PROLOGUE
movse. Depuis le jour où Jacob, quiltanl la terre dcChanaan, vint en Egypte, a vécu ne suite de soi xaniedix personnes, d'où sortit un peuple nombreux, misérable et opprimé, jusqu'à ces derniers temps, nous avons élé accablés par la perversité des hommes et la puissance de leurs bras. En effet, le roi Pharaon, dans l'idée que noire race avait assez crû, médita contre nous des desseins artificieux et funestes : tantôt il écrasait le peuple de constructions en briques, de constructions immenses; tantôt il construisait les murs des villes, crénelés et garnis de tours, pour en faire usage contre des infortunés; et enfin, dans une proclamation générale il ordonna aux Hébreux de jeter lous leurs enfants mâles dans le Mil profond. En ce temps-là, ma mère, m'ayant mis au inonde, me tint caché durant trois mois, comme elle me l'a raconté depuis lors, et ne pouvant plus me garder, elle m'enveloppa de ce qu'elle avait de plus beau et m'exposa au bord du fleuve, dans un endroit marécageux, bas et rempli d'berbes. Mais ma sœur Marie se tenait en observation dans un lieu voisin. Ce jour-là la fille du roi descendit, avec ses. suivantes, pour baigner dans Je fleuve sou corps délicat. Elle me vit, me souleva aussitôt de ses mains, et reconnut que j'étais Hébreu. Ma sœur Maiie accourut auprès de la reine et lui dit : « Voulez-vous une nourrice? Je vous en trouverai à l'instant une pour ce petit hébreu? » La reine répondit : « Jeune tille, hâtez -vous. > Ma sœur courut; elle dit tout à ma mère, et celle-ci était déjà auprès de moi, nie serrant sur son sein. La fille du roi parla ainsi : i Femme, allaite cet enfant, et je saurai moi-même
de VExode et que des idées du temps. » (Origines latines du théâtre moderne; Paris, 18-i'J, in-8°, p. 2, note 2 )
SOtt
HCTIONNAIRE DES MYslEliES.