‹ Dictionnaire des noms de baptêmeChapitre 222 sur 307 · PATRICE · texte numérisé non relu

PATRICE

Pour affermir les nouveaux chrétiens dans la pratique de la religion, Patrice ordonna des prêtres, fonda des églises et des monastères, et établit des écoles qui devinrent si célèbres par l’enseignement des bonnes études que, pendant plusieurs siècles, les étrangers y accoururent de toutes parts. L’Irlande, convertie, mérita d’être appelée l’ffe des Saints, car c’est de cette contrée que sortirent tant de zélés propagateurs du christianisme, tant de courageux missionnaires qui allèrent porter le flambeau de la foi dans d'autres pays, et principalement sur les rives du Rhin.

Patrice, après avoir établi son siège à Àrmagh, dont dépendaient les autres évêchés qu’il créa, résigna, dans sa vieillesse, ses fonctions archiépiscopales entre les mains de Bénigne, associé depuis longtemps à ses travaux apostoliques : pour lui, sanB cesser de veilla: à l’établissement de son Église, il passa ses dernières années dans la retraite, et ce fat là que, comblé d’années et de vertus, il écrivit sa Confession , ouvrage dans lequel il a fait, avec une piété sincère et une profonde humilité, l’aveu des fautes de sa vie et le récit des miséricordes dont Bien l’avait gratifié.

PATRICIE (Sainte), Patricia , martyre à Nicomédie , honorée le 13 mars.

PATROBAS (Saint), Patrobas, disciple de saint Paul, honoré le 4 novembre.

PATROCLE (Saint), Patroclus, confesseur, particulièrement honoré dans le Berry, le 19 novembre.

PAUL (Saint), Pendus, apôtre des Gentils, martyr à Rome, au premier siècle, honoré le 29 juin. — Paul, qui porte d’abord le nom de Saul, était né de parents juifs, à Tarse, ville de Cilicie qui jouissait du droit de cité romaine. Élevé dans les principes de la loi judaïque et de la secte des pharisiens, Saùl se montra un des plus ardents persécuteurs du christianisme naissant II avait participé au supplice du diacre saint Étienne; du moins il est constant qu’il gardait les vêtements de ceux qui lapidaient le saint martyr. Il se fit l’in-

PAÜL.

strument de la haine qui animait les chefs de sa synagogue contre les disciples du Christ et l’exécuteur de leurs ordres sanguinaires. Un jour qu’il se rendait à Damas pour y rechercher des chrétiens, il fut tout à coup environné d’une lumière céleste, renversé par terre, et il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutez-vous? > Il répondit : « Qui êtes-vous, Seigneur? • et le Seigneur lui dit: « Je suis Jésus que vous persécutez. » Alors, saisi de crainte, il dit: « Seigneur, que voulez-vous que je fasse? — Levez-vous, lui répondit le Seigneur, entrez dans la ville, et là on vous dira ce qu’il faut que vous fassiez. » Saul se releva; mais comme il était devenu aveugle, ceux qui l’accompagnaient le conduisirent par la main jusqu’à Damas. Alors un disciple, nommé Ananie, envoyé de Dieu, entra dans la maison où se trouvait Saul et lui imposa les mains. Saul recouvra aussitôt la vue, et après avoir reçu le baptême, devenu un autre homme, il montra pour défendre la religion chrétienne ce zèle ardent qu’il avait d’abord déployé pour la persécuter. Doué d’un esprit vif et pénétrant, d’une éloquence naturelle, d’une volonté énergique, le nouvel apôtre était admirablement préparé à remplir sa mission, et sa conversion, qui était une merveilleuse preuve de la divinité de la religion chrétienne, devait donner une grande autorité à ses paroles.

Paul commença à prêcher dans les synagogues Jésus- Christ Fils de Dieu, et les conversions qu’il opéra à Damas et dans les environs furent si nombreuses que les juifs irrités résolurent de le faire périr. Les disciples, pour le soustraire à ce péril, le descendirent la nuit dans une corbeille hors des murs de la ville. De Damas il se rendit à Jérusalem pour visiter saint Pierre et les autres apôtres, puis il alla porter l’Évangile à Antioche, où les disciples de la religion nouvelle commencèrent à prendre le nom de chrétiens. L’apôtre des Gentils poursuivit alors sans interruption ses courses évangéliques chez les nations étrangères, joignant aux fatigues de l’apostolat les jeûnes, la prière, la méditation et le travail des mains. Il alla d’abord à Séleucie, à Salamine, à Paphos,

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