REMI
manda le baptême. Le saint évêque lui dit: < Prince sicambre, courbe la tête sous le joug du Seigneur; adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. » Ensuite, lui ayant fait confesser la foi de la Trinité, il le baptisa et l’oignit du saint chrême. Les trois mille Francs qui accompagnaient le roi, sans compter les femmes et les enfants, furent baptisés le même jour par les évêques et les prêtres qui s’étaient rendus à Reims pour cette cérémonie. La nouvelle de la conversion de Clovis répandit la joie dans tout le monde chrétien et surtout dans le clergé gaulois, opprimé par les Visigoths et les Bourguignons, qui étaient tous ariens. Clovis se trouvait le seul prince de son temps qui fût catholique selon la doctrine de Jésus-Christ, et il était véritablement le fils aîné de l’Église, titre qui fut donné à ses successeurs.
Saint Remi poursuivit avec un zèle que l’âge, ne pufrjamais refroidir, l’œuvre sainte qu’il avait si heureusement commencée. Il fonda des églises et les pourvut non-seulement de pasteurs, mais encore de tous les objets nécessaires aux cérémonies du culte divin. Avec l’autorisation du saint-siège, il établit des évêques à Tournai, à Laon, à Cambrai et dans d’autres villes. Saint Remi eut le bonheur de voir la vraie foi s’étendre par toute la France, et il mourut, en 533, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans, plein de mérites devant Dieu et devant les hommes.
L’Église honore aussi, le 19 janvier et le 15 mai, saint Remi archevêque de Rouen, au huitième siècle; et, le 28 octobre, saint Remi archevêque de Lyon, au neuvième siècle.
REMO (Saint), Romulus, évêque de Gênes, honoré le 13 octobre.
RENAN (Saint), Ronanus, confesseur, particulièrement honoré en Bretagne, le 1 er juin.
RENAUD (Saint), Regimldus [puissamment ferme ou fidèle, en langue germanique], évêque de Nocéra, en Italie, au treizième siècle, honoré le 9 février.