‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 920 sur 1429 · IJ'O · texte numérisé non relu

IJ'O

REDEMPTION \La). — En 1833, dans son, cours professé à la Faculté, M. Magnin, s'il est permis toutefois «le s'en rapporter ans cumples-reudus du Journal gênerai de l'instruction publique, fort incomplets et trèssouvent inexacts, aurait signalé, sous le tilre de Mystère de la Rédemption, le.s m\ stères de l'a Justice attribués à Guillaume Hermann ou à Etienne Langlon. (Cf. Journal général de l'instruction publique, 18 oot. 1833, 2" semestre, viiic art., p. 539.) — Voy. Justice.

REINE (Saisie). — On lit dans leMercwrt

u manuscrit des Miracle»

volume, f° 09. (Bibl, iuip.

linieuse est tiré

de NostreDame, 1

n° 7208 k\ et 4B , Il y est intitulé :

Miracle de N. D. d'une monie qui laissa son abbaye pour s'en aller arec un chevalier qui l'espousa, et depuis qu'ils avaient eu de beaux enfants, N. D. s'apparut à elle, dont elle retourna en s'abbaie et le chevalier se rendit moine.

On sait que le manuscrit d'où cette pièce est tirée en contient quarante, et date du xiV siècle.

Elle est encore inédite.

Nous en donnons l'analyse très-succinctc, en partie empruntée à M. 0. Leroy.

Séduite par un chevalier, neveu de son abbesse, une jeune nonne consent à fuir le couvent. Elle se lève la nuit, mais il faut traverser la chapelle de Marie, et elle ne l'ose sans s'agenouiller aux pieds de la statue de la Vierge. Elle prie donc, puis se lève pour sortir, mais au seuil môme est la statue,

. . . Droit, an travers de cesi liuis.

Impossible de franchir l'obstacle; la

gieuse rentre dans son dortoir. Cette se répète une seconde fois. Alors la

prend parti

reliscène nonne

Elle sans

De passer parmi la cliapelle, Sans (tire ave ne kyrielle Devant l'image do Marie.

se hasarde, en effet, encore, mais prier. La porte reste libre; elle en approche, elle la franchit, disant :

Paine, daine, tenez-vous li !

Puisque passée soi de ça.

Je ne rotoin neray mais Imy

Ne desmais ; car je \ oi celuy

Que j'aiin de eut-tir ci ipie je (plier...

« Et elle se. jette dans les bras du chevalier, qui l'enlève et qui l'épouse. Elle en a deux enfants, et ce n'est (pie longtem s api es qu'elle lui avoue qu 'avant de se donner à lui, elle s'-'lail vouéeà Marie ; que la Vierge, jalouse de ses droits, avait en vain, par on double miracle, essayé de la retenir. Le chevalier, effrayé de son triomphe sacrilège, rend sa femme à son premier état, et se sé-

de France,, 1729, décembre, p. 2985, liemar- paie d'elle à jamais, en entra d I u i— intime

ques envoyées d'Auxerre par l'abbé Lebeuf, G décembre 1728, celle note curieuse : « De ma connaissance, il n'y a plus de nos côtés que la représentation du Martyre de sainte Reine, qui se fait à la procession du 7 de septembre dans le bourg de son nom...; mais c'est un spectacle où il y a plus d'actions que de paroles, et auquel les yeux prennent plus de part que les oreilles : et peut-être môme que peu a peu ces vestiges de l'ancienne représentation de la tragédie. de sainte Reine disparaîtront entièrement de la cérémonie, quoique le tout ensemble seive admirablement a attirer chaque année en ce lieu des milliers de pèlerins... » RELIGIEUSE (La). — Le drame de la de-

dans un monastère. » (O. Leroy, Eluda sur les mystères; Paris, 1837, iu-8", p. 93.)

RÉMI (Saint). — M. O. Leroy, d.ns ses Etudes sur tes mystères (Paris, 1837, iu-81, p. 07) a signalé le manuscrit du x.vi* siècle de la bibliothèque de l'Arsenal, in-l'ol., qui contient le Mystère de sainct Rémi. « Cette pièce, à peine lisihle, «st'cTune.iaiblesse-lelle que je ne l'eusse pas mentionnée, si l'autejir anonyme, qui, je crois, était un prêtre, ne s'élevait tout à coup à la hauteur de son sujet, dans ces instructions de saint Rémi a Clovis :

Vous devez croire,

Et le nietcz tnen en mémoire.

Que leFilz de Dieu, proprement (en personne),

RES

RES

Venra, au jour du jugement, Jugier les bons et les maulvais. Là poriera chacun son fais ; Là sera gardée équité, El déboulée iniquité.

Du juge nul n'appellera.

Qui ces articles ne croira Il cherra en perdition...

Or aiez cogilacion De ce royaume gouverner, De voz subge.lz bien ordonner, El de si bien garder justice Que le rniauuie ne périsse, Car quant justice y périra, En giani péril roiautne via.»

REPPREZZENTATIOM. — Muratori (Antiquit. Italie, medii œvi, sive Dissertaliones; Milan, 1732, in-fol., t. 11, col. 847-830) remarque qu'au xm* et au xiv' siècles, il y avait, en Italie, un genre île scènes pieuses figurées qu'on nommait repprezzenlationi , et qui est resté très-obscur. C'est probablement à une de ces représentations qu'arriva l'accident dont parle Villani (Vlll, 70), et où il périt plusieurs personnes par la cltute d'un pont.

RESURRECTION (La). —If/ Résurrection a été, durant le moyen âge, l'objet de représentations figurées dans l'intérieur des églises, qui, malgré les etforls contraires du liautclergé, sesontinlroduites dans les rites, et y ont persisté , au travers des siècles, presque jusqu'à nos jours. En second lieu, à partir au moins du xn1 siècle, l'esprit civil a tenté de s'emparer de l'élément dramatique de ce miracle suprême, et d'un transporter, dans un but pieux il est vrai, les émotions au théâtre. Quoique ces deux tentatives, également bostiles au fond à la simplicité ecclésiastique, aient eu pour mobile un même esprit de licence religieuse, comme l'Eglise a été contrainte d'y avoir part, et que la sévérité des cérémonies ecclésiastiques contint toujours les rites dans des bornes rigoureuses, tandis qu'au contraire il s'introduisit dans les représentations des mystères beaucoup de choses étrangères à la nature du sujet, nous avons divisé cet article en deux parties.

1° Les rites figurés.

2° Les représentations dramatiques.

ix' siècle.

France. — 1° Poitiers. — On trouve clans le De antiquis Ecclcsiœ ritibus de dom Martène (Antuerpiae, 1736, in-fol., 4 vol., t. 111, contenant l'édition revue et augmentée du De disciplina eccleiiustica du même auteur, col. 4-84) un rite figuré de la Résurrection, que le savant Bénédictin dit extrait d'un très-ancien rituel. Malheureusement les deux tab'es du De ritibus ou du De disciplina, qui fournissent la noledes manuscrits consultés, laissent quelque vague à l'égard de l'origine de cette représentation figurée, et la date peut paraître empreinte de quelque incertitude. En effet, la liste des manuscrits de

Poitiers consultée ne contient que deux missels du xv' siècle, et un autre intitulé : Liber Sacramentorum, titre qui ne correspond pas exactement à celui de Riluale.

Malgré cette erreur, nous n'hésitons pas à considérer le rite dont nous donnons ci-dessous la traduction comme extrait du Liber Sacramentorum, et ce manuscrit datant du ix' ou même du vin' siècle, le fragment de Poitiers devient l'un des plus anciens monuments du mystère de la Résurrection.

(Après les Maintes, on se rend au sépulcre, avec des cierges )

marie commence. Où est mon Christ'

l'ange répond. Il n'est pas ici.

marie ouvre la potte du sépulcre et dit à voix haute. Le Christ est ressuscité.

tocs répondent. Dco qratias...

2° Metz. — On a pensé qu'au ix* s'ècle, dans les rites de l'église de Metz, subsistaient déjà les premiers éléments d'une scène dramatique. Le passage suivant, tiré de Amalarii Fortunali Mellensis diaconi, de Ecclesiaslicis officiis, 1. i, c. 31, {Ribl. max. PP.; Lugil., t. XIV, p. 9C1) a donné lieu à celte opinion :

...On remit ensuite en mémoire la résurrection du Seigneur, le colloque des anges et d< s femmes, et l'émotion des femmes. L'Evangile selon saint Marc raconte en ees termes la réunion des femmes : « Après le « jour du sabbat, Marie-Madeleine, Marie « Jacob et Salomé achetèrent des aroma- « tes afin d'aller oindre Jésus... » L'ange leur parla : N'ayez pas peur : vous cherchez Jésus de Nazareth! il est ressuscité et n'est plus ici. Les femmes sont alors très-émues..., etc. x' siècle.

1" Angleterre.— En Angleterre, au temps du roi Edgar et de saint Dunstau, c'est-à-dire vers le xc siècle, subsistaient encore d'anciennes coutumes que le saint fut obligé de respecter dans sa grande charte des couvents anglais, et que le II. P. dom Martène a rapportées dans les anc eus rites ecclésiastiques. Les mêmes coutumes que l'on trouve en France dans ce même siècle subsistaient donc en Angleterre, et y étaient déjà trèsanciennes. C'est ce qui ressort du passage que nous donnons ci-dessous (S. Dunstanus, Reyular. concordia mon. sanctimorialiumque Ancjlicœ nutionis, dans le De antiquis Ecclesiœ ritibus... studio R. P. Edmundi Martène ; Anluerp., 1738, in-fol., 4 vol., t. IV, col. 410, b, c.)

« Durant le récitatif de la troisième leçon, quatre frères s'habillent. L'un d'eux prend une aube, et, sortant sans faire semblant de rien, gagne furtivement l'endroit ou est le sépulcre. Il élève sa palme dans sa main et s'assied d'un air tranquille.

«Pendant le troisième répons, les trois autres s'approchent, couverts de chappes , ayant dans les mains des encensoirs enflammés, et faisant mine de chercher, ils arrivent à l'endroit où est le sépulcre.

« Tout cela, en effet, n'est que pour imiter

RES

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l'ange nssis dans le tombeau et les femmes accourant avec des parfums pour oindre le corps de Jésus.

« Lorsque celui qui est nssis voit venir les trois autres q.ui cherchent de tous côtés, il commence à chantera uoi-voix et doucement: qui cherchez-vous ?

« Celui-ci ayant terminé, les trois autres ensemble : Jésus de Nazareth.

« Lui : Jln'est pas ici ; il eslressuscité comme il l'avait prédit ; allez annoncer qu'il est ressuscité d'entre les morts.

« Les trois autres, pendant ce rhythme.se tournent vers le chœur, et disent à la fin : Alléluia ! le Seigneur est ressuscité.

« Après ces mots, toujours assis, il les rappelle, en chantant l'antienne : Venile et videte locum. Tout en parlant, il se lève, écarte le voile, leur montre le sépulcre où manque la croix, mais où restent les linges dont elle était enveloppée. A celle vue, les trois autres déposent leurs encensoirs mis auparavant dans le sépulcre, prennent les linges, et lus étendent devant le clergé, pour montrer que le Seigneur est ressuscité et qu'il n'y a plus rien. Ils chantent l'antienne : Le Seigneur est sorti du sépulcre, et posent les linges sur l'autel.

«A la fin de l'antienne, le prieur, réjoui du triomphe de notre Roi, victorieux de la mort et ressuscité, entonne l'hymne: Te Deum laudamus. Aussitôt les cloches sonnent... »

II" France. — Werdun.— Dans les anciennes coutumes du célèbre monastère de Saint- Vilon,à Verdun, que l'on juge écrites au x" siècle, et qui, tirées d'un manuscrit de Saint- Viton par le R. P. dom Calmet (Auguste), abbé de Sens, ont été pour la première fois éditées par le R. P. dom Edmond Martène, de l'ordre de Saint-Benoît , dans l'appendice de De antiquis Ecclesiœ rilibus; Anvers, 1738, in fol., h vol., t. IV, col. 853, 6, c, on trouve ce précieux passage qui constate, au x" siècle, l'usage déjà bien établi d'une représentation scénique, le jour de la Résurrection, dans l'intérieur des monastères du nord île la France. Une certaine obscurité rie style rend presque inintelligible ce passage que dom Martène n'a malheureusement point tenté d'éclaircir ; nous indiquons nos restitutions par ce signe: [ ]

« Aux premiers chants (les oiseaux et au point du jour, toutes les cloches sonneront en l'honneur de la Résurrection de Noire- Seigneur Jésus-Christ. Les frères, dès les premiers coups des cloches, diront, chacun à part, le Gloria tibi. Domine, qui surrexisti, etc. D'instant en instant chaque cloche sonnera. Le chantre sera debout dans le chœur, revêtu du palliuiu ; il aura avec lui deux frères, en chapes blanches, pour chanter l'offerte.

« Après le troisième répons, quatre frères velus d'aubes s'avanceront.

[deux] feront semblant île chercher dans des cavernes sous terre.

Iles deux auti-.es.] Qui cherchez-vous dans le sépulcre, 6 chrétiens î

les deux [premiers] salueront ei feront doucement celle réponse. Jésus de Nazareth, qui a été crucifié, ô liabhanis des cienx,

les PREMIERS [derniers?] répondront au lien et place de l'ange. Il n'est pas i''i, H est ressuscité, allez l'annoncer.

les derniers [premiers]?, à ces mots, et pendant la durée du verset, entreront pratiquement (/dus le chœur arec les thuriféraires et lu croix sain image, ils s'écrieront : Le Seigneur esl sorti ilu tombeau.

l'abbé, quand ils auront fini, entonnera le Te Deum laudamus. >

« Les laudes du matin suivront ; on allumera tous les cierges, et après l'antienne Et valde mane et l'oraison, la messe commencera. »

2° Limoges. — Le fragment suivant d'un Office dialogué du Sépulcre, ou d'un mystère de la Résurrection, est l'un de ceux que nous a conservés le manuscrit de saint Martial de Limoges, datant du xr siècle. (Bibliothèque impériale, fonds lai in, n" 1139.)

Publié par Raynouard, [Choix de poésies originales des troubadours, t. 11, p. 139), par M. Fr. Michel à deux fois, el par. M. Wright, en Angleterre, il a été, pour la première fois, distingué du Mystère des Vierges sages el des Vierges folles, par M- Magnin.

Antérieur au manuscrit, ce fragment remonte jusqu'au x' siècle.

PERSONNAGES

LES FEMMES. l'aNGE GARDIEN DU SÉPULCRE.

les femmes. Où est le Christ, mon seigneur et mou fils nés liant? Allons voir le sépulcre.

l'ange gardien du sépulcre. Celui que vous (lien liez dans le sépulcre. 6 chrétiens, n'y est pas. Il est ressuscité comme il l'avait pré lit. Allez, annoncez à ses disciples qu'il vous précède eu G Idée. Eu vérité, il esl sorti du tombeau dans sa gloire. Alléluia.

Voyez Saint-Martial de Limoges (Manuscrit de).

ji' el xn* siècles

1° France. — 1° Soissons. — Un rituel manuscrit de l'église de Soissons du xn" siècle, cité par dom Edmond Martène (Ce antiq.Eccles. discipl.; Lyon, 1706,in-4°, 1 vol., p. i96, et Deanliq. Eccles. ritibus; Antuerp., 1736, iri- Pâques, fol. ,,4vol., t. III, col. 500), contient, le jour de une scène d'un caractère trèsaffaibli déjà du drame de la Résurrection.

« ...La process on se rendait au sépulcre dans l'ordre suivant : deux enfants portant des sonnettes, d'autres avec des étendards, des cierges, des encensoirs, la croix et quatre sous-diacres en aubes; deux prêtres avec chapes et manteaux; le chapelain ; au sépulcre on trouve deux diacres en aubes simples, Famict sur la tête, et parés de dalmaliques blanches. Ils représentent les anges, et se tiennent à la fenêtre, l'un à droite, l'autre à gauche. Tournés vers le sépulcre, la tête baissée, ils disent doucement : Qui cherchez-vous dans le sépulcre, ô chrétiens ! Deux prêtres en chapes, figurant les deux Maries : O habitants des deux, vous cherchons Jésus de Nazareth. Les deux anges: Il n'est pas ici, il est ressuscité comme il l'avait prédit. Allez annoncer qu'il est ressuscité: Les Maries, plus

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haut : Alléluia! le Sfiigneur est ressuscité aujourd'hui ! Il est ressuscité le lion fort ! le Christ, Fi/s de Dieu ! Gloire à Dieu ! Eijn ! Le chapelain prend dans le sépulcre le calice, on sonne les cloches, le chantre entonne le Ckristusresurgens, etc., quatre sousdiàcres étendent un voile sur le corps du Seigneur, les cierges, les étendards lus encensoirs et les croix se remettent en marche... L'évêque-, debout, commence le Te Deuin laudamuè...

2° Rouen. — A Rouen, aux xr et xir siècles, d'après le témoignage de Jean d'Avranches (Joa\nis Abrincensisepisc. Liber de off. eccles., édition de Joh. l'revoi, 1679,, in-S";, en célébrait aussi la Résurrection par une représentation figurée. Do:n Marlène remarqué que ces fêtés étaient surtout particulières à la Gaule. (Dora Edmond Maktène, De antir/. Ecclesiœ disciplina ; Lv.on, 1706, in-4% 1 vol. p. 4S0, et De anliq. Eectes. ritibus ; Antuerp., 1736, iu-fol., h vol., t. lil, col. W.4.)

II" Allemagne. —Une représentation figurée de la Résurrection, publiée par Mous (Schauspirfe des mittelnlters ; [pièces du moyen âge]; Karlsrnlie,.M;icklol. 1846, 2 vol., t. 1", p. 12;, se pratiquait dans les églises d'Allémaghe, aux xi* et x:r siècles.

l'ange. Qui cherchez -vous, à servantes «.lu Chrisi?

les saintes femmes. Jésus Nazarenus le crucifié, ô habitant du ciel.

l'ange. I! n'est pas ici : il est ressuscité, selon sa prédiction, Allez, annoncez, il est sorti du tombeau.

une femme, en elle-même. Et qui nous àlera la pierre de l'entrée, oui bouche à nos yeux le saint sépulcre.

l'ange cherchant. Qui cherchez-vous, 6 femmes, tremblantes, éplorées, dans ce sépulcre?

les femmes. Nous cherchons Jésus Nazarenus le crucifié.

l'ange. Il n'est pas ici, il est ressuscité. Vile, allez, dites aux disciples et à Pierre que Jésus est ressuscité.

les femmes t'en vont, en chantant : Que les Juifs disent donc, à cette heure, comment les gardes du sépulcre nul perdu notre Rui scellé par eux sous la pierre. La pierre de justice était-elle sans gardes? On ils rendent donc celui qu'ils ensevelirent ou qu ils adorent avec nous le Ressuscité, et s'écrient : Alléluia!

(Elles disent aux disciples :) Nous sommes allées en pleurs au sépulcre, nous avons vu assis l'ange du Seigneur, et il nous a dit : J.-sus est ressuscité.

Le CHŒUR. Te Deum laudamus!

111 Suisse. — Zurich.— Dans l'office de Zurich,on trouvèrent' scène pieuse qui sejouait encore lej.iur de la Résurrection, vers 1260:

les femmes, debout en face de l'anae, disent : en récitatif. Qui roulera la pierre, etc.

l'ange. Qui cherchez-vous?

les femmes. J sus de Nazareth l'ange. Il n'est pas ici.

les femmes s'en retournant vers les clercs et chantant. Vers le monument, oie.

ÇQnand elles ont fini, les clercs chantent S mi-voix.) les clercs. Tous deux couraient ensemble, etc.

{Cependant les deux doyens d'âge et les deux plus respectables parmi les chanoines, en chasuble, foui

semblant de courir vers l'autel des martyrs, pour représenter Pierre et Puni. Le plus jeune (jaune les devants sur le plus âge, le chanoine qui fait le peisonnage de l'ange prend alors des lingesbien blancs, luits irais les montrent au peuple et au clergé, et chantent.)

SAINT PIERRE, SAINT PAUL ET L'ANGE. VollS Voyez,

bons compagnons, etc.

le choeur s'écrie alors à haute voix. Te Deum laudamus.

(Tout le clergé rentre dans l'intérieur du chœur de l'église.)

(Martin Gerbert, Vêtus liturgia alcmannTca ; Saint-Biaise, 1770, in-V, 2 vol., t. Il, p. 864.)

Mil' siècle.

France. — Sens.— M. l'abbé La Bouderie a donné, dans une Observation imprimée à la suite (lu mystère de la Résurrection (du manuscrit deSaint-Bonoîi-sur- Loire du xui* siècle), une antre scène pieuse tirée d'un manuscrit de l'église de Sens, datant du xm* Siècle, et dont une copie moderne, existant h la mai rie de Me! un, a été communiquée au savant éditeur. ((If. Li Jus saint Nicholai par Jean Bonr.s, publié par la Société des bibliophiles français; Paris, Firmin Didot, 1834, in-8°, et édite par MM. l'abbé La Bouderie et Monmerqué ; Pièces jointes au jeu de saint Nicolas, p. 165, 166, 167 )

PERSONNAGES

LE CHOEUR

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