A.BIAS
liénignement En soit loué Dieu nostre l'ère.
« Quel nom lui faut-il donner? » dit Arbapanter à Marie. — « Celui de Jésus, » répond-elle.— <i Soit, répliquent-ils, et que « Dieu veuille qu'il soit notre Sauveur, « comme ce nom le porte. »
« Lorsque les rois sont arrivés à Jérusalem, ils s'adressent à Zorobabel, Naasson et Manassés , pour leur demander ce qu'ils veulent savoir.
(Icy s'en vont les troys personnaiges en leurs sièges.)
« Ces Juifs, pour faire leur cour à Hérode, se déterminent à lui amener ces princes.
(280) Dans ce mystère, d'un côlé du théâtre se passe la circoncision, et de l'autre les irois rois Cherchent le nouveau roi des Juifs : cela mérite at-
llcy s'en vunt devers Hérode. nota. Que ces trois Juifz vont parler à Hérode, et demeurent les lio;js arrière.)
BIANASSES.
Trois Roys demandent à vous parler Ils sont des royauhnes divers.
De Sa ha, Arabe, et de Tarse.
« Qu'on les fasse entrer, » dit Hérode: ils entrent, et Hérode, qui paraît suivi de toute sa cour, leur fait présenter des sièges.
(le y se seycnl près de Hérode.) « Ces rois, après quelques civilités assez mal digérées, font à Hérode la même demande qu'ils viennent de faire aux trois Juifs. Hérode en est fort surpris et ne sait à quoi tend ce discours.
HÉRODE
Contes, Chevaliers, et Seigneurs, Escoutez cy, quel dyablerie?
« Quoi donc? ajoute-t-il, n'est-ce pas moi « qui suis le roi des Juifs, sous la protection a du puissant empereur de Home? »
JASPVR.
Noos ne voulons pas aller contre , Mais du fait tant cuider savons Que ecluy Roy que nous quérons Est plus gram que vous, est plus fort.
« Cette réponse rend Hérode tout à fait interdit: il s'imagine que ces princes ont perdu la raison.
HÉRODE
Seigneurs; escoutez, quel erreur?
Quel perle ! quel couniux ! quel raige! C'est le plus dangereux langaige, Le plus fter, le plus despaisanl.
Que oneques oùys, et plus cuisant.
Que dicles-vous de leur blazon ?
ajoute-t-il en s'adressant aux seigneurs de sa cour. « Seigneur, » répond Zorobabel, en voulant l'apaiser :
fi ne faut pas tel ducil mener; Qui trop de courroux en soy prent, Nature et raison l'en reprenl :
Et comme Calhon nous afferme, Y're qui excède hors terme Empesche fort l'entendement.
<« Ensuite il lui explique comme tout se peut concilier, attendu que ce roi que les Mages demandent est apparemment le Chi islus, qui, selon le prophète Michéas, doit naître à Bethléem. Hérode se rend à ces raisons, et, après quelques politesses, il apprend des rois le sujet de leur voyage, ce qui fait qu'il les prie, à leur retour, de revenir lui dire ce qu'ils auront vu.
(L'Esloitle marche.)
« Jaspar, Melchior et Balthasar, voyant reparaître leur étoile, en ressentent une extrême joie, et la suivent jusqu'à ce qu'elle s'arrête sur le logis où est Jésus.
tention, et fait connaître l'étendue du lieu où se frisaient ces représentations. Nous en parlerons plus amplement dans la suite.
PAS