‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 552 sur 1429 · I.AH · texte numérisé non relu

I.AH

DICTIONNAIRE l'F.S MYSTERES.

ÎSG

LAS D'AMOUR D/K/2V (Le).— xvi* siècle, — « LeLas Utm.jur divin dialogue en rime, où soni introduits parlant, Jésus, l'Aine, Charité, Vérité, bonne Inspiration, les Pécheurs, Justice, les Filles de Sion, in-4°, sans date; Paris, Félix Balligault. » (De Bkaiciiamps, Recherches sur les théâtres de France, Paris, 1735, in- 8*, 3 vol., t. I", p. 230.)- « Le Las d'amour divin, moralité avec un prologue et à 8 personnages; Rouen, Thomas l'aîné, in-8" goth. — Le môme. Paris, Félix BalligKult, in-i° goth.— Cet ouvrage est divisé en deux parties. Dans la première, Charité invite Jésus à épouser VAme. Jésus y consent, et charge Charité d'aller la prévenir et de lui recommander de se préparer par la pénitence et par d'autres vertus h le recevoir. Charité s'acquitte de celte commission. Justice veut s'opposer à cette union qui lui semble dégrader la majesté divine. Charité remporte la victoire, et Jésus déclare à VAme qu'il est prêt de s'unir avec elle. Dans la deuxième, VAme, désolée de ne point voir Jésus, en demande des nouvelles aux Filles de Sion, qui lui apprennent les tourments qu'il endure pour elle, qu'il a été conduit chez Pilule, qu'on le llagelle, etc. L'Ame impatiente vole vers son bien-aimé, et veut le dissuader de mourir. Les pécheurs interrompent celle conversation et demandent Jésus pour le crucifier. L'Ame l'ait de longues et douleureuses complaintes sur la passion du Sauveur; elle veut pénétrer jusqu'à lui, et trouve toutes les issues fermées. Enfin Charité la conduit à Jésus qui la reçoit, et s'unit pour toujours avec elle. » (Hibliothèque du théâtre (rançois, ouvrage attribué au duc de La Vallière ; Dresde, 1768, in-8', 3 vol., t. I", p. 15.)

LAURENT (Saint). — xvi" siècle. — De Beauchamps attribue à Gaucher de Sainte- Marthe le Martyre de saint Laurent. [Recherches sur les théâtres de France ; Paris, 1775, in-8", 3 vol., t. I", p. 291.)

On en trouve l'analyse suivante dans la Bibliothèque du théâtre français :

« La Vie de monseigneur saint Laurent, h 50 personnages, avec le martyre de monseigneur saint llypolile ; Paris, Alain Lotrian, et Denis Janot, in-i° goth. — L'empereur Philippe fait sommer le roi de France de venir lui rendre hommage comme son vassal Celui-ci refuse d'y souscrire, prétend.) U qu'il ne lient sa couronne \piede Dieu seul. La guerre se déclare entre les deux princes. Ils lèvent des troupes; leurs armées se rencontrent auprès de Cologne et se livrent une sanglante bataille. Les Français ont d'abord l'avantage; Les vaincus reviennent à la charge et remportent la victoire; mais après celle action, chacun retourne dans son pays. — Alors Servant et Claudie, père et mère de saint Laurent , lui donnent vu maître d'école. Le Pape Sixte, oui voya-

geait en Espagne, vient les visiter..., dîne avec eux, et emmène a Rome le jeune Laurent, auquel il donne lu confirmation, et successivement les ordres saci es, jusqu'au diaconat. Cependant Décius, général romain, conspire contre l'empereur, l'assassine dans son lit, fait tuer son fils , usurpe le tiôno, et persécute les serviteurs de Jésus-Christ. Le Pape Sixte est condamné à mort, ainsi que plusieurs autres Chrétiens. Laurent , enfermé dans une prison, y fait des miracles, et convertit différentes personnes. Enfin il soulfre le inarty;e le plus cruel. On le brûle tout en vie, sur un gril. Les anges portent son Ame en paradis. — Hippolyle, grand prévôt de l'empire, qui avait été baptisé par saint Laurent, soutire aussi le martyre avec toute sa famille et plusieurs nouveaux convertis. » (Bibliothèque du théâtre français..., ouvrage atlribuéauduc de La Vullièi e ; Dresde , 1768 , in-8% 3 vol. t. I",p. 16.)

LAZARE RESSUSCITÉ (Saint). — Le Lazare ressuscité est tiré du Manuscrit de Sainl- Jienoît-sur-Loire, de la Bibliothèque d'Orléans. Voy. Benoït-slr-Loire (Manuscrit de). Ce précieux recueil, qui da'c du xin' siècle, nous a conservé dix mystères, antérieurs très-certainement à leur copie, et qu'on a reportés généralement jusqu'au xi* siècle.

Dans son cours professé à la Faculté des lettres en 1835, M. Magnin, examinant le Lazare du Manuscrit de Sainl-Renoit-sur- Loire, exprima l'opinion que ce drame ava't dû être représenté surtout aux funérailles, dans le dessein de rappeler fréquemment aux esprits la croyance à l'immoralité de l'Ame (Cf. Journ. yen. de l'Instr. publ., 13 sept. 1835, 2' semestre, vi* article, p. 478.)

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