OULTRAIGE
Qu'on s'appareille Tosl du decyme me bailler.
l'esglise.
Quoy! me voullei-vous travailler Maintenant?...
a Dans la lutte de la puissance spirituelle contre la force brutale, l'Eglise... se montra invinciblement opposée aux mauvaises passions et aux envahissements de Frédéric IL Pour éveiller les rois sur ses prétentions, pour éclairer les peuples sur leurs vrais intérêts, il fallut tout l'éclat des foudres ecclésiastiques: c'était alors la seule lumière; elle ne lit point faute.
« Louis fait faire à l'empereur de vives remontrances, et s'elïorce de mettre un terme aux malheureux débats de l'empire et du sacerdoce, lorsqu'il est frappé de la maladie au milieu de laquelle il promet à Dieu de se croiser et d'ailer délivrer les Chrétiens d'Orient de leur dure captivité . . .
« Daas la scène suivante,., nous sommes chez les Turcs.. . »
Saint Louis est captif.
« Les amiraux (les chefs ennemis) consentent à mettre en liberté Louis et les siens... Louis, mis en liberté avec ses prélats et ses chevaliers, leur propose de visiter à pied les lieux saints. . .
« Les derniers malheurs ne tardent pas de frapper le saint roi. Il apprend successivement que les Anglais menacent d'envahir la Normandie; que la régente, sa mère, l'illustre Blanche, si digne de gouverner la France en son absence, est morte; qu'enfin les Turcs, aussitôt après son départ, au lieu de rendre à la liberté, suivant les conventions, les prisonniers chrétiens, les retiennent, et exercent sur eux les traitements
les plus barbares. Quelle est la douleur du bon roi, de se voir forcé d'ajourner ses projets sur l'Orient et de se rembarquer pour la France !. . .
« Le zèle religieux des grands vassaux était ralenti. Il n'en était pas do même du saint roi qui nourrissait le désir d'aller défendre nos colonies d'Orient et secourir les Chrétiens qui y étaient restés. De nouvelles atrocités commises par les Mamelucks, et l'espoir décevant que lui donnait le roi de Tunis d'embrasser le christianisme, le déterminent à entreprendre une seconde croisade. Chevalerie, qui représente la noblesse, est pi et à le suivie; mais Populaire s'écrie:
Hellas ! tout le sens me deflault Quant je pense à la départie Du bon roy...
« Quant à Bonconseil, quoiqu'il parle longuement, on ne comprend pas trop s'il approuve celte expédition.. .
« Saint Louis, parti pour l'Afrique, après avoir remporté sur les Sarrazins de rapides succès, est atteint, près des ruines de l'ancienne Carthage, de la cruelle maladie qui vint rompre tous ses projets, et ne lui laissa que le temps de léguer, de son lit de mort, à son fils présent, de hautes leçons, à tous un grand exemple...
« Saint Louis, se sentant tout à coup défaillir, laisse tomber ces mots:
Mon humaine fragilité Déchet de tous point...
Et pour ce, \ ueillez lost entendre El préparer uug lit de cendre, Sur lequel je me coucheray, El mon esprit à Dieu rendiay.
Considérant, sans plus enquerre, Que je suis venu de la terre, El qu'en terre retournera)'.
l'esguse.
Bien, sire, je prepareray Dng lit de cendres pour vous mettre.
« Après qu'on l'a couché sur un lit de cendres, Chevalerie et l'Eglise dépeignent ainsi l'attitude du saint à sou dernier moment :
Le bon seigneur a les mains joinctes, Eslevanl ses corporels yeux Très-humblement devers les cyeux De pitié qusj'ay, je m'en pâme.
l'esglise.
II a rendu fa dévoie anie Entre les bras du doux Jhésus...
CHEVALLER1E.
A rendue Pâme.
l'esglise.
C'en est faict.
« Philippe, présent au dernier moment de son père, donne, avec l'Eglise et Chevalerie, des ordres pour qu'on l'embaume et qu'on le transporte en France.
a Après avoir entrevu le grand deuil de l'ost (de l'armée], suivons celte pompe.sainte et funèbre, ou plutôt arrivons en Franco avant elle, avec la nouvelle de la mort du roi; nous allons entendre des regrets dont l'histoire nous a parlé :