JACQUEMART
ESGLANTIN'E.
hérodiaS.
RIFFI.AIIT.
OOUAS.
TEMPLATOR.
« La Passion proprement dite commence au fol. 113. Jésus, nommé simplement Deus, proche les Juifs et choisit d'abord ses disciples. — Mais il semble qu'entre les feuillets 114 et 115 il y ait une lacune. Dans le mystère figurent tous les apôtres, et tous les prêtres et princes des prêtres. Les saintes femmes, les perclus guéris par miracle. — Magdeleine,— Apolhecarius.
« 11 nous suffit de dire que ce mystère
J65) C'est un petit in-i% contenant soixante-un feuillets, ou cent vingt-deux pages à deux colonnes , qui peut comprendre environ dix mille vers.
(66) Suivant la tradition vulgaire, ce fut en Ethiopie que saint Matthieu vainquit les deux magiciens Zaroès et Arphaxat; ces deux enchanteurs ne périrent ooint ici, comme le dit notre auteur; ils passé-
n'a rien de commun avec le travail que nous nous sommes crus en droit d'attribuer à Arnoul Gréban.
« Fol. 269 verso. Explicit passio Dotnini Nostri Jesu Christi, et ressurreclio ejus, et plura alia documenta leQis. » ( Voy. Passion,
ANDRIEU (Les jeux demonsiecr Saint).
— En 1458, à Abbeville, furent joués les jeux de Monsieur Saint- Andrieu (André). [Cf. F.-C. Louandre, Hisl. d' Abbeville: Abbeville, 1834, in-8°, p.238.]
ANDRY (Saint). — On ne connaît point de manuscrit de la Vie et mystère de saint Andry.
Il en existe une édition qui fixe avec suffisamment de certitude la date de ce drame à la première moitié du xvi* siècle; c'est un petit in-4°, contenant 61 feuillets ou 122 pages, à deuxcolonnes, qui peut comprendre environ dix mille vers, imprimé à Paris, chez Pierre Sergent.
Les frères Parfait, dans leur Histoire du Théâtre Français (Paris, 1745, il) J2, t. III, p. 27-34), en ont donné l'analyse quB nous reproduisons ci-dessous. De Beauchamps (Recherches sur les théâtres, Paris, 1755, 5 vol., t, I, p. 224), et la Bibliothèque du Théâtre Français (Dresde, Mich. C-roell, 1768, in-8% 3 vol., 1. 1, p. 2), attribuée au duc de La Vallière, ont mentionné le Saint Andry.
Voici l'analyse des frères Parfait :
MÏSTÈnE DE SAINCT ANDRY.
S'ensuyt la Vie et Mystère de sainct Andry , nouvellement composée, el imprimée à Paris : à 86 personnages, dont les noms s'ensuyvent , etc.. Ci finist la Vie et Mystère de Monseigneur sainct Andry, nouvellement imprimée à Paris, par Pierre Sergent, libraire, demeurant en la rue Neufve Noslre- Dame, à l'enseigne de sainct Nicolas (65). « Ce mystère commence de la même manière que celui de saint Pierre et de saint saint Paul. Le Sauveur, après avoir assemblé ses apôtres, et fait plusieurs miracles, envoie saint iMatthieu, pour confondre deux fameux enchanteurs, qui, bien loin de se rendre à ses discours, paraissent fort étonnés de sa conversion.
zaroe's enchanteur, à son frère Arphaxat.
Haro ! frère, j'ay grande envye, De Matthieu, qui est converty, A ung prophète si hardy Qu'il n'a pas vestu vaillant maille.
« Leur obstination oblige l'apôtre à les livrer au pouvoir des malins esprits. Huet et Burgibus, obéissant à ce commandement, sautent au cou des deux magiciens et les étranglent (66). Saint Matthieu pisse ensuite à Margondie, où il est jeté dans une étroite
rent à Babylone, et servirent par leur défaite, à illustrer le triomphe des apôtres saint Simon et saint Jude. Voyez Abdias, livre vi de son Histoire des Apôtres, et Vincent de Beauvais, Miroir historial, liv. xi, chapitres 78, 79 et 80. Les Gréhans ont été plu? exacts, comme on le peut voir au mystère des Actes des Apôtres.