SABINE
Que vous plaisl-il, ma Maistressc?
Je me esbaloye ung petiot.
MEDUSA.
Apprestes moy le Chariot
Pour apprendre à aller Monsieur.
« Elle ordonne ensuite à Sabine de promener le petit prince. Sabine lui obéit. Sur ces entrefaites, arrivent les bourreaux, qui se vantent de leurs prouesses: « Depuis un « mois, dit Arfrappart, il faut que j'aie tué b plus de deux mille enfants. — Pour moi, « répond Narinart, j'ai cassé la cervelle à « plus de trois milliers. —Eh ! ne vous van- « lez pas lant, dit l'un des autres, voilà un « enfant qui passe devant vos yeux, et vous « le laissez vivre?- Il est vrai, répond un « autre. » Aussitôt ils courrent après le nourrisson de Médusa et l'assomment.
si; ii >i.
Ha! fauta munir, ers qu'avez \ons fait?
Occis avez vilainement
(28o) La troupe.
PAS
PAS
Le Filz d'Hérode proprement.
Quelle horreur vous est ad venu?
« Médusa court promptement dire à Hérode ce qui vient d'arriver. Ce prince en parait un peu fâché. Pour le consoler, arrivent ses satellites, qui, glorieux deleur belle expédition, en viennent demander la récompense.
ARFIUPPART.
Je ne sçay Ville ne Cité
Par tout Beihléen contenue
Qui n'ait plouré noslre venue, etc.
« Hérode leur dit que, quoiqu'ils aient enveloppé son propre fils dans le massacre, néanmoins il leur pardonne, pourvu qu'ils n'aient point laissé échapper « Clirislus.» — « Cela n'est pas possible, dit Adrascus, puis- « qu'ils ont tué tous les mâles. »