‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 223 sur 307 · PAUL · texte numérisé non relu

PAUL

où il convertit le gouverneur de cette lie, Sergius Paulus, et l’on croit que c’est dans cette circonstance qu’il changea son nom primitif pour celui de Paul, sous lequel il est toujours désigné depuis. Il parcourut la Pisidie, la Pamphylie* la Phrygie, la Mysie, la Lydie, la Troade, et passa ensuite dans la Macédoine, où il fonda les églises de Philippes, de Thessalonique et de Bérée. Enfin il s’embarqua pour la Grèce, et, arrivé à Athènes, il annonça devant l’aréopage le Dieu auquel les Athéniens avaient dressé un autel sans le connaître. Après d’autres voyages encore, après avoir visité successivement Antioche, Ephèse, Césarée et Corinthe, où il établit une Église qui devint bientôt célèbre, il se rendit à Jérusalem. La persécution l’attendait dans cette ville. Assailli par la populace juive qui voulait le tuer, puis cité par le grand prêtre devant le tribun Lysias, saint Paul, pour échapper aux juifs, invoqua son titre de citoyen romain; il fut envoyé à Césarée, devant le gouverneur de la province qui le retint en prison. Alors saint Paul en appela à César et partit pour Rome, chargé de chaînes et escorté par des soldats. Tout captif qu’il était, l’apôtre n’exerça pas moins son zèle en opérant des conversions dans Rome et jusque dans le palais môme de l’empereur, et en écrivant aux fidèles des Églises lointaines pour les affermir dans la foi. Devenu libre après deux ans de prison, il visita encore les provinces de l’Orient, et enfin revint à Rome, où il termina sa vie par le martyre, vers l’an 66, victime de la haine et de la cruauté de l’empereur Néron, le premier persécuteur des chrétiens. Le jour même où saint Pierre mourait attaché à une croix, saint Paul, comme citoyen romain, fut décapité. L’Église a confondu dans ses hommages ces deux grands apôtres, dont la fête se célèbre le 29 juin. Saint Paul est aussi honoré le 30 du même mois, et la mémoire de sa conversion se célèbre le 25 janvier.

Les Êpîtres ou lettres de saint Paul, adressées aux diverses Églises, sont regardées comme le plus éloquent commentaire de l’Écriture. Elles ne renferment pas seulement les enseignements du dogme : l’apôtre y développe, dans un

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