‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 725 sur 1429 · BER1CH · texte numérisé non relu

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Ça, j'en doy jouer le premier, etc.

« Kl tous les démons de relancer l'âma de Judas de patte en patte...

« Quand tout est consommé, et immédiatement après la conversion du centurion, le manuscrit A présente une scène que l'on chercherait tout aussi vainement dans lo manuscrit B que dans les imprimés. C'est un dialogue entre saint Denys d'Atliènes et Empédocles, relatif aux ténèbres qui couvrent le monde. Saint Denys démontrée Empédocles qu'elles annoncent les souffrances d'un Dieu; Empédocles répond:

L'argnnienl est bon et aclif

El la cause (chose) est assez prouvable (probable).

(A., f° 210, verso.)

« Le prologue final de cette Iroisième journée est composé de vingt-deux vers dans A, et de dix-neuf seulement dans B. Voici les trois vers ajoutés dans A.

Dimanche, avons intencion Une de la résurrection Partie vous soit démontrée. »

(A., f° 221, verso.)

2UATR1ÈME JOURNÉE.

« Celte quatrième journée est parfaitement semblable au mystère imprimé de la résurrection, et par conséquent nous sommes portés à croire que Jean Michel, l'arrangeur des éditions imprimées, a purement et simplement accepté le livret d'Arnoul Gresban. » (Paulin Paris, Les manuscrits françois de, la Bibliothèque du roi; Paris, Teciiener , in-8", 18'i5, t. VI, p. 293-311.)

2° Analyse de M. 0. Leroy.

M. 0. Leroy a cité les vers par où commence le mystère de la Passion, dans le manuscrit de Valencicnncs :

Moy manant (stable) en éternité, Dieu de inallingiblc équité, Je prie ensemble toute chose, Par cinuxion de b >nié.

Lumièie que à mon gre compose Soit faicte en insianl et sans pose.

Spirituelle et corporelle,

Première luisant plus que rose, C'est angélicqne que jalosc, El f.iy loulte intellectuelle...

« Il y a là, dit-il, un mot regrettable... inattingible, qui peut s'appliquera tous les attributs de Dieu, auxquels il n'est pas permis à l'art humain d'atteindre...* (O Leroy,

Etudes sur les mystères; Paris, 1837,in-8% Iulrod., p. xiv.)

« Le vin manque aux noces de Cana. Abia* et d'autres convives s'écrient :

Il n'y a plus de vinez pois,.

Vecy très-mauvaise nouvelle!

— C'est assez pour perdre propos.

— Que dicles-vous? — Point ne le cèle:

e vous le déclaire à deux mois :

Il n'y a plus de vin ez pots.

— Yéey très-mauvaise nouvelle!

— H v faut pourvoir. — Somme toute, On n'en sauroit recouvrer goiine.

Pour l'heure présente. — La feste Sera honteuse et déshonneste,

Et grand scandale en viendra

A IVspouse, dont il sera

A jamais honteuse mémoire.

arias, à Jésus.

Si les gens demandent à boire, Maistrc, que leur pourra-l-on dire?

NOSTRE-DAJIE, à JéstlS.

Mon Fils, la fesle fort s'empire, Et tourne à bonle et à escande Sur l'espoux, qui lui sera grande, Si vous inesme n'y pourvoyés...

« Ailleurs ce sont deux coquins, donl l'un, qui a plus d'un tuur dans son sac, feignant que le froid l'affole, se nomme Claquedent,, et l'autre Babin, mot qui, d'après le diction-. nuire Rouclti, signifie niais, imbécile. Babin, malgré son nom et son air bêle, est plus rusé que Claquedent môme, auquel il persuade de faire l'enragé et de se laisser liéepar lui, pour mieux exciter la compassion. Claquedent, entouré de cordes par Babin, se met à grincer des dénis et à pousser des crislamenlables... Babin... reçoit de l'argent.. Claquedent dit à Babin : « TosI, desloye « vite, délie-moi). » Mais celui-ci voulant profiter, comme Bâton, du mal qu'un autre, Bertrand s'est donné, lui dit :

Attends un peu, j'y advisoye :

T'as ta robc((i' as ion compte), et iny pa rangent,

Je gardera)' tout cest argent

« Aumeurdre ! au voleur! s'écrie le coquin enchainé ; tandis que l'autre s'enfuyant, dit sans doute aux personnes qu'il voit venir de ne pas s'approcher de Venragii:

Ne le touchiez inye; Il vous mordra '

« Enfin on vient au secours de Claquedent,. et comme on lui demande qui l'a mis en cet état, il répond :

Lu laronclicau plein de malfaict.

■ Toul le comique de la scène est résumé.

PAS

dans ce mol : un laroncheau! Un diminutif de larron, mettre dedans un double fripon qui se croyait passé maître I » (P. 178- 180.)

M. O. Leroy cite encore, mais surtout d'après l'édition de Jean Michel de 1186, le dialogue entre la Vierge, âgée de trois ans, et ses parents et tuteurs, les serinons sauvages de saint Jean-Baptiste, la description du boudoir de Madeleine, les imprécations du la mère de Judas, les peintures du purgatoire et de l'enfer.

3° Analyse des frères Parfait.

Les frères Parfait (Histoire du théâtre français, Paris, 15 vol. in-12, 1731, t. 1", p. 75-486 inclusivement) ont donné de l'édition de 1507 du mystère de la Passion l'analyse suivante qui comprend : 1° La Conception, Nativité de la Vierge et Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; 2° la Passion; 3° la Résurrection :

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