MAC
LE POPULLMnr..
Ha le bon roy !
Il a observé la justice, Il a soiiicnu la police llonnesteinent, selon laloy, Droit el raison.
BON'COMSEIL.
Ha ! le bon roy Toute l'Eglise niillilante A été docte cl florissante, Paisible, vivant à rcquny, Durant son temps.
LE POPULLMRE.
lia ! le bon roy !
H supporloit bourgoys, marclians, Mesine les laboureurs des champs, Pugnissant gens plains de desroy, Pillais, larrons.
BOSCONSEIL.
Ha! le bon roy !
Simples, ignorans supporloit, Pauvres, mendians conl'orloit, Observant de Jhésus la foy, Redoublant Dieu.
LE POPCLLAIRE.
Ha! le bon roy!
« Ce dernier vers résume bien celte oraison naïve... Nous ne pouvons mieux ter-
miner ce drame. » (0. Leroy, Etud. sur les aystères, p. 303-304.)
LOUP (Le jeu de saint). — Dulialle, Courtalon et Grosley ont consigné dans leurs ouvrages quelques noies empruntées à nos archives ecclésiastiques, sur les mystères les plus importants et les plus anciens; c'étaient le Jeu de saint Loup, la Diablerie, la Vengeance de Jésus-Christ , la Représentation des trois maris; et quelques autres. M. A. Vallet de Viriville [Archiv. hist. de l'Aube; Paris, 1841, in-8°, p. 329), a qui nous empruntons cette note, indique les Miracles de saint Maclon et les mystères de la Création, de la Passion et de la Résurrection, conservés encore aujourd'hui à 'frayes, parmi les archives de la maison commune, dans un manuscrit du xv° siècle.
LOUP-VERT (Procession du). — Parmi les usages encore subsistants de la fôte des Fous, M. Langlois, dans son Essai sur les Enervés de Jumiéges (Rouen, 1838. in-8°), donne, dans une note, quelques détails sur une procession du Loup-Vert, qui se pratique encore à Jumiéges. Le Loup-Vert est élu par ses compagnons et donne à coups de poings le signal de divertissements grossiers que pratique toute la bande.
MACHABÉES (Les). — Le drame des Mnchabées a pour auteur de Jean du Virey, sur lequel les frères Parlait ont donné les notes suivantes:
« Jean du Vircy, sieur du Gravier, était natif de la basse Normandie, aux environs de Caen. Il suivit la profession des armes dès l'année 1571, et s'étant attaché au maréchal de Matignon, lieutenant général de la province, ce seigneur le lit entrer dans le service, et le protégea avec tant de bonté, qu'il obtint enfin pour lui le commandement de la ville etdu château de Cherbourg. Du Virey remplit assez bien ce poste, et passa le reste de ses jours à Valognes. Les guerres civiles étant assoupies, il employa ses heures de loisir à l'élude de la poésie, pour laquelle il avait, à ce qu'il croyait, Beaucoup d'inclination, mais aucun talent. Jl entreprit une traduction en vers du livre des Machabées, et excité par l'exemple des poètes dramatiques de son temps , dont plusieurs étaient ses compatriotes, il s'imagina qu'en détachant quelques centaines de vers do son poëmc, il pourrait en composer une tragédie, qui, à la vérité, n'a ni règle, ni ordre, et qu'il intitula la Machabée. 1! présenta cet ouvrage à madame la maréchale de Matignon, épouse de son bienfaiteur, avecuno épilre dédicatoire datée du 25 mars
(18G) L'auteur n'a fait encore ici que traduire grossièrement le livre des Machabées. Celle tragédie, non plus que celle de la Machabée, ne présente aucune distinction d'actes ou de scènes. Dans cclb'ci, l'auteur introduit une Curie, qui, sortant des eu-
1596. Enhardi par cocoup d'essai, Du Virey créa une seconde tragédie, de la même manière que la précédente, sous le nom de tragédie divine et heureuse victoire des Machabées sur le roi Antiochus (186), qu'il 13 1 paraître en 1600, après l'avoir présentée et dédiée à M. l'évoque de Coutancès: il avait menacé le public, dans cette dernière épilre dédicatoire, qu'il ferait peut-être voir le jour à son grand ouvrage en entier, si lo conseil de ses amis le jugeait à propos. Il y a lieu de croire que, dans leur nombre, il s'en est trouvé quelqu'un pourvu d'assez de jugement pour l'en empêcher; car Du Virey n'a jamais fait paraître que ces deux poëmes. »
Le drame des Machabées a subi de la part des mêmes auteurs l'examen suivant :
« Cette tragédie ressemble beaucoup aux anciens mystères; on ne trouve aucune division d'actes ni de scènes. Comme personne n'ignore le sujet qu'on y a traité, nous nous en tiendrons a quelques passages qui feront connaître que l'auteur était digne du siècle de Jean Michel ou de Parmentier. Nous parlons de lui à l'article de la Tragédie divine, et heureuse victoire des Machabées sur le roi Antiochus.
« Le roi, irrité contre les sept frères, les livre à ses bourreaux, qui leur font endurer
fers, suggère à Antiochus tons tes mauvais conseils dont il fait usage contre les Juils. Ceile Furie accompagne toujours le roi jusqu'à sa mort effroyable, et rentre avec lui dans la sombre demeure.