MEC
Je pleure Parce que je scay bien de voir '579 (jifciicnr le convient recevoir La mon (pic lu as j:'i soufferte; Sv aras peine sans déserte (580) De souffrir mort c'est date chose!
fc* Jésus entre dans Jérusalem
IX îT.EMir.p enfant d'israel chaule sus : ctoniA IMS.
ïu viens cv au nom de Dieu, se savons : Tu soie* le bien venu?.
Nul ne pnet eslre maintenus Sans loy. Sire. Sauve-nous.
5 Les princes des prêtres séduisent Judas.
SeilMFXLER, Cnrmina burina , p. 8S. Ficharda publié dans les b'ranckfuriiscliarclnv. t. III, p. 13;, un mystère de la Passion ; Moue, dans ses AlttevlKhe Sihauspiele, p 142, donne le :e\ic d'une autre Passion intitulée Ludns uiHis. — En Angleterre, le protestant Baies avait écrit une Passion of Christ; Scr. illustre. Uagnae Brilaïui. Jo. Bale, p. 702.) — Eu 1245, fit (alla la rappresenlazione delta passiàne e resurrecione di Christ o netpra delta ralte {Cf. calalogo de' podesta di Padova, dans Moratori, Script, rer. ital. I. VIII, p- 3Go). Il y eut une Passion en latin (!( Bernardo Campagna (Cf. Maffeï, Verona illustrala, p. ii, p. 202) ; Tommaso Diprato et ïreviso en rimèrent aussi en vers virgilicns. (Cf. RrjTfi, l.esçhiclne der iïalienischen Poésie, l. il, p. 100.) Enfin on cite encore, en Italie, sur ce vaste sujet de la Passion, le drame composé vers le milieu du xv' siècle par Ciuliano Dali, Bernardo di Mastro Antonio et Mariano Panicappo, intitulé : La reppresenlaiione delnostro signor Gesu Crisio, la guale si rappreseiita net colliseo di llomu, il Vernerdi san'.o, cou la sauta Resurrezione isloriata.
— Dans le Crilicon de M.G.iUtirdo, p. 25 el suiv., on lrou\e une Représentation de ta Passion, dalée des rentières années du xvi« siècle; ce draine était de ,ucaz Ferhandez ; Juan de la Encina écrivit aussi une Egloga de la Pasion,
(578) Est mile.
(379) En vérité.
(380 Profil.
m. PAS DICTIONNAIRE DE* MYSTERES. PAS 824-,
Pinceguerre se charge de prendre Jésus; Eu chantant, die:
il assemble Baudin, Massé, Mahpiiu, etc. Beau flls je doy bien forcener
C* Jésus commande la PAque; Lmlre fait 11 n'est nulz «jui me conforinst :
le récit des ix tourments des aines dans Bien voudroie h mort m'emportas»,
l'enfer, qu'il a visité : A" cuer grant angoesse me pouil...
Or est bien du loul abessez
Le premier est de feu ardant Le soûlas que vous me faisiez
(Jui tout le corps leur va lardant; Quanl en la bourbe n e besiez
' convoitise. Par doulccur pleine d'amitié...
On seront .... -,A. i i n ■ ■ «
Ils sont en feu et puis ci. «lace \l Aussitôt après la Passion apparaisse^*
froide mallice Sainte Egltze et VwlleLoy, ou Synagogue, dis >
Le tiers tournant est de vermine : culant ensemble : Vielle Loij so déclare vain- Cil qui ont peebié par lieine C'iO.
Ont compaignie (!<• couleuvres synagogue. kl cil qui ont l'ail les œuvres
D'envie Je me rens vaincue ; or pourras
Le dragon les runge souvent Désormais régner par tous règne
Les cuers cl toutes lez entrailles; Chevauche a bandon et règnes
L« crapoul leur peut ans oreilles. ' ;v",Hl1 ; PIdS ,,e m ose vanler-
0» quart, ils ont irop granl lueur... t2* Pilate accorde à Joseph le corps de
Owqutnt, nul dyablesles hâtent... résus. Joseph veut acheter d'un mercier col-
itoKsV^enXune. P^^ur paisanl « beauli draps neuf soye. . Cil qui le bien [tour le mal laissent
En celle obscurlé luit abaissent. mercier.
Ou vu. tourment ils lisent : J':«y soye rouge, Indes et Perses,
Les peebiés l'un l'autre devisent... J'ay soie noire, soies Mues
C'est pour ce qu'ils ne confessèrent... Plus blanche que n'est (leur d'espines.
Eu le vin. voient lez diables... J'ay heaulx poilles setir argenicz
Nevontpas[ceuxqui]aumouslierorer(381) A teilles d'or par niy plantez;
Ainçois ne cessent de plorer... Draps vers de soye à or berniez
Le ix lil Sy ay de plusieurs sendel ,
. . . Tourmente sont de la poigne Soye vermeille et puis moire
De tous les inaulx qu'en lùifer sont... Kl ay soye qui est dorée.
Encore y a une autre cslage J'ay bougueren eleslainines,
Qui est dessus celui ombrage, J'ay bources faites de euvres Unes,
Là est le feu du Purgatoire:.. J'ay saintures et gibecières
,-,, , . t <■ , nl. Courroves de diverses manières,
t Au Jardin des Olives. Pourpres, samis tressiers ei guindés,
m ange citante sus : ëteune. Voillcs noirs et rouges et Indes,
„., , ,. . . . C.oelfe-; a or bonnes et riches
Fils de Dieu je le vien conforter... Queirvrecbiez, crêpez et afiehes,
. Rien ne double ne peut ne granl, Espinglesd'a.geutsoiorées
Va a la mort Ion corps souffrir... Grosses courroyes «l'argent dorées,
Judas livre Jésus à Pinceguerre et à ses Cliapiaus apellez et couronnes
hommes El pierres précieuses H bonnes
Wo c D"j . , Noires et vers et rouges sarge»,
a s. 1 lerre rente Jésus: Couverloers de seiidal bien ku-ges.
lv iiéasse. J'ay paille de divers ouvrages :
, , . Pourlrail sont à besles sauvages
A celle barbe blanchuiasse. Qui semblent bon et liépart;
Musars, que quiers en cesle place ? Ll en ay encora t|..„|lR. m
N'cs-tu des disciples ce maislre? J)e riches f.,is „olnx.||c;llonl
smmct pierre. 0"' S0ILt pourlrail mesmement.
...... . ... De blanches el.de rouges roses
Par ccllui Dieu qui me fistneslre, Q , , • |e ^ nlll,w
?xe cognoiz ecluy que nie dictes. jfoil|es ^ c£UTOyes à pei |cs,
Les Princes des prêtres interrogent le Draps, à papegauls et à merles.
Sauveur, les soldats en font risée et le frap- | c Christ est enseveli. Les gardes s'empa
pent. vent du sépulcre ; après mille vanleries, à la
9° Judas se repeint : vlU! clos anges, ils ne songent plus qu'à fuir
Au diable je me vois donner 13" Satan s'enferme dans l'enfer. Jésus
Quant mon malsire ay ainssy grevez... frappe aux portes. David, Isaie, suint Jean-
Quant j'ay osé mon Seigneur vendre Raplisle s'écrient de joie. Jésus emmène
Sans remède je me vois pendre. Adam et Kve.
Diables, prenez mon esperit. n« Marie-Madeleine, Marie Jacobi, Mario 10" Hérode et Pilate se renvoient Jésus; la falomé vont chez l'épicier acheter des parfemme de Pilate intercède en vain pour le lu'"s : celui-ci, comme le mercier.fatt I énu- Seigneur, Pilate le livre aux Juifs. Les bour- méralion de ses marchandises : reaux s'en emparent, la dernière scène de l'espicier. la Passion commence. La mère de Dieu, J'ay poivre, gingembre et canelle,
(381) Prier à l'église
PAS
Poudre de safran bien nouvelle Nois imiguelles, pomes gainâtes liiioUle, eitonal el dates, Garingat, folion, peuiies, Cuhèbes, r:isis, nois eonlilles; J'.iy gingenbianl el pignolat, J'.iy trop lion sucre violât, J'ay grosse el grêle dragic De gironlUe el d'anis glagie, Poivre loue, eomiuin, reguelicev Amendes, ris el verdegriee; J'aj gruel c'on n'a pas pillé, Colon bain, colon lillé; J'ai sire jaune et sire vierge
J'ay du perein llassidoine ; Je iinernye bien d'un siroine; J'ay bon randil gros el brisé là graine de paradis é Sucre dur pour faire claré, Gingembre blanc, conlil paré; J'ay poudre pour bon pignemeiil faire.
El ay séens bon laicluairc ; J'ay pondre de sncie à cassons El alun plus cler que glassous J'ay encens gales baie noire Que je acheta} en cesie Caire, El ay de bon mugueliet Ojii en cesle botte cy est; J'ay blanc de flour el roige mine El aultre anpienele fine ; J'ay vermeilliin el teinture Inde, Figues el raisin de Corinde; J'ay yaue rose el oille d'olive...
J'ay brésil, miel el errement, Ll de quoy on l'ail oignenieiil ; Plusieurs herbes, bonnes espices...
En ces ni boestes qui sont close».
C'est oigneinenl moult précieux Qui est muuli bon el glorieux A plaies gai ir el blessures, A gens malades et coupures, A des-douloir ceulz qui se deuleni, Se bien oingdre le corps se veullenl : l'ait esl de mine el d'aloé.
15° La scène antique des offices figurés de lit Résurrection se renouvelle. Siiinl .Michel et les anges apprennent aux trois .Marie que le Seig'ieur esl ressuscité. Jésus ruèuie leur apparaît, et elles annoncent aux disciples que leur divin Maître les attend en Galilée. Les disciples partent « droit sans arrester. »
Un centurion clôt le tiiyslère par ces paroles :
Vous devez bien luit appresler Voss cuers vers Dieu qui délivranc Vous a faicle par sa puissance Nous eslion luit mal bailly :
Diex ne nous a pas défait ly.
Par sa mort a d'enfer getlé Ses amis, c'esl bien vérité.
Prions ly luit que par sa grâce De nos méfiais pardon nous face...
Sy vousdiray que nous fiions :
'luit a une vois chanterons De cuer : Te Ueum laudanuu Et puis le Benedicamus.
Amen.
(Explicit.)
La Bibliothèque du théâtre françois , ouvrage attribué au duc de La Vallière,
Sîl 117,1
i Dresde, 1768, iu-8" 3 vol., t. I", p. donne deux titres différents du mystère. 1 1 li i suit :
Le premier est celui d'un manuscrit infol., sur vélin, de la première moitié du xvi' siècle, il est ainsi conçu :
Moralité et figure sur la Passion de Notre-
Seigneur Jésus-Christ, par personnages
bien dévotes.
Le second e=t celui d'une édition de ce manuscrit :
Mystère, moralité et figure de la Passion de
Notre -Seigneur Jésus - Christ , nommée:
QIOD SECL'NDL'M LEGEM DEBET MORI, à XI
personnages. Lyon Benoit Rigaud, in-b". Vers 1600. J
Suit l'analyse du mystère r
« Dévotion explique le sujet dans un prologue. Nature humaine, chargée d'iniirmi lés, se plaint de son sort malheureux au Roi Souverain, qui lui dit que son étal ne peut être changé si Y Innocent n'est mis à mort eu laveur d'elle; et si elle ne se lave dans son sang. Nature cherche et trouve Dame Débonnaire, et lui demande la mort de son lils V Innocent. Révoltée de cette proposition, la Dame va avec Nature chez le Juge Noé.Le patriarche les ayant enti ndues, donne gain de cause à Nature. La Dame appelle de la sentence devant Moïse, qui confirme l'arrêt. Nouvel appel de ce jugement à la Cour Souveraine, ou au Parlement ; saint Jean et saint Siméon, présidents de ce tribunal, décident comme Moïse el Noé. II ne reste plus à la Dame Débonnaire que le Roi Souverain, auprès duquel elle va demander justice et grâce. Le Roi prononce que l'Innocent doit mourir, pour purger la nature humaine. Lu conséquence, celle-ci invite Envie Juduique et Gentil Trucidateur di? se saisir du {'Innocent, à qui on fait souffrir les tourments décrits dans l'Évangile. Dévotion ferme le spectacle par un sermon aux assistants.
Le corps s'en va, mais le cœur vous demeure... VoiJ. QCOD SECL'NDL'M LEGEM.
^Pantomimes.)
La Passion a été, à la fin du moyen-âge, le sujet de pantomimes que citent les vieux historiens. Jean de Troyes (Chronique de Louis XI ) rapporte qu'on la jouait « par personnages sans parler r en 1461, à l'entrée de Louis XI; elle fut représentée encore en 1484, à l'entrée de Charles VIII (Cérémonial françois, p. 214) et en laOi à l'entrée de la reine Anne de Bretagne. (Registres de l'Hôtel de ville.)
On lit dans le Recueil des offices de France par Jean Chenu, qu'à l'entrée du roi Charles VII à Paris, le 12 novembre 1437, « devant la Trinité estoit un grand théâtre sur lequel estoient représentez les mystères de la Passion et Judas faisant sa trahison ; ains représenloient ces mystères par gestes seulement. »
«( Devant le Sépmcre était un autre théâtre
l'Ali
DICTIONNAIRE DLS MYSTERES
où furent représentées l;i Résurrection du Sauveur et son Apparition ù la Magilelaine... (:>8l*). »
PAUL (Conversion di: Saint). — Le mystère de saint Paul date du xr siècle; il nous a été conservé dans le précieux recueil de mystères du xm' siècle, dont nous avons donné ia description et l'hisloiresouslelitre de manuscrit de Saint-Benoit sur Loire. — Voy. Saint-Benoît-sur-Loire [Manusc. de).
Dans son cours professé à la Faculté des lettres en 1835, M, Magnin, examinant le Suint Paul, le considéra comme très-probablement destiné ù être représenté aux ordinations ou prises d'habit. [Voy. Jour», (/en. de l'Jnstruc. p'ubl., 13 septembre 1835, 2e semestre, vT art., p. 478. )
M. Wright, en Angleterre, l'a rapproché du mystère du môme nom édité par les soins de M. A. Jubinal (Mystères inédits du W siècle; Paris, 1837, 2 vol. iu-8°.)