IV. Des Aulmôncs de Joachin
« Joachim n'est pas plutôt parti que se présentent sur la scène un pauvre pèlerin et un malade appelé Joas (qui dans la suite se trouve être des descendants de David) L'un et l'autre ne sont occupés que des moyens de pouvoir subsister; et comme Joas connaît les deux bergers de Joachim, il les va trouver dès qu'il les aperçoit.
A Joas ! estes vous malade,?
Que vous avez la couleur fade !
Comment, estes vous degousté?
lui demande Achin. Joas lui apprend qu'il est réduit h la nécessité de mendier son pain. Sur cela Achin et Melchy lui enseignent la maison de Joachim, dont ils lui disent les bonnes intentions. Ce pauvre malade suit ce conseil et trouve Joachim, qui lui fait quelques aumônes. Le pèierin qui par hasard a vu en passant par là cette charité, s'adresse h Joachim à son tour. Ses espérances ne sont point trompées. Ensuite l'auteur, pour instruire le spectateur des aumônes de Joachim, fait paraître Abias, qui, chargé du tiers du revenu de son cousin, va le remettre au grand prêtre; pendant qu'il y va, se présente a la porte du temple ce grand prêlre appelé Ysacar et surnommé Ruben, qui se plaint fort de la misère du temps et du peu de dévotion du peuple, ce qu'il témoigne assez par ces paroles aussi bien que le dessein qu'il a de ne pas s'oublier.
rcben, Preslrc ir.cijnt.
Si n'estoye bien en langaige, Le Temple ne vauldroil pas tant Qu'il vault aujourd'hui; et pourtant Il faut qu'il y ail preslres saiges, Qui pourchassent leur advanlaiges, Car les gens sont de dures lestes :
El sy ce n'esl au jour des lestes A peine viennent en ce Temple.
(255) Epouvanter.
TAS
PAS
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Parquoi force est que je contemple A faire valoir ce sainct lie», Eilidié au nom de Dieu :
Supposé quej'aye acquesl, El que je face mon pacijuet.
Chacun vil de ce qu'il scet faire, Doul requis el est nécessaire De blasonner aucune foys.
« Abias, chargé des présents que nous venons de dire, le surprend dans celle pensée; Ruben le remercie el lui souhaite toute prospérité. Comme il le connaît nonnéle homme, il lui apprend les désordres qu'avaient commis les soldats d'Hérode en brûlant les livres des prophètes; Abias sort fort triste de cette nouvelle. »