SCÈNE XXI
LES MEMES
Allez, allez, marchons d'un pas tranquille jusqu'à
la demeure de ceux qui sonl nés d'une femme que préfère Marie, mère de Marc, el où se fera, je pense, rassemblée des disciples. C'est là que nous attendrons la venue du jour désiré...
Mais plulôt allons dans la demeure de mon nouveau fils, de celui que mon Fils unique m'a donné pour fils...
saint jean. Bien. Cela est convenable, et vous n'avez pas parlé contre le bon sens. Dame, il faut s'en aller à l'instant, se rapprocher du tombeau pour toui voir, pour passer patiemment le jour de demain, el pour, selon les ordres, altendre le crépuscule, le brillant crépuscule du troisième jour. Nous viendrons alors sans bruit rendre a voire Fils les honneurs qui lui sonl dus. Allons, allons donc, lappiochons-nous du tombeau, avant que quelque ennemi n'arrive et ne puisse s'emparer de nous. Je vous dirai en quel lieu passer la nuit.
LA MÈRE DE DIEU. O IIIOI) Fils, IIOIIS VOUS la'lSSOUS
seul, nous nous en allons au lieu de la réunion des femmes, dans la maison de ce fils, ô mon Fils, auquel vous m'avez recommandée, parce qu'il faut que nous soyons auprès de votre sépulcre, dans la profondeur des bois.
Joseph. O le plus aimable des hommes, lout mort que vous êtes, vous serez comptés parmi ceux que j'ai le plus aimés. Adieu! C'est donc la dernière fois que je vous oarle.