M. Paulin Paris en comptant plus de 1800. Quel est l'auteur de ce poëme ou plutôt de ce drame, dont il ne nous reste que des débris? Robert de Lincoln qui mourut en llà'3? L'abbé de Larue, M. Daunou {Hist littéraire, t. XVIII, p. 442), y ont consenti, quoique Robert soit aussi auteur d'un poëme latin sur le même sujet, dont celui-ci pourrait n'être que la traduction française dramatisée. M. Paulin Paris se range lui-même à cet avis, el rappelle en terminant qu'on retrouve le même sujet dès 1140, dans les Commentaires lat ns de Hugues de Saint-Victor sur le psaume xv (V. Hist. lilt , t. XII, p. 9); il est déjà indiqué dans la chanson d'Autioche, et sans doute il est « l'origine de ces belles scènes de nos mystères du xiv' siècle, dans lequel le procès de la destinée humaine est examiné et décidé devant le trône du Très- Haut. » (P. Pakis, Mss. fr. de la B du roi; Paris, 1848, in-8\ t. VII, p. 201.)
Avant M. P. Paris, M. Onés. Leroy, dans les Epoques de l'hist. de France (Paris, 1843, in-8% p. 211), avait considéré cette « scène imposante » comme une des pierres d'allenle jetées ça et là du grand myslèro de la Passion. — ' Voy. Passion, II, § 4.
KALCANDACH (Le). — Le Kalcandach est une des formules de la fêle «les Fous et l'un des noms ce la fête des Calendes dans le
Nord. (Cf. Du Cange, Gloss. inf. et med. lat.. édit. Hen-chell; Paris, 1840, iu-4% 6 vol., v" Kalendœ.) — Voy. Fête des Fous.