CIO
ont-elles échappe, au moment où il :i baissé la tète ci rendu l'esprit. La mort n'eût pu eu triompher, si
lui-même, en abaissant le front, ne lui eût commandé son approche. Aussi le tableau n'en a été que plus saisissant d'horreur : les entrailles de la terre nbranlces, les rochers brisés, et les sépulcres des nions ouverts à tous les regards. C'est alors que l'un des bourreaux s'approche en élevant sa lance; i»c la pointe, cet homme, tout jeune encore, frappe le côté [du crucifié] ; — Ah ! ce coup profond, j'en ai semi le déchirement, en voyant la plaie béante! — Il enfonce sa lance, et aussitôt, du trou qu'il a l'ait, jaillit une eau miraculeuse, le sang coule en même temps sans mélange, un double n.isseau... Spectacle terrible! Tous avaient eu peur d'y toucher: celui qui avait frappé s'écrie stupéfait : « Véritablement celui qui est mort est le Fils de Dieu, i Aussitôt, la Mère infortunée, debout non loin de la croix, tombe finissante; elle serre le bois contre son sein, elle gémit, elle embrasse les pieds de son Fils, elle étanche de ses mains le courant des deux ruisseaux, et, prosternée, elle parle en ces termes : i 0 divin Maître, quoique mort, vous gardez certainement souci des vivants ; et ce sang, cette eau répandus, sont une expiation pour le genre humain ; mais personne ne s'approche pour vous mettre au tombeau. > Après ces lamentations douloureuses, et comme pour rendre la ve à ce corps immaculé, elle s'attache à son Fils, comme le lierre aux rameaux du laurier, et, éplorée, elle dit encore : « Mais pourquoi, ô mon âme, cet abattement? ô mon Fils, il n'y a qu'à avoir foi dans vos paroles et dans vos œuvres, témoins de vos paroles : tout ce qui est de votre volonté est possible; et, dans les choses désespérées môme, Jésus ouvre un accès. » Elle parlait encore, lorsque tout à coup je vous ai aperçu.
josepu. Que de choses étonnantes dans ces ré' ils dont tous les détails sont assurés néanmoins! M is silence! car ce n'est pas le moment de rien faire connaître à la Dame qui approche. Silence donc. Emmenez-la le plus tôt possible loin d'ici, et vous tous, n'approchez pas de ces furieux, ne vous tenez lias près d'ici; redoutez leurs mœurs cruelles et leurs instincts sanguinaires.