LES MÊMES, UN BOUBGKOIS DE BURGOS
le troisième bourgkois. Dieu merci 1 j'ai lant marché el je me suis tellement hàlé que j'ai devancé le roi el que je vois la reine sa femme ; c'esl bien à point! — Ma chère dame, je viens vous bien prévenir d'une chose qui vous importe fou, il n'y a pas de doute.
la riLi.E. Lève-loi, mon ami, écoute; est-ce un secret ?
le troisième BOURGEOIS. Oui, ne m'en sachez pas mauvais gré; car c'esl pour voire bien que je le dis. Le roi vient ici tellement courroucé que, s'il vous prend à ■un ou à raison, certes, il vous fera mourir tout de suite.
n fille. Hélas! pourquoi ? en quoi ai-je méfait ? Ami, le sais-lu ?
le troisième bourgeois. L'aulrc jour, sans plus de détails, il paria sou royaume contre le comte liureuger, qui se vantail à la cour, qu'il n'y avait pas de femme dont il ne jouit, s'il av. m le loisir de lui parler, disait-il. Or monseigneur, D.nne, vous Uni pour une si bonne ei si honneie femme qu'il paria son royaume qu'il ne punirait en être ainsi de vous. Bérenger engagea sa terré, de sou coie. Peut-être; depuis, est-n venu par ici ? Mais il est rentré dans Home, el s'est vaille en la présence de lous de vous avoir véritablement possédée, ma Daine. Hélas J ce démon en a apporté des preuves qui oui paru Oignes de foi : ce dont je m'émerveille.
la fille. Ali ! tres-duux Dieu ! si je m'afflige et ressens une grande douleur en mon cœur, eu puisje mais ? l'eu s'en 1 nul que je ne peine la raison quand je pense qu'il court sur mon compte un bruit si diffamatoire et cela bien à tort.
le troisième BOURGEOIS. Chère Dame, prenez courage, el avisez aux moyens de préserver votre vie : je le conseille.
la fille. Il me faul croire voire conseil. Je m'en va;S un peu a l'église. Vous avez bien besoin de repos : allez le prendre.
le troisième bourceois. Dame, volonliers, sans attendre ; car aussi bien ai-je beaucoup mat ché : il y a six jours que je ne me suis déshabillé pour venir ici.
la fille. Mon ami, je pense vous en récompenser avant peu. Allez-vous-en au lo^is avec Eglantiue.
ras, veuillez me rt réconforter ma ma
— Je vous le dis sans plaisanter, donnez-lui une de mes robes Imite entière.
la demoiselle. Ma daine, je ferai de bon Mur yotre cimimandeineiii. — Puisque cela lui niait, sire, alluiis-iiuus-cii tout de suite.
LE TROISIÈME BOURGEOIS. Il un-, alloiis-IIOUS-CII ;
je ne veux vous dédire eu rien.