MAU
— On lit dans les Etu- (Paris, 1837, p. 301) de
d'autres rapports, au protestantisme. L'intérêt politique vient donc se joindre à l'intérêt religieux el prolonger le succès du drame. L'attention qu'on y prêtait à ces longs et violents débats n'annonçait que trop le siècle de Luther et nos guerres de religion. »
MARTIN (Saint).
des sur les Mystères M. 0 Leroy :
«Il existe un mystère de saint Martin, imprimé vers 1500, dont M. Brunet a vu chez M. Téchenerun exemplaire qui appartient à la bibliothèque de Chartres... C'est un petit \\\-k° de 7 pouces de hauteur et de 5 de largeur», composé de 32 feuillets, à 2 colonnes, kO lignes chacune. Les caractères sont en petit gothique, et les personnages ou acteurs au nombre de 53. Le premier feuillet est orné d'une gravure en bois, représentant saint Martin à cheval, et un boiteux allant à sa rencontre. »
Le mystère est entièrement différent de celui dont le manuscrit est conservé à la Bibliothèque impériale.
Il est évidemmentd'unautreauteur, qui est resté inconnu.
Parmi les preuves du goût du peuple français pour le rire, et le rire déplacé surtout, que M. O. Leroy a tirées du vieux théâtre français, et qu'il a réunies dans ses Epoques de l 'histoire de France... (Paris, 18i3, in-8°), il en est une fort singulière, en rapport avec l'histoire qui, selon cet auteur, h cedouble titre, mérita il d'être remarquée, ei que ci te, en effet, M. Leroy. L'auteur du mystère nous montre saint. Martin célébrant la messe. Celte action, la plus solennelle du christianisme, nous semblerait déplacée sur la scène la plus grave. Voyons comment le vieil auteur l'a égayée, suivant l'expression de Boileau. Deux femmes futiles, comme on en a vu de tout temps, viennent à l'église, et Salan les suit: il ne les quitte pas. Elles sont censées là pour entendre la messe. Le diable, qui s'est mis derrière elles, les voyant jeter ça et là leurs regards, et.au lieu de prières, débiter entre elles mille médisances, le diable, disje, afin de n'eu rien perdre, tire de sa poche un long parchemin, et se met à écrire tout ce qu'il entend dire aux deux babillardes : il a fort à faire... Malgré sa sténographie, ne pouvant saisir le torrent, il sedémène comme si l'eau bénite tombait à flots sur lui, ce que le pelilBrice, malin enfant de chœur (G»É&.. r>B Tours, îlisl. eccl.,\. n, c. 1), remarque en riant aux éclats. Quand saint Martin a dit sa messe, il demande à l'enfant de chœur la causedeses ris. Celui-ci l'avoue... Le saint... adresse à ses ouailles ces paroles pleines de bonhommie :
Or regardés, tant bonnes gens,
Comme vous guette IVnnemy
Quand en l'église est venn cy
E>crire ce que l'on parloit.
llaa, bonnes gens, c'est mal faicl
De parler ainsi à l'églize,
Quant! on doit ouyr le .service, (p. 558.)
Ce mystère est sans doule celui quelle
Bcauchamps (Recherches sur les théâtres de France; Paris, 1735, in-8% 3 vol., t. I", p. 227), mentionnait sous le titre de Vie de saint Martin de Tours.
MAUVAIS RICHE ET LE LADRE (Le).
— Mystère du xvi' siècle, écrit en vers français, dont l'auteur et les manuscrits sont restés ignorés.. La première édition connue est in-8" gothique, sans date, sans nom de lieu ni d'imprimeur, sans chiffres ni réclames, mais seulement avec les signatures A et B, en tout 32 pages, dont la justification est de k pouces 5 lignes de hauteur et de 2 pouces 7 lignes de largeur. Ce livre a été reproduit, pour faire suite à la collection de Caron, en avril 1823, par Augustin Pontier, imprimeur-libraire, à Aix, Bouches-du- Rhône. L'éditeur s'est appliqué à imiter exactement l'original page par page, et jusque dans les fautes : il a fait calquer et graver exprès sur bois, la vignette du frontispice, qui a été détruite après le tirage. Il n'a été tiré (pie 72 exemplaires de cette réimpression, dont 3 sur vélin, 6 sur papier vélin bleu, 6 sur papier vélin rose, 12 sur papier vélin d'Annonay, 40 sur papier vélin blanc ordinaire (couronne in-8°), et 5 destinés au dépôt. Le titre de ce mvstère est ainsi conçu :
MOnALITÉ NOUVELLE DU MAUVAIS RICHE ET DU LADRE. A DOUZE PERSONNAGES.
Suit une citation d'un verset tiré du xxn* c. de saint Luc.
Le mauvais riche contient près de mille vers
Les frères Parfait (Hist. du Théâtre fr. ; Paris, 15 vol., in-12, 1745, t. III, p. 94.) ont rendu compte de ce mystère ; ils le datent, on ne sait trop comment, de l'an 1500. Do Beauchamps (Recherches sur les théâtres de France; Paris, 1735, in-8% 6 vol., t. 1", p. 230), et la Ribliothèque du théâtre français (Dresde, 17G8, in-8% 3 vol.. t. I", p. 18), ouvrage attribué au duc de La Vallière, ont rendu compte de ce drame. Parmi les modernes, M. Sainte-Beuve (Tableau hist. et cr. de la p. fr. et du théâtre fr. au xvi° siècle ; Paris, 1828, in-8% 2 vol., t. 1", p. 217- 234), a fait mention de cette moralité.
PERSONNAGES
le réc.itatf.ir du prolog. le ladre, trotemknu, valet du mau- dieu le père. vais vir.be. abraham.