‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 716 sur 1429 · LE CHOEUR DES VIERGES · texte numérisé non relu

LE CHOEUR DES VIERGES

le choeur. O Roi universel, ô briseur unique des

Roi, n- I2"20, datant du XIV» siècle, on trouve attribuée à Madeleine la prière linalt (vers %'5ô'i â(j '• ; .

PAS

chaînes, o Sauveur, ilélivrcz-n.oi Jt es liens inextricables, ilniii, hélas! ma lâcheté m'a entouré, et dont l'ennemi séilucieur m'a accablé dans son envie, i;ii:iiiiI il m'a vu, par nia loi en vous, et votre si éclatante lionté, délivré de ces fers auparavant indissolubles.

Salut, ô Fils très-bon du Très-Bon, P>oi suprême, qui avez foulé aux pieds le serpent, auteur du mal, et avez triomphé de la mort, ce tout récent ennemi ! Ne me laissez pas accablé encore une fois.

0 Roi! ô Roi immortel! Dieu suprême! Juge absolument juste, venez-vous pour nie juger? Oli! comment vous regarder en cet instant , ô Verbe! De ipieîs yeux fixer votre trône , moi qui ne nie suis montré jamais digue ni du ciel, ni de la terre, ni de votre création?

L'ennemi s'est empare de moi, il m'a plongé dans l'abîme, dans le Tartare, dans l'immense chaos. Ce séducteur terrible, attaché à ma poursuite, m'a atteint; il m'a plongé tout entier dans le» ténèbres de l'enler.

Ayez pitié de moi. Seigneur; tendez-moi la main, soutenez-moi , ne permettez pas que je sois le jouet de ce meurtrier de l'homme.

Je suis xolre image; punissez-moi vous-même, ô Ver! e, frappez moi vous-même, dans votre clémence, mais ne ne laissez pas aller dans la géhenne.

O Rédempteur, nous vous implorons! Nous avons vécu dans l'iniquité, et de corps, et de cœur, et d'esprit; malheureusement, nous avons péché contre \ois, et nous vous avons beaucoup offensé; nous avons eu trop tard l'expérience; nous n'avons rien su au jour qu'il l'eût fallu, et encore n'avons-nous, après ce jour, rien fait selon votre plaisir. Mais nous reconnaissons nos pé. lies : remettez-les-nous. Ah! nous savons que vous u'avez rien de commun avec le^ hommes dans votre colère.

Ayez pitié de moi, ô Sauveur, et ne me livrez pas à la perdition en raison de mes péchés. Car je suis voire lils, et le lils de votre servante, et c'est à cause de moi , ô Verbe, que vous avez subi la mort. Ne m'abandonnez pas à l'ennemi qui s'en réjouirait, châtiez-moi de verges, avec bonté.

Ne repoussez pas, ô Verbe, l'intercession de votre mère, ni de ceux à qui vous avez accordé la grâce de remettre les pèches.

0 Vierge bienheureuse, digne de tous les respects, cl dont on doit suivre le" culte (colendii), ô vous qui habitez les célestes demeures des bienheureux, dépouillée de toute l'impureté humaine, parée du manteau de l'immortalité, et délivrée du poids des ans, dans l'éternité, comme Dieu : être des cieux, soyez propice à mes prières.

Oui, Vierge illustre, écoutez mes paroles. Cet honneur n'appartient qu'à vous, entre tous les humains, co .e mère 'du Verbe, mystère supérieur à

l'entendement de l'homme. C'est fort de Lui, que j'ose vous offrir, ô Dame, une couronne faite dans un pré non foulé et tout éclatante de Heurs, pour tant de bienfaits dont vous avez eu la bonté pour moi. Oh! délivrez-moi de l'infinie variété des maux, des ennemis visibles, et, plus eucore, des invisibles. Faites que la lin de ma vie soit digne du commencement, sous votre bien désiré patronage pendant tome ma vie, avec voire intercession auprès de voire Fils, et enlin parmi les vierges sacrées qui Lui ont plu.

Ne m'abandonnez donc pas aux tourments pour être le jouet de l'ennemi, corrupteur des hommes. Gardez-moi et tirez-moi, et du (eu, et des ténèbres; Mouvez nia jnsiilicatiou dans ma loi et voue grâce. Lu effet, en vous luit pour nous la grâce de Dieu, et

< c même critique la considère comme une invocation du poète lui-même, situ* poeiœ. je crois plutôt que le chœur des vierges prononçait cette invocation linale. r.n effet, c'est ce que prouve évidemment le passage de ceue prjére où la personne qui la récite de-

l'est pour vous qu'en <e temps meule jt lie K-s noeuds d'une hymne eucharistique.

Salul, o jeune fille, ô joie de tous les hommes, ô Vierge-mere, belle par-dessus toutes les vierges, supérieure aux cohortes célestes, maîtresse, reine universelle, charme du genre humain. Vous êtes toujours portée en faveur de vos enfants, cl en Ions lieux vous èles mon plus grand appui. Accnrdez- ■ noi, ma Dame, l'expiation de mes fautes et le salul de mon àme.

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