‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 77 sur 1429 · SCÈNE XLIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XLIII

AMIS ET AMILLE.

amille. Mon cher ami, dites-moi la vérité (nous ne sommes ici que nous deux) : je vous vois bien malade de la lèpre, vous n'avez plus ni beauté ni couleur ; et vous devez beaucoup souffrir. N'est-il rien pour combattre votre mal et vous guérir?

amis. Sire, soyez moins impatient de l'apprendre; car il n'est, j'ose bien le dire , qu'un moyen de me guérir et il esl si terrible qu'en vérité je redoute fort devons l'apprendre.

amille. Cher compagnon , je vous somme par la foi que vous nie portez, de me révéler sur-le-champ le remède efficace contre votre mal ; je vous en prie.

amis. Sire, soit donc faite votre volonté , bien malgré moi ! ponr avoir une guérison complète, il faut laver mon corps du sang des deux fils que vous avez vivants; autrement je ne puis d'aucune autre manière recouvrer la santé, quelque chose que l'on puisse pratiquer ou faire sur moi.

amili.e. Mon très-cher et bon ami, vous demandez une chose bien grave , et sur laquelle il faudrait à tout autre de longues réflexions ; mais moi, si véritablement vous ne pouvez autrement guérir, je les tuerai sur l'heure pour l'amour de vous, el vous en apporterai le sar.g : attendez moi ici.

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