‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 665 sur 1429 · R87 PAS DICTIONNAIRE RE · texte numérisé non relu

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Ainsi, - le prologue de Irenle Vers qui recède la pièce, dans son élat actuel, fail double emploi avec un second prologue de quatre-vingt-dix vers? que prononce ensuile la Vierg1'... et où l'on remarque , dès les premiers vers, plusieurs cenlons d'Euripide...» On peut noter, dansées deux morceau xtpii se succèdent sans intervalle, la môme pensée, le même mouvement, le même but. « Mais ce n'est pas tout : les trois derniers vers du premier prologue contiennent une indication bien importante, ils annoncent, comme devant figurer dans Je drame, deux personnages seulement : la mère sans tache et le disciple vierge, plus un chœur déjeunes filles, compagnes de la Mère du Seigneur. Or la pièce, telle que nous l'avons, est chargée d'un bien plus grand nombre de personnages. L'éditeur île Louvain en a dressé la liste, (jue ne donnent pas les manuscrits, et qu'ont reproduite tous les éditeurs subséquents. Cette liste contient, outre la Vierge, le chœur et saint Jean, lequel, pour le dire en passant, est indiqué, toutes les fois qu'il paraît dans la pièce, par son surnom de EsoMyoî et non par celui de TrapOivo? fiûa-njç, comme dans le premier prologue; cette liste, dis-je, contient le Christ, (que le prologue n'aurail pas oublié de mentionner, s'il avait eu un rôle dans la pièce,) Madeleine, Joseph, Nicodème, Pilât.-, les gi.rdes du tombeau, les prêtres, un jeune homme, plusieurs messagers. On aurait pu y ajouter un aveugleguéri par Jésus, l'ange qui annonce aux. saintes femmes la résurrection; et plusieurs personnages muets, entre autres, saint Pierre pleurant sa faute au pied de la croix, et les onze apôtres recevant, dans la maison de Marie, la visite miraculeuse de leur divin Maître. De plus, le chœur, que le prologue annonce devoir être formé déjeunes filles, se trouve en réalité composé de femmes de tout

clge... »

Selon M. Magnin, il serait aisé de reconstruire les deux ou trois pièces contenues dans le texte actuel du Cluislus patiens.Ln pièce de saint Grégoire était évidemment la plus élégante, la plus concise et la plus orthodoxe ; elle ne mettait « en relief qu'une seule figure, celle de la Vierge, qui passait par tous les degrés de la douleur et de la ■consolation, sous l'impression successive :des récits des jeunes Galiléens, et des exhortations de saint Jean. La seconde pièce, pins récente, et qui portait peut-être le titre déjà plus recherché de Koo-po^j-nipiov *«()■>(■, devait être plus prolwe et plu- déclamatoire. Nous lui attribuerions volontiers le second pi' >- Jogue, les messagers loquaces, les légendes apocryphes; l'ange lumineux du sépulcre, Jésus"qui parle et meurt sur la croix. Celle scène, mise en action et présentée aux yeux, suffit pour assigner à la partie du Ckristus pniiens où elle se trouve, une date assez postérieure à saint Grégoire. En effet, les fidèles des premiers siècles ne représentaient que sous une forme allégorique et symbolique les redoutables mystères de la passion. Ou ne voit apparaître, dans l'art chrétien,

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