MANASSÈS
Il n'y a poinl de \in cz polz, Vécy tiès-maulvaise nouvelle.
« Que dites - vous ? » dit Arclntricliit étonné. « Qu'il n'y a plus de vin ez polz, « répond Manassès. »
Vecy très-maulvaise nouvelle, réplique le maître (l'hôtel, qui ajoute en se levant de table :
Je ne puis le cas bien entendre, Il y faut pourvoir.
Somme tonte
dit Sophonias,
On n'en sçauroil recouvrer goutte Pour l'eure présente.
« Pendant ces contestalions , Notre-Dame qui s'aperçoit de ce manque de vin, le dit à Jésus, qui ordonne de remplir d'eau des Ydries de pierres.
Puisque le Vin des nopees fault, 11 faut de l'Eauë comme vous dites,
dit bonnement Manassès.
Nous parfourniron Plus d'Eauë que nous n'en beuron, Ja ne pense mouliermes dens,
continue-t-il.
(Icy emplenl de l'eau les Vaisseaux de terre, qui seront de renc sur une selle haute.)
« A présent,» dit Manassès,
Ne plaignes pas nos peines, Commandés, nous ne fauldron pas.
« Jésus fait le signe de la croix sur ces vases, puis commande de porter de ce vin a Archilriclin.
SOPUONIAS.
Je suis seur quant il en benra Qu'il n'aura du résidu cure.
Car ce n'est que eauë toute pure Dont avons empliî les vaisseaux.
Je croy que tels frianz museaux Comme nous n'y feront pas presse.
« Manassès porte du vin de ces Ydries a Archilriclin, qui, le trouvant excellent, fait venir l'épousé, qui est saint Jean, et lui reproche que contre la coutume ordinaire, il avait fait servir le meilleur vin à la lin du repas. Ce vin est trouvé si exquis, que ce miracle jette un étonnement sans égal dans l'esprit de toute l'assemblée; Sophonias ne peut s'empêcher de le publier hautement, et Abias entre autres en demeure tout extasié
ABÏAS.
Si sçavoye faire ce qu'il fail.
Toute la mer de Galilée Seroit en huyt en vin muée ; Et jamais sur terre n'anroit Goutte d'Eauë, ne plouveroit Hien du Ciel que tout ne fut vin.
« Le repas uni» ils se lièvent el dyrent. « grâces Cantemus, elc, puisse tire Jésusà « part des autres, et prend saint Jehan par « iamain», et lui conseille de garder sa virginité. Non-seulement saint Jean suit cet avis, mais il s'offre à l'accompagner. Il est bon de remarquer en passant que l'auteur de ce mystère ayant déjà parlé de la vocation de saint Jean, frère du grand saint Jacques, et comme lui fils de Zt?bédée, en fait deux personnes, l'un apûlre, l'autre évanij,élisle. Au reste, ce n'est pas la seule ineptie qui se trouve dans le cours de cet ouvrage, comme on l'a déjà vu, et qu'on le verra dans la suite : des auteurs plus graves et plus respectables que le noire sont do
PAS
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infime que lui tombés dans des fautes aussi grossières.
« Ensuite Jésus quitte Noire-Dame, pour aller en Judée achever sa mission. »
(Icy demeure Noslre-Dame avec Gabriel, et Jésus et ses Aiiostres s'en vont en Jérusalem : et en allant fait Jésus un fouet de cordes pour jecler les Marchands hors du Temple.)