ANDRÉ
martyr à Lampsaque; le 19 août, saint André, martyr en Cilicie ; le 26 novembre, saint André, martyr à Constantinople; le 1 7 octobre, saint André de Crète, martyr à Constantinople.
Personnages remarquables qui ont porté le nom d’AtuIré : Doria, illustre marin génois (1478-1560); Palladio, architecte italien (1518-1580); — André II, roi de Hongrie (1 205) ; — André del Sarto, peintre italien du seizième siècle; — Dacier, savant français (1651-1 722) ;— Suffren, célèbre marin français (1726-1788);— Chénier, poète français, mort sur l’échafaud en 1794, à l’âge de trente-deux ans ; — Masséna, maréchal de France, prince d’Essling (1758-1817).
Andrée. Prénom donné aux femmes. Même fête que pour saint André.
ANDRÊSIE (Sainte), Andresia, vierge, religieuse de l’ordre de saint Dominique, à Mantoue, au quinzième siècle, honorée le 18 juin.
ANDRONIQUE ou ANDRONIC (Saint), Andronkus [ vainqueur des guerriers, en grec], confesseur à Jérusalem, au quatrième siècle, honoré le 9 octobre. L’Église honore aussi, le 1 1 octobre, saint Andronic, martyr à Tarse, en Cilicie, au quatrième siècle.
ANECT (Saint), Anectus, martyr à Corinthe pendant la persécution de Dèce, honoré le 10 mars.
ANEGTE (Saint), Anectus [ patient , en grec], martyr à Césarée, en Palestine, durant la persécution de Dioclétien, honoré le 27 juin.
ANÉSE (Saint), Anesius, martyr en Afrique, honoré le 31 mars.
ANGADRÈME ou AGADRÈME (Sainte), Angadrisma, vierge et abbesse, au septième siècle, honorée le 14 octobre. Née d’une famille illustre, Angadrème renonça de bonne heure à toutes les séductions du monde pour se consacrer à
26 ANGÀDRÈME.
Dieu. Simple religieuse d’abord, puis supérieure du monastère d’Orver, elle pratiqua, dans une rare perfection , toutes les vertus chrétiennes. Sa charité pour les pauvres était sans bornes, et elle allait elle-même leur porter des secours et des consolations. Elle réunissait souvent dans son abbaye les habitants des campagnes, et leur adressait de simples et persuasives' instructions. Les paroles de sainte Angadrème étaient si pénétrantes, disent les vieilles chroniques, que tous ceux qui avaient le bonheur de l’entendre étaient touchés jusqu’aux larmes et remerciaient la bonté divine de leur avoir donné d’ouïr et de voir une si sainte abbesse. Sainte Angadrème est la patronne de Beauvais.
ANGE (Saint), Angélus [messager, en grec], carme, martyr en Sicile, au treizième siècle, honoré le 5 mai.
Ange est aussi un prénom donné aux femmes.
ANGEL AUME (Saint), Angelelmus, confesseur, particulièrement honoré à Auxerre; sa fête est le 7 juillet.
ANGELE Merici (Sainte), Angela [messagère, en grec], fondatrice des Ursulines, honorée le 27 janvier.
Angèle de Foligny (Bienheureuse), du tiers ordre de saint François, honorée le 20 février. Son culte a été autorisé par le pape Innocent XII en 1693. — L’Église honore aussi, le 6 juillet, sainte Angèle, carmélite.
ANGÉLINA. Voy. Angèline.
ANGÉLINE de Corbara (Bienheureuse), Angelina, fondatrice des religieuses cloîtrées du tiers ordre de saint François, au quinzième siècle, honorée le 22 décembre. Son culte a été autorisé par le Pape Léon XII.
ANGILBERT (Saint), Ângilbertus, abbé de Ponthieu, au neuvième siècle, honoré le 18 février.
ANGUERRAND (Saint) , de Saint-Riquier (1046), honoré le 9 décembre.
ANICET (Saint), Anicetus [invincible, en grec], pape et
ANIEN.
martyr, l’an 161, sous le règne de Marc-Aurèle, honoré le 17 avril. — L’Église honore aussi, le 12 août, saint Anicet, martyr à Nicomédie.
ANIEN (Saint), Anianus, évêque d’Alexandrie, au premier siècle, honoré le 25 avril.
ANNA. Voy. Anne.
ANNE (Sainte), Anna [grâce, en hébreu], mère de la sainte Vierge , honorée le 26 juillet. — L’Évangile ne nous dit rien de sainte Anne, dont le nom se trouve mentionné pour la première fois par saint Épiphane. La tradition la plus sûre nous apprend seulement qu’elle eut pour époux saint Joachim, homme juste et pieux, qui était de la race de David. A défaut de renseignements authentiques, nous avons le récit des vieilles légendes. Voici ce qu’elles disent : Anne et Joachim étaient unis depuis vingt ans, et malgré de ferventes prières adressées au Seigneur, malgré de nombreuses offrandes présentées au temple de Jérusalem , leur union était stérile : c’était une grande épreuve que Dieu réservait à ses pieux serviteurs. Or il arriva qu’une année, Anne et Joachim s’étant rendus dans la ville sainte pour y célébrer la fête des Ancénies, le grand prêtre Ruben repoussa leurs offrandes, en disant à Joachim : « Il ne t’appartient pas de te présenter au temple, car tu n’as point eu de progéniture en Israël. » Pénétré d’une grande douleur, Joachim ne voulut plus retourner dans sa maison, et il s’enfuit au désert où il passa de longs jours dans les prières et dans les larmes.
Anne, de son côté, était livrée à une double affliction, pleurant à la fois son veuvage et sa stérilité. Retirée dans l’intérieur de sa maison, elle priait tous les jours le Seigneur de lui rendre son époux et de la délivrer de son opprobre. Or un jour qu’elle était descendue dans son jardin, vers la neu- vième heure, et qu’elle priait, les yeux levés au ciel, ses regards s’arrêtèrent sur un laurier en fleur où reposait un nid de passereau. « Hélas! disait-elle, à quoi suis-je semblable?