TRAVAUX DITS EUIDITS DE LA RENAISSANCE
A cédé de l'œuvre spontanée, sont nés des travaux érudits (t des pantomimes qui ne méritent pas moins d'attention. Parmi eux il faut compter :
Le Mystère de la Passion, conservé dans !e manuscrit de la Biblio'.bèoue Sainte-Geneviève, à Paris.
Il date du sV sièciC.
La Bibliothèque du théâtre françois, ouvrage attribué au duc de laVallière (Dresde, 1768, in-8°, 3 vol., 1. 1", p. 36] l'a mentionné pour la première fois.
Il a été publié par M. Achille Jubinal, dans les Mystères inédits du xvc siècle. (Paris, 1837,"in-8°, 2 vol., t. II, p. 133-312.)
(577) Eu manuscrit en lettres lombardiqnes de la bibliothèque Barberine, n° 1855, contient la trace d'un ril dramatisé delà Passion. A Leipsick, chaque personnage étaiijoué par un acteur différent ; dans d'autres localités, il y avait un chœur de Juifs. (Cf. Grif.siubeiu L'eber die Osterseqnem, p. il , M. Edelestand DiMi.r.iL, Origines latines d u théâtre moderne ; Paris, 1849, in-8", p. il.)
Dans un manuscrit du xiv« siècle de la Bibliothèque mazarine, no 210'. le récitatif de la Passion csl précédé d'un C en encre rouge (Clerus); la partie des Juifs, de Pilale et de Judas y est marquée par un S {subdiaconus); el le rôle du Christ est marqué par une croix.
— La Passion fut jouée a Péronne en 1491, le jour du gr.md vendredi (Cf. Lafons-Melicocq. Annales archéologiques, t. MU, p. 100) ; à Amhoise, en 1307, dans l'église Saint-Thomas (Cf. Cartier, Mem. de la Soc. des anl. de l'Ouest, ISil, p. 240-247.)
On connaît eu langue bretonne une Passion qui daie au moins du xive siècle, dont les exemplaires imprimés sont de la plus grande rareté. Eu \oici le tilr : Les mgsteresde ta Passion el de la Résurrection âe Jésut-Chrisl, 'du (repos de la Sainte Xierqe cl de la pie di l'homme, imprimes à Paris chez Qaif.erere, rue de la Rùclicric, 1530.
— Un manuscrit du xme siècle de la Bibliothèque île Munich contient une Passion publiée par Docen, «p. AritTiN. Beitragen zur Lilteratur und qcschirlite, l. Vil, p. 297. Hoffmann, Fundgruben. , l. 11. p. 245
On peut remarquer, non sans quelque étonneinent, l'analogie, lointaine sans Joule, (Je ce mystère avec la Passion de saint Grégoire de Nazianze. Les amateurs de vieilles choses n'y trouveront fias non plus, sans plaisir, l'énumération des objets qui, au xv" siècle, remplissaient la balle d'un marchand ambulant de soieries, et les rayons nombreux de la boutique d'un épicier. — Ycy Sainte-Geneviève {Manuscrit de.)
1° Le prologue nous donne un rapide exposé do la vie entière de Noire-Seigneur Jésus-Christ.
2 Jésus, sous le nom de Dieu dans tout 19 cours de la pièce, est rencontré de Marie- Madeleine qui le cherche, et à qui il remet ses péchés. Madeleine chante :
Dieu le tout puissans, De toul bien cognoissans, M'a, pour 1 petit don.
Rendu granl guerredon; Bien me doy louer de lu y Doublement désert (378) à eclley ijui le sert ci qui l'omteurc!
3' Lazare m utT; il est ressuscité, Jésus est ému :