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bergers trumeaux (les), opêra-bouffon en un acte , paroles de MM. Dupeuty et de Courcy, musique de M. Clapisson, représenté à l'Opéra-Comique le 10 février 1845. Les auteurs du livret n'ont cherché qu'à fournir au compositeur l'occasion d'écrire de la musique rétrospective, c'est-à-dire de faire une parodie ingénieuse des formules musicales des anciens maîtres. M. Ambroise Thomas, dans la Double échelle, avait déjà réalisé ce projet avec esprit. Un grand seigneur du temps de Louis XV veut faire jouer une comédie dans son château, et fait tirer les rôles au sort par des comédiens de qualité. Il en résulte des situations comiques et même grotesques. M. Clapisson a poussé aussi loin que possible le manque de respect à l'égard des points d'orgue , des cadences surannées qui charmaient nos pères. Le public s'est amusé de cette caricature. Il a applaudi une ouverture plaisante , le duo des deux bergers chanté par MUe Prévost et Henri ainsi qu'au jeu désopilant de Sainte-Foy.

BERGGEIST (der) [l'Esprit de la montagne], opéra allemand, musique de Spohr, représenté à Cassel en 1825.

BERGKNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra allemand, musique de Umlauff, représenté à Vienne vers 1778.

BERKGNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra allemand, paroles de Kœrner, musique de Helhvig, représenté à Berlin, au théâtre de Kœnigstadt, vers 1820.

BERGKNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra allemand, musique de C. Œstreich, représenté à Weimar en 1839.

BERGKNAPPEN (die) [les Mineurs], opéra en trois actes, musique de Berlin, représenta à Amsterdam vers 1846.

BERGKŒNIG (der) [le Roi de la montagne], opéra allemand, musique de Lindpaintner, représenté à Berlin en 1830.

BERLINER GRISETTE (eine) [une Grisette berlinoise], vaudeville allemand, musique de Lortzing, représenté à Berlin, au théâtre Frédéric-Guillaume, en 1850.

BERNABÉ VISCONTI, opéra séria, musique de G. Franceschini, représenté au théâtre dal Verme, à Milan, le 3 juillet 1878; chanté par Botterini, de Anna, Pasetti, Mm» Arancio-Guerini, Merbini. Cet ouvrage n'a pas réussi.

bernadone, opéra allemand, musique de Lipawsky, représenté à Prague vers 1800.

BERNARDA, opéra italien, paroles et musique de Righi (François), représenté à Bologne en 1694.

* BERNARDONE (il), opéra-bouffe, musique de Gioacchino Cocchi, représenté vers 1750 à Palerme, sur le théâtre particulier de Valguarneri, marquis de Santa Lucia.

BERNOISE (la), opéra-comique en un acte, livret de M. Lucien Solvay, musique de M. Emile Matthieu, représenté au théâtre de la Monnaie à Bruxelles en avril 1880. On a applaudi dans ce petit ouvrage une chanson bachique avec chœur.

* berta Dl varnol, opéra sérieux, paroles de Francesco-Maria Piave, musique de Jean Pacini, représenté à Naples, sur le théâtre San Carlo, le 6 avril 1867. Cet ouvrage avait pour interprètes Stigelli, Colonnese, Aratî, Guarnieri, Donadio, Benedetti, De Marinis, et Mmes Bendazzi, Tati et Cetrone. C'est le soixante-douzième et dernier opéra que fit représenter Pacini. Celui-ci, à la vérité, était écrit depuis plusieurs années, et avait dû être joué en 1860 à Venise, où il devait former la pièce de résistance de la saison de carnaval au théâtre de la Fenice. Les événements en avaient décidé autrement, et la guerre avait fait obstacle à ce projet comme à bien d'autres. Pour avoir été ainsi retardée, son apparition n'en fut pas moins heureuse, et le vieux Pacini termina son honorable et féconde carrière sur une sorte de triomphe. Le public napolitain fit fête en effet à sa partition de Berta di Varnol, dans la- • quelle il applaudit particulièrement, avec l'ouverture, la cavatine de Berta et celle d'Ottone dans le prologue, une scène avec chœurs et celle de l'orgie au premier acte, une romance de contralto et une invocation chorale superbe au second, enfin, au troisième, un duo de femmes et un finale d'un grand effet.

* BERTHE, comédie hcroï-pastorale en trois actes et en vers, paroles de Pleinchesne, musique de Gossec, Philidor et Botson, représentée au théâtre de la Monnaie de Bruxelles le 18 janvier 1775. Le livret de cet ouvrage, imprimé à Bruxelles dès 1774, porte seulement, comme auteurs de la musique, les noms de Gossec et de Philidor ; mais aucun doute ne peut rester sur la part importante qu'y prit Botson, lorsqu'on a lu le curieux travail publié par M. Charles Piot sous ce titre : Particularités inédites concernant les œuvres musicales de Gossec et de Philidor (Bulletin de l'Académie royale de Belgique,

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9* Série, tome XI, n° il, novembre 1875). Jusqu'à la publication de ce travail, personne n'avait eu connaissance de cet ouvrage, auquel sont attachés les deux grands noms de Gossec et de Philidor.

berthe de BRETAGNE, opéra allemand, musique de Rastrelli (Joseph), représenté à Dresde en 1835.

* BERTHE ET PÉPIN, opéra-comique en trois actes, paroles de Pleinchesne, musique de Deshayes, représenté à la Comédie-Italienne le 3 novembre 1787.

BERTHOLD DER WEINER (Berthold le

pleureur) , opéra allemand ,musique de Strauss, représenté au théâtre de Carlsruhe vers 1838.

BERTHOLDE A LA VILLE, parodie en un acte, paroles d'Anseaume, musique du marquis Lasalle d'Offemont, représentée à l'Opéra-Comique le 9 mars 1754.

BERTOLDO , opéra italien , musique de Jérôme Bassani, représenté à Venise en 1718.

BERTOLDO, opéra italien, musique de Pitiechio, représenté à Vienne en 1787.

BERTOLDO ALLA CORTE, opéra italien, musique de' Ciampi (Legrenzio-Vincenzo), représenté à Plaisance vers 1750.

BERTOLDO E BERTOLDINA, opéra italien, musique de Brunetti (Jean-Gualbert), représenté à Florence en 1788.

* BERTOLDO V COMPARSA, zarzuela en deux actes, paroles de M. Larraûaga, musique de M. Hernando, représentée en 1850 à Madrid, sur le théâtre des Basilios.

BESTIE IN UOMINI (le), opéra italien, musique de J. Mosca, représ, à Milan en 1812.

BETLY, opéra italien en deux actes, paroles et musique de Donizetti, représenté pour la première fois à Naples en 1836, et à Paris, d'après la traduction en français de M. Hippolyte Lucas, sur le théâtre de l'Opéra, le 27 décembre 1853. Donizetti abusa souvent de sa prodigieuse facilité. Quelquesuns de ses ouvrages sont acquis à la postérité ; les autres sont déjà oubliés. Parmi ces derniers, on peut citer, sans crainte d'être taxé de sévérité, l'opéra de Betly , qui ne produisit qu'un médiocre effet à l'Académie de musique, lors de son apparition en 1853, moins de cinq ans après la mort du chantre inspiré de Lucia. Bornons-nous donc à citer pour mémoire cette œuvre assez faible,

dont on ne chante plus que la tyrolienne fort bien écrite, et d'un effet certain dans les concerts. La voix séduisante de Mme Bosio ne put sauver la partition du naufrage. Donizetti, çui unissait facilement le talent de poète à celui de musicien, avait traduit lui-même le livret de Betly sur le Chalet de Scribe et Mélesville, mis en musique par Adolphe Adam (1834). Ajoutons que Donizetti n'avait rien pris, ou fort peu de chose, aux arrangeurs français. Ceux-ci s'étaient bornés, en somme, à convertir en opéra-comique le Betly de Goethe, qui remettait en lumière le Daphnis et Alcimadure, pastorale de Mondonville, imitée elle-même de l'Opéra de Froustignan, pièce languedocienne. Nous pourrions remonter à Longus et à Théocrite.

BETRUG DURCH ABERGLADBEN (DIE) [la Fourberie par superstition], opéra en un acte, musique de Ditters, représenté à Vienne en 178S.

BETTEL STUDENT (der) [le Pauvre étudiant], opérette, musique de Winter, représentée à Munich en 1 781.

BETTEL STUDENT (der) [le Pauvre étudiant], mélodrame, musique de Buchweiser représenté à Tœlz par ses condisciples du Gymnase en 1793.

BETTINA, opéra-comique en un acte, paroles de M. Emile de Najac, musique de M. Léonce Cohen, représenté aux Fantaisies- Parisiennes le 14 juin 1866. La donnée de cette pièce n'est pas neuve. Vieille histoire de tuteur et de pupille, mais compliquée d'une servante que son maître croit sotte et qui est pleine de malice , finta simplice. Cet ouvrage a servi de pièce de début à M. Léonce Cohen, prix de Rome. L'air de Bettina : Elle veut être une fermière ; les couplets : Le plus bête n'est pas celui qu'on pense, ont obtenu du succès. Chanté par Berthé, Costé, Mlles Costa et Hermance.

BETTLERINN (die) [la Mendiante], opéra, musique de Dorn (Henri-Louis-Edmond), représenté au théâtre de Kœnigstadt vers

BETULIA LIBERATA, drame sacré italien, paroles de Métastase, musique de Reutler, représenté pour la première fois dans la chapelle impériale à Vienne en 1734. Cet ouvrage a été composé sur la demande de l'empereur Charles VI. Les morceaux les plus saillants sont les chœurs : Pietà, se irato sei et Lodi al gran Dio, che oppresse.

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betulia liberata, drame sacré italien, paroles de Métastase, musique de Cafaro (Pascal), représenté à Naples vers 1778. Elève de Léo, Cafaro se distingua surtout dans la musique d'église dont le style pur s'allie à l'expression du sentiment des paroles, particulièrement dans l'air de Judith : Del pari infeconda d'un fiume è la sponda, et dans celui d'Ozia : Se Dio veder tu vuoi.

BEVITORE FORTUNATO (il) [L'heureux buveur] , opéra italien, musique de Zingarelli, fort joli ouvrage représenté à Milan en 1803.

* BEY DU MAROC (le), opérette en un acte, musique de M. Victor Hollander, représentée au Royal-Opéra-Comique de Londres en octobre 1894.

BIANCA, opéra, musique de M. de Hulshoff, représenté en Allemagne vers 1790.

BIANCA, opéra-comique en trois actes, musique de Ignaz Briill, représenté au théâtre de Dresde, le 26 novembre 1879, avec succès. Chanté par Gœtze, Degele , Decarli, Mmes schuch et Rosier.

* BîANCA, opéra sérieux, paroles de M. Golisciani, musique de M. Pierantonio Tasca, représenté au théâtre de la Pergola de Florence le u février 1885, avec Mme Tetrazzini, MM. Massanet et Visconti pour principaux interprètes.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de Buzzi, représenté à Rome en 1842.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de Dell'Ongara, représenté à Turin dans le mois de novembre 1860.

* bianca CAPELLO, opéra sérieux, musique de Dalla Baratta, représenté en Italie vers 1866.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de M. Lovati Cazzulani, représenté au teatro Sociale de Côme en février 1874.

BIANCA CAPELLO, opéra italien, musique de Badiali, représenté sans succès à Florence en avril 1876.

* BIANCA CAPELLO, grand opéra en cinq actes, paroles de M. Jules Barbier, musique de M. Hector Salomon, représenté sur le théâtre Royal d'Anvers en février 1886. Le sujet, tiré d'un épisode très dramatique et bien connu de l'histoire des ducs de Florence à la fin du xvue siècle, avait été traité en Italie à diverses reprises, mais ne l'avait pas

été en France. Le livret de M. Jules Barbier est pathétique, intéressant et fertile en situations qui ont permis au musicien de donner la mesure de son talent. La partition de M. Hector Salomon est une œuvre puissante et inspirée, écrite en un style excellent et instrumentée avec une vigueur exempte de tout excès. Elle avait pour interprètes Mmes Delprato et Rémi, MM. Cossira, Se» guin, Guillabert, Jouhanet et Kinnel.

* BIANCA CAPPELLO, opéra sérieux, musique de M. Alberto Randegger, représenté à Brescia en 1854.

BIANCA CONTARINI, opéra italien, musique de Rossi (Lauro), représenté à Milan en

* BIANCA DA CERVIA, opéra sérieux, musique de M. Antonio Smareglia, représenté au théâtre de la Scala, de Milan, en 1882.

* bianca degli ALBIZZI, opéra sérieux, paroles de Marco Marcello, musique d'Angelo Villanis, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, en 1865.

* BIANCA de MAULEON, opéra, musique de M. José Francisco Arroyo, représenté au théâtre Saint-Jean, de Porto, le n mars 1846.

* BIANCA di BELMONTE, opéra sérieux, paroles de Felice Romani, musique de Riesck, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, le 26 décembre 1829.

BIANCA DI BELMONTE, opéra italien, musique de Genoves, représenté à Venise en

* BIANCA DI BELMONTE, opéra sérieux, paroles de Carrozzi, musique d'Imperatori, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, le 22 novembre 1842.

BIANCA DI MESSINA, opéra italien, musique de Vaccaj, représenté à Turin vers 1S28.

* BIANCA DI nevers, drame lyrique en trois actes et un prologue, paroles de M. Golisciani, musique de M. Adolfo Bacci, représenté au théâtre Social de Rovigo le 1er novembre 1889.

* BIANCA DI SANTAFIORA, opéra sérieux, musique du comte Giulio Litta, alors âgé de vingt ans, représenté à Milan, sur le petit théâtre du Conservatoire de cette ville, le 2 janvier 1843.

BIANCA E FALIERO, opéra de Rossini,

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Teprésentô à Milan, au théâtre de la Scala, le 26 décembre 1819. De tous les ouvrages du célèbre maestro, Bianca e Faliero est un des moins réussis, et, par conséquent, un des moins connus. Rossini venait de quitter Naples au bruit des sifflets, le 4 octobre 1819, après la tumultueuse représentation de la Donna del Lago. Il comptait prendre une éclatante revanche à Milan, mais son attente fut trompée de tous points. Le sujet de Bianca e Faliero est à peu de chose près celui du Comte de Carmagnola, de Manzoni.

Le Conseil des Dix condamne à mort un .jeune général dont il se défie parce qu'il est vainqueur; mais Bianca, la fille du doge, aime le comte, ou plutôt Faliero. Le contraste de cette haine jalouse et de cet amour dévoué anime toute la pièce. Mme Camporesi chanta supérieurement le rôle de Bianca; celui de Faliero était rempli par Mme Carolina Bassi, la seule cantatrice qui rappelât, mais de loin pourtant, la Pasta. Les autres rôles étaient tenus par Claudio Bonaldi, Alessaudro de Angelis, etc. La décoration représentant la salle du Conseil des Dix était, paraît-il, d'une vérité parfaite, « On se sentait frémir, dit Stendhal, au milieu de la magnificence, dans cette salle immense et sombre, tendue en velours violet, et éclairée seulement par quelques rares bougies dans des flambeaux d'or; on se voyait en présence' du despotisme tout-puissant et inexorable. Notre insensibilité ou notre pauvreté a beau dire, de belles décorations sont le meilleur commentaire de la musique dramatique ; elles décident l'imagination à faire le premier pas dans le pays des illusions. Rien ne dispose mieux à être touché par la musique que ce léger frémissement de plaisir que l'on sent à la Scala, au lever de la toile, à la première vue d'une décoration magnifique. Celle de la salle du Conseil des Dix, dans Bianca e Faliero, était un chef-d'œuvre de M. Sanquirico. Quant à la partition de Rossini, tout était réminiscence ; il ne fut pas applaudi , il fut presque sifflé. » L'auditoire milanais se montra sévère : un air fort difficile, et chanté avec beaucoup de perfection par Violante Camporesi, le laissa froid et indifférent. Cet air fut appelé l'air de guirlande, parce que la jeune fille tient une guirlande à la main en le chantant. A vrai dire, il n'y avait de neuf, dans Bianca e Faliero, qu'un morceau, le quartetto ; mais ce morceau et le trait de clarinette surtout, sont au nombre des plus belles inspirations qu'aucun maître ait jamais eues. Stendhal ne voit rien dans Otello, ou

dans la Gaztà ladra, de comparable à ce quartetto. « C'est, dit-il, un moment de génie qui dure dix minutes. Cela est aussi tendre que Mozart, sans âtre aussi profondément triste. Je mets hautement ce quartetto au niveau des plus belles choses de Tancrède ou de Sigillara. » Stendhal n'a pas assez d'admiration pour la cantilène de ce quartetto, qu'il se chantait, avoue-t-il, pour se donner du courage, lorsqu'il écrivait sur la musique de Rossini. On plaça, dès les premiers jours , ce morceau tant vanté dans la musique d'un ballet joué à la Scala. Le même public l'entendit ainsi pendant six mois de suite, tous les soirs, sans en être jamais rassasié, l'écoutant avec un profond silence. Du naufrage de Bianca e Faliero, l'auteur a sauvé de superbes débris, qu'il a placés dans de nouvelles compositions. Il a souvent agi de la sorte, notamment pour Ciro in Babilonia, Aureliano in Palmira, Sigismondo, et autres opéras mal accueillis à leur apparition.

BIANCA E FERNANDO, opéra sérieux, musique de Jean Belio, repr. à l'Académie Filodramatica, à Trévise, le 31 mars 1827.

BIANCA E FERNANDO , opéra italien, musique de Campiuti, représenté à Pavie, le il février 1830.

bianca E gernando, opéra italien de Bellini, représenté à Naples le 30 mai 1826. La vocation de Bellini venait de se révéler par le petit opéra Adelson et Salvini, joué en

1824, dans l'intérieur du Conservatoire de Naples, et par la cantate d'Ismène. Lablache, témoin de la réussite de ces deux essais, et plein de confiance dans l'avenir du jeune Bellini, alors âgé de vingt et un ans seulement, prit sous sa protection le futur auteur de Norma. La reine de Naples, à qui Bellini fut recommandé, engagea l'imprésario Barbaja, l'audacieux entrepreneur des théâtres lyriques de Naples, Vienne, Milan, Venise, etc., à lui confier un libretto. Barbaja se rendit d'autant plus volontiers au désir de sa souveraine, que Lablache répondait des moyens de son protégé et acceptait d'avance un rôle dans l'ouvrage à venir. A la fin de l'année

1825, Bellini avait terminé la partition de Bianca e Gernando, dont les rôles principaux furent interprétés par Rubini, Lablache et Mme Méric-Lalande, trois célébrités du chant, trois étoiles en possession de la faveur du publicitalien. Bianca e Gernando obtïat un très grand succès. On distingua surtout un charmant duo exécuté par Rubini et Mme Méric- Lalande, ainsi qu'un air très beau chanté par

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