LE VOLEUR
Laissez m'en paix ! vous me tannez.
Que pendu soi-ge d'une corde!
« Le coquin, tanné des coups que son âme reçoit, est plein de naturel. >>
Dans ses Epoques sur l'kistoire de France (Paris, 1843, in-8% p. 430-456), M. O.Leroy est revenu sur Io Mystère de saint Martin du manuscrit de Paris... « Le drame d'André de La Vigne, dit-il, si supérieur à l'autre mystère anonyme sur le môme sujet; ce grand drame, si remarquable, no fut pas seulement représenté à Sèurre, il le fut aussi à Tours, aux fêles solennelles de Saint- Martin... »
Au sujet de ces représentations à Tours, et en en rapprochant la scène de l'évocation du brigand dont le tombeau avait été, jusque-là, respecté comme celui d'un martyr, et que l'auteur du mystère a reproduite d'après Sulpice Sévère, M. O. Leroy reste convaincu que les paroles suivantes da saint Martin purent n'être pas étrangères au grand désastre dans lequel périrent les autels et les reliques de saint Martin, de saint Grégoire de Tours, et d'autres saints non moins vénérables :
Il faut mettre à destruction L'autel, afin que désormais Personne n'ait affection D'y venir s'y abuser jamais !
Une discussion s'élève entre saint Martin et un évoque arien. M. 0. Leroy en r,appr cho les débats entre le catholicisme et l'hérésie: « André de La Vigne, dit-il, a cherché les faits et les peintures le plus en rapport avec l'esprit et le goût de son temps. 11 nous montre saint Martin déployant fout son zèle contre l'ariànisroe qui, défendu par l'aristocratie.., devait ressembler, sous bien
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