ZOROBABEL
Fonde deu\ arminiens liien fors :
Le premier, si bien' m'en recors (290) Ksi qu'un II \ lanl plus granl maislre Et tant doit plus noblement naisire?
Je miiis nye cesle majeur, Et vueil dire, sauf voslre honneur, Qu'il n'est point de nécessité.
Que cecy suit pour vérité, Prenons Romuluset Réunis, Qui .1 lel loz furent promeuz Que d'estre premiers fondateurs, De Homme, el liaulx Inipéiatiurs, El ■ 1 1 1 i tant de proësses firent, Touiesfois simplement naquirent D'une fille, qui les conçeul :
Oncques leur père seeti ne fust,
(290) Ressouviens.
(291) Possession.
Mais pour iceulx mieulx renommer,
liiz de Mars se Nient nommer.
Plusieurs en prendroye à garant,
Comme d'Alexandre le grant,
Oui Uni tout le monde en possesse (201),
Ei louiesfois quant a noblesse,
Il fut d'un" bien petit lloy né;
Encore l'ont aucuns répugné,
Ij a dit maint recitaieur.
Qu'il estoil (ilz d'ung enchanteur.
Et dont pas nécessité nesse
Que Cliristii!, si Iniulleiiieiit naisse? etc. »
« Jésus arrivé, et, sans se nommer, il
■ es fait ressouvenir de ce qui est anivé il y a douze ans; et leur ayant demandé quels sont les signes par lesquels on peut reconnaître le Christ, il les oblige à convenir que ce Christ est déjà né. Nathan, qui est endormi , ou qui songe à aulre chose , s'écrie :
El faielez taire ce garçon ; Son parler ne nous sert de rien.
« Non, non, dit Zorobabel, il parle très- « juste. — Comment, répond Nathan, el de « quoi s'agit-il donc? je n'y avais pas fait « attention. » Zorobabel lui apprend que ce jeune entant veut leur prouver que, puisque le Christ ne doit point avoir de père, il n a que faire de naître sur le trône. Le bon vieillard Gamaliel est si charmé de l'éloquence de Jésus, qu'il en témoigne une grande satisfaction.
El deà, velà trop geniil filz; Comment porte il sèche (29-2) parolle!
S'il est maintenant à l'Escolle Il sera homme de liault fait.
« Que veut dire Christus? » dil Roboam a
Zorobabel.