BELLA ET FERNANDO OU LE SATYRE
opéra allemand, musique de Kospoth, représenté à Berlin à la fin du xvme siècle.
BELLA ET FERNANDO, opéra, musique d'Ebers ( Charles-Frédéric ) , représenté à Pesth en 1796.
BELLA FANCIULLA DI PERTH (la), opéra séria, livret de Cencetti, musique de Lucilla, représenté au théâtre Apollo, à Rome, le 7 mars 1877; chanté par de Sanctis, Brogi, d'Ottavi, Miller, Mme Negroni.
BELLA GIROMETTA (la) [La belle ronde villageoise], opéra italien, musique de Bertoni, représenté à Venise en 1761.
BELLA INCOGNITA (la) [La belle inconnue], opéra italien, musique de François Basili,
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BBLLA lauretta (la), opéra italien, musique de Gardi, représenté en Italie en
BELLA MODISTA DI CHIAIA (la), opéracomique italien, livret d'Avellino, musique de M. Giovanni di Lorenzo, représenté au théâtre Partenope, à Naples, en déc 1880.
BELLA PESCATRICE (la), opéra italien, musique de P. Guglielmi, représenté en Italie vers 1778.
BELLA PRIGIONIERA (la), opéra italien, musique de Cordella (Jacques), représenté à Naples en 1826.
BELLA SELVAGGIA (la) [La belle sauvagesse], opéra italien, musique de Tritto, représenté au théâtre Valle à Rome en 1788.
BELLA SELVAGGIA (la) [La belle sauvagesse], opéra italien en deux actes, musique de Salieri, représenté à Vienne en 1802.
* BELLA VERITA (la), opéra-bouffe en trois actes, musique de Nicola Piccinni, représenté (sans doute à Naples) en 1762.
BELLE ARSÈNE (la), comédie-féerie en quatre actes et en vers, mêlée d'ariettes, paroles de Favart, musique de Monsigny, représentée pour la première fois par les comédiens italiens ordinaires du roi, à Fontainebleau, le 6 novembre 1773, et à Paris, aux Italiens, le 14 août 1775. L'idée de cette pièce est empruntée à la Bégueule, conte de Voltaire. La Belle Arsène désespère ses amants par son indifférence et ses mépris. Alcindor , le plus constant de tous et le plus digne de lui plaire, ne peut vaincre sa fierté ; pour la corriger, il affecte d'être volage ; mais il offense son orgueil, sans faire naître sa sensibilité. Cependant l'amour-propre de la dame ne peut supporter les dédains de l'amant; c'est alors qu'elle prie une fée, sa marraine, de la transporter dans son palais, où bientôt elle commande en souveraine , où tout ce qu'elle désire s'exécute, où chacun s'empresse de la divertir par des danses , de l'amuser par des concerts ; mais , hélas ! il n'y a point d'hommes dans le palais de la fée , par conséquent point de soupirant. Elle n'y voit point Alcindor, qu'elle ne peut s'empêcher de regretter. Ces fêtes, dont elle est pourtant la reine, ne tardent pas à la fatiguer, à l'ennuyer; elle fuit ce séjour brillant , qui n'a plus d'attraits pour elle, et s'égare dans une forêt; la fée, qui ne la perd pas de vue, excite un orage épouvantable. Un charbonnier qu'elle rencon-
tre augmente la frayeur de la Belle Arsène par ses propos grossiers; elle tombe, accablée de crainte et de fatigue, au pied d'un arbre. Pendant son évanouissement, la scène change; elle se trouve transportée de nouveau au milieu de la cour brillante de sa marraine, où l'on va célébrer le mariage d' Alcindor. Elle laisse alors échapper des regrets, renonce à sa folle vanité, et assure son bonheur en faisant celui de son fidèle amant- La Belle Arsène fut jouée avec un très grand succès. Monsigny, qui travaillait péniblement , avait été longtemps à en composer la musique. Quelques morceaux sont d'un sentiment exquis. Citons le trio :
Doux espoir de la liberté; l'air charmant :
L'art surpasse ici la nature ; celui du quatrième acte :
Voici quel est mon caractère, dans lequel on trouve cette phrase, passée en proverbe : Charbonnier est maître chez lui :
Je me ris de toute la terre ; Oui, oui,
Charbonnier est maître chez lui.
Cet opéra-comique porte presque partout l'empreinte de la sensibilité, caractère le plus saillant de la musique de Monsigny.
BELLE ARSÈNE (la), opéra-comique, musique de Mazzinghi, représenté à Londres vers 1797.
BELLE ARSÈNE (la), opéra féerique, musique de Sor, représenté à Londres vers 1820. Sor, né en Espagne, a été le guitariste le plus extraordinaire de l'Europe au commencement do ce siècle. Ses compositions sont estimées.
BELLE AU BOIS DORMANT (la), opéra en trois actes , paroles de Planard , musique de Carafa, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre de l'Opéra, le 2 mars 1825. Bien que le livret fût de Planard, la musique de Carafa, les danses de Gaidel , les décors de Ciccri, la Belle au bois dormant endormit son auditoire. Ce n'était pas là, bien certainement, le résultat que s'était proposé ce quatuor de célébrités.
belle au bois dormant (la), opéraféerie en quatre actes, livret de MM. Clairville et Busnach, musique do M. H. Litolff, représenté au théâtre du Châtelet la 4 avril 1874. La musique occupe une trop large place dans cette féerie, et, quoique travaillée avec le soin qu'apporte dans ses ouvrages ce laborieux musicien, elle ne pouvait être remar-
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quêe comme elle méritait de l'être. Toutefois, on peut rappeler les couplets du fuseau, des batteurs de blé, le trio du briquet, des airs de ballet. Chanté par René Jullien, Laurent, Mme Reboux, Mlle Paola Marié.
BELLE BOURBONNAISE (la), opéra-COmique en trois actes, livret de MM. Dubreuil et Henri Chabrillat, musique de M. A. Cœdès, représenté au théâtre des Folies-Dramatiques le n avril 1874. La pièce est remplie d'incidents amusants, dont Manon, la belle Bourbonnaise, tient les fils. On y trouve aussi quelques situations sentimentales, qui ont fourni à l'auteur de la musique l'occasion d'écrire de jolies romances. On a applaudi un bon quintette et un menuet. Chanté par Millier, Raoult, Sainte-Foy, Mlles Desclauzas et Tassily.
* BELLE CATHERINE (la), opérette en un acte, paroles de MM. le marquis de Massa et de Mesgrigny, musique de M. Jules Costé, représentée au cercle de l'Union artistique le 6 janvier 1883.
BELLE CIARLE E TRISTI FATTI [Belles paroles et triste résultat), opéra buffa, musique de J.-S. Mayer, représenté à la Fenice,
BELLE ELLA (la) , opéra de F. Kind, musique de Marschner, représenté à Dresde en
* BELLE ÉPICIÈRE (la), opérette en trois actes, paroles de MM. Paul Decourcelle et Henri Kéroul, musique de M. Louis Varney, représentée aux Bouffes- Parisiens en novembre 1895.
BELLE ESCLAVE (la), opéra- comique en un acte, paroles de Dumamant, musique de Philidor, représenté en 1787 à l'aimable et mignon théâtre des Beaujolais. La lecture de la partition, qui a été publiée, nous prouve que ce joli ouvrage ne le cède en rien aux meilleures productions du musicien de génie, aujourd'hui trop oublié, qui fut Philidor. Les airs : Avant de sortir de la vie, De l'amante la plus chérie, Quel espoir! c'est pour moi l'aurore; la chanson Riches de la terre, sont traités avec une habileté remarquable ; mais le trio entre Ali, Fatmé et Zizine est peut-être le morceau le plus travaillé de tout l'œuvre de Philidor. Le motif sur les paroles : Cher Ali ! je t'ouvre mes bras,
passe successivement dans chaque partie sur des marches harmoniques fort intéressantes. Nous signalerons encore les airs de danse,
qui sont gracieux et dont le rythme a parfois de l'originalité, provenant de l'emploi ingénieux du contre-point plus que de la fraîcheur des motifs et de l'invention.
* BELLE ESPAGNOLE (la), saynète en un acte, paroles et musique d'Hervé, jouée aux Folies-Concertantes en 1855. Acteurs : Hervé et Joseph Kelm.
* BELLE étoile (la), opéra-comique en un acte, paroles de M. Georges Maillard, musique de M. Henri Vaillard, représenté à Rennes en février 1887. M. Vaillard occupe les fonctions de second chef d'orchestre au théâtre de TOpéra-Comique.
BELLE GALATÉE (la) , opéra allemand, livret imité de celui de Galatée, opéra de MM. Barbier et Massé, musique de M. Suppé, représenté au Carltheater de Vienne en septembre 1865.
BELLE GASCONNE (la) , opéra-comique allemand en deux actes , musique de Schaeffer (Auguste) , représenté au théâtre Frédéric-Guillaume de Berlin, le 19 novembre
BELLE HÉLÈNE (la), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. Henri de Meilhac et Ludovic Halévy, musique de M. J. Offenbach, représenté pour la première fois à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 17 décembre 1864. Après Orphée aux Enfers, qui nous montrait les dieux de l'Olympe en goguette , nous avons eu la Belle Hélène et son escorte obligée : Paris, Ménélas , Calchas , Agamemnon, Achille, Oreste et les deux Ajax , tous héros de la veille , devenus les grotesques du lendemain, types homériques passés à l'état de fantoches. MM. H. Meilhac et Halévy nous racontent, à leur façon , la séduction d'Hélène par le beau Paris.
Cette bouffonnerie, pleine d'anachronismes burlesques, est jouée et chantée par tous les acteurs avec une verve irrésistible. Le succès a été complet. Mais cette débauche d'esprit a soulevé des orages dans tous les rangs de la critique. « On a traité de sacrilèges ces facéties extrêmes et d'un goût volontairement équivoque, dont les dieux et les héros d'Homère font les frais, dit M. Vapereau : on s'est montré plus jaloux du culte de l'antiquité que de l'antiquité elle-même ; on a oublié que les Grecs et les Romains se moquaient eux-mêmes, à l'occasion, de leur Olympe. Sans descendre aux temps de Lucien, ce représentant du voltairianisme païen^ le
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drame satirique ne s'unissait-il pas, chez les anciens Grecs , dans l'austère tragédie , dans la trilogie classique? on se fâche de voir l'Iliade et l'Enéide travesties ; on crie au scandale ; on accuse notre génération d'irrévérence et de scepticisme ; on monte sur les grands mots et les grandes phrases ; on défend de toucher à l'arche sainte de l'art antique, comme si on témoignait plus de respect aux chefs-d'œuvre en les oubliant qu'en les parodiant ! comme si le rire et le sarcasme des gens d'esprit n'étaient pas, pour les œuvres sublimes, encore une façon d'hommage 1 comme si, enfin, les poèmes d'Homère ne méritaient plus qu'une épitaphe respectueuse
Sacrés ils sont, car personne n'y touche! » Ecoutons à présent la critique du Figaro, M. Jouvin : « Dans le livret fantaisiste de MM. H. Meilhac et Ludovic Halévy, Agamemnon, son frère Ménélas, le bouillant Achille, Calchas, Oreste et les deux Ajax, sont profilés avec toute la liberté d'une caricature spirituelle : le droit des deux jeunes auteurs était là où pour eux était le succès. Ils pouvaient tout se permettre, à deux conditions : écrire une parodie amusante et fournir à l'imagination de leur collaborateur toutes les situations que comporte la musique bouffe. Ces deux conditions, ils les ont remplies; et tenir le crayon caricatural d'une main légère n'était pas chose aussi aisée qu'on se l'imagine. Mais , diront les délicats, le procédé ne varie point, c'est celui d'Orphée aux Enfers. Il consiste à systématiser les plus violents anachronismes et à couler de force la langue et les héros d'Homère dans les paletots modernes. Cela est vrai ; mais l'effet comique est toujours le résultat d'un défaut d'équilibre dans la pensée ou dans l'action. Plus la chute qui fait l'esprit en tombant est profonde, plus l'éclat de rire qui l'accompagne est retentissant. Dans une parodie de l'Iliade, c'est le rapprochement violent de deux civilisations séparées par quarante siècles qui lâche la détente de la gaieté. »
Si pourtant on se plaçait au point de vue de la dignité même de l'art, on pourrait trouver que les applaudissements obtenus par ces moyens forcés, par ces plaisanteries au gros sel, qui tombent souvent dans la licence ou dans la platitude, sont peu à l'honneur de notre époque ; et il est certain que le siècle où l'on applaudissait les beaux vers du Cid ou ceux d'Athalie aura, dans l'histoire littéraire, une plus belle place que celui où le public trépigne d'aise quand il entend des couplets comme les suivants:
Ces rois remplis de vaillance,
Plis de vaillance {bis).
C'est les deux Ajax, Etalant avec jactance,
T'avec jactance {bis).
Leur double thorax, Parmi le fracas immense
Des cuivres de Sax !
C'est les deux Ajax, les deux, les deux Ajax!
Ce roi barbu qui s'avance,
Bu qui s'avance {bis).
C'est Agamemnon.
Et ce nom seul me dispense,
Seul me dispense {bis)
D'en dire plus long; J'en ai dit assez, je pense,
En disant son nom.
C'est Agamemnon, Aga, Agamemnon.
Parlons maintenant de la musique. La Belle Hélène est, de l'avis de la critique , une des meilleures partitions bouffes de M. Offenbach. On y retrouve cette veine abondante, primesautière et facile de Ba-ta-clan , d'Oi-phée et des Bavards ; rien de plus vif, de plus extravagant. « Après quelques mesures d'introduction et l'attaque véhémente d'un premier chœur, dit M. Chadeuil, le jeune Oreste chante des couplets qui semblent avoir le mors aux dents ; puis viennent un récit comique du berger , la chanson d'Hélène, un duo d'amour, un trio bouffe, et un finale turbulent auquel concourent toutes les voix, bouquet triomphal qui vous fait aux oreilles ce qu'un feu d'artifice vous fait aux yeux. Les notes partent comme des fusées volantes. Tous, chanteurs et instrumentistes, ressemblent aux artificiers, les soirs de gala public...» Il y a, dans la Belle Hélène, des finales développés et de petits morceaux courts déguisés en madrigaux burlesques, des pages pour les connaisseurs et des refrains pour la foule. Le premier air de Paris , dans lequel reviennent constamment ces paroles, en forme de ronde :
Evohé! que ces déesses, Pour enjôler les garçons, Ont de drôles de façons
est très gracieux, très distingué et du tour mélodique le plus heureux : c'est, de l'avis de M. Jouvin, un morceau de scène. Les deux finales du premier et du second acte sont de l'excellente charge musicale. « Si celui qui termine le premier acte a plus de verve , dit le critique du Figaro, l'autre est peut-être plus spirituel ; il emprunte à la forme italienne des clichés pour parodier certains travers de style des chanteurs italiens. Le duo d'amour entre Paris et Hélène est également une caricature ; mais il n'emprunte pas uniquement son mérite à un trait de parodie finement rencontrée : il a des mélodies et de la grâce. •
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Plusieurs morceaux de cette œuvre légère sont devenus rapidement populaires , entre autres les couplets chantés par les rois et les princes de la cour d'Hélène, dans lesquels Agamemnon. Ménélas, Achille et les deux Ajax font, sur des syllabes redoublées, l'éloge de leurs faits d'armes. Rien n'est plus bouffon. Citons encore les couplets dont le refrain
est :
Et voilà comme Un galant homme Evite tout désagrément.
Ceux également que dit la belle Hélène :
Il nous faut de l'amour,
N'en fût-il plus au monde.
Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu A faire ainsi cascader la vertu ?
Le succès de la Belle Hélène est un des plus grands que puissent compter les Variétés. Après avoir gardé l'affiche une partie de l'année, cet ouvrage , qui a été le triomphe de Mlle Schneider, a été repris au bout de quelques mois (décembre 1865), avec le même bonheur.
Les acteurs qui ont créé la Belle Hélène sont : MM. Dupuis, Paris; Kopp, Ménélas; Grenier , Calchas ; Couder, Agamemnon ; Guyon , Achille ; Hamburger , Ajax 1er, Andof, Ajax Ile ; Mmes Schneider, Hélène; Silly, Oreste, etc.
Après avoir exposé les appréciations d'une critique très indulgente, qu'il nous soit permis de donner à notre tour notre avis sur les pièces de ce genre. La littérature s'y unit à la musique pour remplir à l'égard du public le rôle de proxénète. Dans cette déplorable association, la musique cesse d'être un art, et c'est un devoir pour les artistes de la répudier, de la chasser du sanctuaire. La musique a le don d'anoblir tout ce à quoi elle est mêlée. Les paroles les plus fades gagnent de la distinction, les pensées triviales perdent de leur bassesse ; le son et le rythme rendent harmonieux et même décents les mouvements du corps qui, privés de cet accompagnement , ne seraient plus que des contorsions intolérables. La danse, sans la musique, ne peut même être imaginée, tant elle offrirait de grossièreté. Comment peut-il se faire que des dons aussi merveilleux soient profanés et systématiquement transformés en parodies funestes au goût du public et peu honorables pour ceux qui les inventent et en tirent profit ? Dans la Belle Hélène , la musique est en harmonie avec les paroles et son caractère de charge grossière rivalise de précision avec les bas instincts de la gaminerie parisienne. Le spectateur se sent honteux
d'assister à ces débauches de l'esprit et du talent. Pour se justifier , il en rapporte deux ou trois lazzi amusants et encourage les personnes de sa connaissance à aller les entendre. Il éprouve le besoin d'avoir des complices. Dans un certain monde, l'auditoire de la chanteuse Thérésa s'est recruté de cette manière.
* BELLE HÉLÈNE DANS SON MÉNAGE (là) opérette en un acte, paroles de M. Moreneville, musique de Georges Rose, représentée aux Nouveautés le il juillet 1867.
* BELLE kalitcha (la), opérette en un acte, paroles de M. Armand Liorat, musique de M. F. "Wachs, représentée aux Folies- Bergère en décembre 1872.
belle LAITIÈRE (la.), opéra allemand, musique de Woelffl, repr. à Vienne vers 1796.
BELLE LIN A (la), opéra- comique en trois actes, livret de MM. Paul Avenel et Paul Mahalin, musique de M. Hubans, représenté au théâtre de l'Athénée le 6 février 1875. Chanté par Noël Martin, Mlles sichel et Girard.
BELLE LURETTE, opérette en trois actes, livret de MM. Blum, Blau et Toché, musique de M. Jacques Offenbach , représentée au théâtre de la Renaissance le 30 octobre 1880, après la mort du compositeur. Les morceaux qui ont eu le plus de succès sont : le Jabot du colonel, l'ensemble : Nous sommes les amoureux, la parodie du Danube bleu, la ronde de Colette. Chantée par MUes Jane Hading, Mily Meyer, MM. Jolly, Vauthier, Cooper.
BELLE MADELEINE (la) , opéra-comique en quatre actes, paroles de MM. de Lustières et Dutertre , musique de M. G. Schmitt, représenté au théâtre Déjazet le 24 juin 1866. La Belle-Madeleine est le nom d'un bâtiment qui, pendant les guerres de l'Empire, naviguait de conserve avec un autre vaisseau nommé le Crocodile. Une jeune femme, déguisée en mousse , sauve la vie du capitaine de la Belle- Madeleine. La musique a paru digne d'estime, malgré l'interprétation insuffisante des nombreux morceaux de la partition. Chanté par Gayral et M'ie Longuefosse.
BELLE MÉLUSINE (la), légende-féerie allemande, musique de Lehnhardt, représentée au Victoria-Theater, à Berlin, en janvier 1877.
* BELLE MEUNIÈRE (la), opérette, musique de Klerr, représentée à Berlin, sur le théâtre Friedrich- Wilhelmstadt, en mars 1867.
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BELLE POULE (la), opérette en trois actes, livret de MM. Hector Crémieux et Saint- Albin, musique de M. Hervé, représentée aux Folies-Dramatiques le 30 décembre 1876. Cette belle poule est une paysanne dont les amours, avec un jeune garçon nommé Poulet, sont traversés par beaucoup d'incidents pendant trois actes. On a remarqué, au milieu des incohérences familières au compositeur, la chanson de la Bordelaise, le rondeau dans lequel la belle Poule expose les sciences qu'on lui fait apprendre chez la marquise de Montaubrèche, qui l'a adoptée, et une jolie valse. Chantée par Simon Max, Milher, Luco, Meiie Schneider et M">e Prelly.
* belle ROHTRANT (la), opéra, poème tiré d'une légende populaire par M. J. Balz, musique de M. Edmond Kretschmer, représenté sur le théâtre Royal de Dresde en novembre 1887.
* BELLE SOPHIE (la), opéra-bouffe en trois actes, paroles de MM. P. Burani et Eugène Adenis, musique de M. Edmond Missa, représenté au théâtre des Menus-Plaisirs le il avril 1888.
* belle tonnelière (la), opéra-comique en deux actes, musique de M. Edmond Waucampt, représenté à Tournai en février 1876.
* belle tunisienne (la), opérette en un acte, paroles de M. Bouchor, musique de M. Gaston Lemaire, représentée au Cercle des Mathurins en novembre 1889.
BELLEROFONTE, opéra italien , musique de Sacrati, représenté sur le théâtre Novissimo, à Venise, en 1642.
BELLEROFONTE , opéra italien , musique d'Araja, représenté à Saint-Pétersbourg vers
BELLEROFONTE (il), opéra italien, musique de Mysliweczer, représenté à Naples vers 1765.
BELLÉROPHON, opéra en cinq actes, de Thomas Corneille, Fontenelle etBoileau, musique de Lulli, représenté à Paris, sur le théâtre de l'Opéra, le 31 janvier 1679 .
Cet opéra fut annoncé d'abord sous le titre de: les Triomphes de Bellérophon (Mercure galant, décembre 1678, page 124). Plusieurs recueils lui donnent pour auteur Corneille le jeune, quelques-uns Fontenelle; de récents travaux sur l'Académie de musique nous renseignent d'une manière certaine sur les noms des librettistes. Castil-Blaze, dans
son Répertoire général du théâtre de l'Opéra, n'hésite pas à donner aux trois collaborateurs un droit égal de paternité sur le poëme, mais son rôle s'arrête à une simple mention; il nous a donc fallu chercher ailleurs les indices certains de cette association poétique. En ce qui concerne Fontenelle, la collaboration est parfaitement établie ; on a même été, nous le répétons , jusqu'à le présenter comme l'unique auteur de l'ouvrage. Un des secrétaires de Lulli, nommé Noinville, a publié une Histoire de l'Académie royale de musique, devenue fort rare, mais que nous avons sous les yeux, et dans laquelle Bellérophon figure avec la seule signature de Thomas Corneille. Toutefois, une note de l'auteur nous apprend que « tout le monde sait que le rôle d'Amisodar est entièrement de la composition do M. de Fontenelle... » Noinville dit encore : « Thomas Corneille, rebuté par le peu de succès de Psyché, avait renoncé au théâtre lyrique ; mais Racine et Despréaux , qui n'avaient rien oublié pour décrier Quinault, n'oublièrent rien aussi pour ramener Corneille à faire des opéras ; et, ne se flattant pas d'en venir à bout par eux-mêmes, ilsfirent si bien, que Louis XIV lui fit l'honneur de lui témoigner qu'il le souhaitait. Il n'en fallait pas moins pour le rembarquer sur une mer qui lui paraissait trop orageuse. Corneille choisit le sujet de Bellérophon. Il en fit le premier acte avec beaucoup de facilité ; il le montra à Lulli, à qui il déclara que le plan du quatrième et du cinquième acte était tracé, mais qu'il ne savait comment disposer le deuxième et le troisième ; Lulli lui dit de consulter Quinault. Ce dernier s'y prêta de bonne grâce ; mais il pensa le désespérer par la rigueur avec laquelle il fit main basse sur les deux tiers de ses vers, qu'il ne trouvait pas assez lyriques. Il le tira enfin d'embarras. Bellérophon fut achevé, et les représentations emportèrent également les suffrages de la cour et de la ville. » Ainsi Quinault, bien que son nom ne figure pas sur le titre, aurait aussi participé à la mise sur pied de cet opéra, dont la fable lui était d'ailleurs familière, puisqu'il en avait déjà tiré une tragédie intitulée également Bellérophon, laquelle, soit dit en passant, avait eu une superbe chute. Jusqu'à présent, nous n'avons pas vu quelle part Boileau devait revendiquer dans la pièce. >Ona dit que Despréaux avait eu une grande part à ce poème, lisons-nous dans les Annales dramatiques ; mais Fontenelle, dans une lettre adressée aux auteurs du Journal des savants, a assuré bien positivement
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