SCENE V
Ho.„E. il me semblait que, devant mes yeux, au sommet du moniSinaï, était un irône immense et perdu dans les deux. Sur ce Irône était assis un homme éminent, le front ceint du diadème et tenant un grand sceptre dans la main gauche. II me fil signe de la droite, et je me lins immobile devant lui. Il me donna le sceptre el me fil asseoir sur ce lione puissant; il me donna la couronne royale, et de son plein gré quitta ces lieux élevés. Je vis alors le globe entier du monde. Au-dessous de moi éliit la terre; au-dessus, le ciel. Une multitude d'étoiles tomba sur mes genoux, je les comptai lotîtes : elles passaient devant moi comme une armée humaine. Enfin, je nie réveillai avec effort, dans une grando terreur.
( Le beau-père explique le songe en ces termes : ) raguel. 0 étranger, Dieu vous envoie une heureuse prédiction. Puissé-je vivre encore quand ces grandes choses s'accompliront. Sans nul doute, vous renverserez un trône, el vous gouvernerez vousinèuie, el vous serez un conducteur de nations; et de même que vous avez vu loule la lerre habitable en même temps que les immensités des cieux qui appartiennent à Dieu, ainsi vous aurez la science du passé, du présent et de l'avenir.