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le crucifix, c'est-à-dire la représentation ne Jésus sur In croix, qu'au vi' siècle. Enfin, un troisième drame, qui peut-être n'e-t pas le dernier dans l'ordre chronologique, S" détache du resie avec des caractères non moins distincts. Dans celui-ci, le dialogue et l'action prévalent sur la forme narrative. A celle troisième pièce appartenaient, sans doute, les scènes où l'on voit agir et parler Joseph. Nicodème, Pilate, les prêtres, les gardes du tombeau et le jeune homme vêtu de lumière qui annonce la résurrection à-; Jésus-Christ. Je dois dire, à ce propos, que l'apparition du jeune homme miraculeux fail double emploi avec celle de l'ange, dans ce ipie j'appelle la seconde pièce, et triple emploi avec le récit que Madeleine fait à la Vierge dans le plus simple et le plus épique des trois drames, récit plus conforme aux évangiles, mais qui contredit les deux scènes précédentes en un point important; car Madeleine raconte qu'elle a rencontré deu* anges au tombeau, tandis qu'on n'en a vu figurer qu'un dans chacune des deux scènes. »
Il est encore des preuves plus fortes de cet « amalgame assez indigeste de deux ou trois drames ou fragments de drames, écrils entre le iv* et le via' siècle, et cousus fort négligemment ensemble par un lettré du Bas-Empire, suivant la méthode de juxtaposition, généralement pratiquée au moyen âge. » Ces preuves ressorttnt du rapprochement de divers passages qui se répètent les uns les autres.
Enfin, dans le court épilogue, édité pour la première fois par M. Dùhn'er, ce philologue a cru reconnaître le siècle et mémo la main de Tetzès. Cet envoi semble à M. Alaguin un aveu formel, l'auteur invitant un ami à compiler comme lui, mais des vers extraits de Lyeophron, et non plus d'Euripide.
En dernier lieu, l'auteur de ce long et savant mémoire, dont nous avons cru devoir donner des extraits si étendus et une analyse si complète, se demande si le Christus fjfiticn.i a été destiné à la représentation et joué quelque part, soit dans son élat primitif supposé» soit dans son étal actuel. Suivant lui, le drame original de saint Grégoire n'a eic'' écrit que pour fournir aux chrétiens, curieux des émotions théâtrales, une lecture plus édifiante que celle des drames d'Eschyle ou d'Euripide. Quant aux deux autres drames, ou fragments de drames, dont la forme est évidemment plus dramatique, et qu'on peut rapporter au vi* et au vin' siècle, ils ont pu être joués dans les monastères où ils ont été composés.
Nous mettons le lecteur à même de vider ce procès en reproduisant en entier le drame cie saint Grégoire.