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BION

bonnes choses musicales, notamment des phrases en canon et un style d'imitation soutenu et bien traité. Ce travail a été presque entièrement perdu à l'exécution, car les troupes qui jouent ces ouvrages ne se composent pas de chanteurs assez bons musiciens pour ■bien exécuter ce genre de musique. Les deux autres actes ne contiennent rien de saillant. Distribution : Hélène, Douce, Mariette, Mmes Humberta, Tassily, Liogier; Gontran, laColichemarde, le colonel, Sulpice, l'échevin, MM. Denizot, Sujol, Jannin, Bellot.

sillet de loterie (le), opéra-comique en un acte, paroles de Roger et Creuzé do Lesser, musique de Nicolo, représenté à Paris, sur le théâtre de l'Opéra-Comique , le 14 septembre 1811. Cet ouvrage, dont l'intrigue était assez piquante, obtint, grâce surtout à la partition, un succès prolongé, à Paris et dans la province. On trouve, dans cet opéra, un air de soprano qui est devenu classique.

BILLET DE MARGUERITE (le), opéra-COmique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et Brunswick, musique de M. Gevaert, représenté à Paris, au Théâtre -Lyrique, le 7 octobre 1854. La scène se passe en Allemagne, aux environs de Bamberg, et toute l'intrigue roule sur une équivoque, sur une promesse de mariage consignée dans une sorte de billet à La Châtre, qui n'amène que des scènes insignifiantes et un dénoûment fort peu intéressant. L'auteur de la partition, jeune compositeur belge, s'était fait connaître chez nous, l'année précédente, en donnant au Théâtre-Lyrique un petit opérabouffe en un acte, Georgette, où il y avait du talent. Le Billet de Marguerite, beaucoup plus important, se distinguait moins par la nouveauté des idées que par l'habileté et la facilité du musicien. Citons, au premier acte, un j oli chœur dans la manière de Weber, un duo pour baryton et ténor, qui est bien coupé pour la scène ; au second acte, un joli trio, spirituellement conçu, la romance : Pauvre fille, Sans famille,

qui est d'un bon sentiment ; Gardez-moi, un duo pour deux voix de femmes, dont le commencement est lourd, vulgaire, et qui s'achève par une sorte de nocturne plein de grâce ; au troisième acte, les couplets piquants du messager Jacobus, et le finale, morceau d'ensemble rempli d'incidents savamment développés. Ce finale méritait un meilleur sort que la place qu'il occupe à

la fin d'une histoire de village dont il dépasse le cadre par ses proportions et son développement. M. Scudo, parlant de cet ouvrage, que le public accueillit avec beaucoup de faveur, écrivait : « Il y a certainement de l'avenir dans le talent déjà remarquable de M. Gevaert, s'il parvient à se dépouiller d'une foule de vieilles formules d'accompagnement dont son instrumentation est remplie. Il use et abuse, jusqu'à la satiété, d'une certaine progression ascendante qu'on trouve dans tous les opéras de M. Verdi, et dont Meyerbeer s'est parfois servi en grand maître. Il serait dommage qu'un musicien aussi distingué que M. Gevaert employât son talent à rééditer des lieux communs. » Le Billet de Marguerite a servi de début, à Paris, à une cantatrice belge qui a partagé le succès de son compatriote, Mmc Deligne-Lauters, élève du Conservatoire de Bruxelles, et qui est devenue Mme Gueymard. Léon Achard débuta aussi dans cet ouvrage.

* BILLET DE SPECTACLE (le), opérette en un acte, paroles de MM. Philibert et Siégel, musique de M. J. Uzès, représentée à l'Eldorado en 1872.

BILLETS DOUX (les), opéra-comique, musique de Piccinni (Alexandre), représenté au théâtre des Jeunes-Artistes de la rue de Bondy vers 1804.

* BILLET TAYLER, opérette, musique de M. Edouard Salomon, représentée avec beaucoup de succès à Londres, en 1S80. C'était le début du compositeur, qui mourut dans toute la force de l'âge, à quarante-deux ans, en 1895, au moment où il faisait répéter, au Trafalgar- Theatre, une nouvelle pièce intitulée le Tabou.

BION, opéra-comique en un acte et en vers, paroles d'Hoffman, musique de Méhul, représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de l'Opéra-Comique, en 1801. Agénor, jeune Athénien, voyant que Bion est amoureux de Nisa, trouve plaisant de la lui enlever. Bion, à qui ce projet n'échappe point, mystifie d'abord Agénor, et finit par l'unir à celle dont il est aimé. Ce sujet offre peu d'intérêt, mais on trouve de la fraîcheur dans les idées et de la grâce dans le style. La musique est digne du célèbre auteur de Stratonice, et nous ne comprenons pas pourquoi la plupart des biographes ont omis de citer cet ouvrage dans la liste de ses œuvres. Il nous a semblé juste de réparer cet oubli qui ne s'explique point.

* BIONDELLA, drame lyrique en un acte,

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musique de M. Richard Eekhold, représenté au théâtre de Mayence en janvier 1895. L'auteur occupait les fonctions de chef d'orchestre de ce théâtre.

* BIONDOLINA, opéra-bouffe, paroles d'Almerindo Spadetta, musique de Giovanni Valente, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1850.

BIORN, opéra séria en cinq actes, composé sur un livret anglais par Lauro Rossi, représenté au théâtre de la Reine, à Londres, le 17 janvier 1877. Chanté par Mottino et Mme stewart. L'action se passe en Norvège et a beaucoup d'analogie avec le sujet de Macbeth. La musique est digne d'estime.

* birichino (il), esquisse dramatique en un acte, paroles de M. Enrico Golisciani, musique de M. Leopoldo Mugnone, représenté au théâtre Malibran, de Venise, le il août 1892.

BIBICCHINO DI PABIGI (il) [le Vaurien de Paris], opéra italien, musique de Manusardi, représenté à Milan en 1841.

BIRTH DAY (the) [Le jour de naissance], opéra pastoral de Carter, représenté au théâtre de Drury-Lane en 1787.

BIRTH OF HERCULES (the) [la Naissance d'Hercule], opéra anglais, musique de Arne, représenté à Londres, au théâtre de Drury- Lane, en 1766.

BITTEN UND ERHORVNG (Prière et exaucement), mélodrame sérieux allemand en un acte, musique de J.-C. Kaffka, représenté à Breslau en 1783.

BIZARRA CONTADINA (la), opéra italien, musique de Marinelli, représenté à Venise

BIZARRO CAPRICCIO (il), opéra-buffa, musique de Mellara, représenté à Venise vers 1806.

BIZZARRIE d'amore (le), opéra italien, musique de Raimondi, représenté à Gênes vers 1807.

* BIZZARRO INGANNO (un), comédie lyrique, paroles de Leone Tottola, musique de Pagliani-Gagliardi, représenté à Naples, sur le théâtre Nuovo, en 1826.

bjorn JARNSIDA, opéra suédois, musique de Dupuy (Jean - Baptiste - Edouard- Louis-Camille), représenté à Stockholm le 3 avril 1822.

BLACK CROOK (the), opéra-féerie anglais en quatre actes, musique de Jacobi, chef d'or-

chestre, pour le îer et le 3e acte, et de M. Clay pour les deux autres, représenté sur le théâtre de l'Alhambra, à Londres, le 6 janvier 1873. Cet ouvrage, très applaudi chez nos voisins, a dépassé la centième représentation dans le cours de l'aDnée.

* BLACK-eyed suzan, opéra-comique,

musique de M. Meyer Lutz, chef d'orchestre du théâtre de Birmingham, représenté sur ce théâtre en mai 1887.

BLAISE ET BABET, opéra-comique en deux actes, paroles de Monvel, musique de Dezède, représenté pour la première fois à Versailles le 4 avril 1783, et à Paris sur le théâtre de la Comédie-Italienne, le 30 juin 1783. Les mêmes auteurs avaient donné , en 1777, les Trois fermiers, pièce tirée d'un fait historique. Ces trois fermiers, afin d'empêcher leur seigneur de vendre sa terre, lui prêtent 100,000 écus. Ce trait, consigné dans les Ephémérides de l'année 1769, avait été fort bien accueilli au théâtre; aussi Monvel songea-t-il à lui donner une suite dans Biaise et Babet, qui obtint un succès très marqué. Babet, levée de grand matin, fait, en attendant Biaise, son prétendu, des bouquets pour la fête de son grand-père Mathurin. Piquée du retard de son amoureux, elle rentre chez elle au moment où elle le voit venir. Biaise l'appelle ; mais Babet veut se venger : elle se cache. Il l'appelle encore; elle ouvre enfin sa fenêtre. Mais où donc est Biaise? A son tour, elle appelle Biaise, mais en vain : alors elle prend le parti de descendre. A la vue du bouquet que tient Babet, Biaise devient jaloux; Babet voit un ruban à la boutonnière de Biaise, et Babet devient jalouse. Enfin nos deux jeunes gens se brouillent, et jurent de n'être jamais l'un à l'autre. Cependant on annonce l'arrivée du seigneur qui vient rembourser les trois fermiers des sommes qu'ils lui ont généreusement prêtées, pour conserver sa terre qu'il allait être obligé de vendre. Il ajoute 12,000 livres destinées à doter six jeunes filles, et deux années du revenu de sa terre pour marier Biaise à la petite-fille de Mathurin. Hélas ! Biaise et Babet ont juré de ne plus s'aimer... Babet apprend heureusement que le ruban dont Biaise était porteur lui était destiné. De son côté, Biaise découvre que le bouquet de Babet avait été cueilli à son intention. Les deux amants s'embrassent, et la pièce finit par un mariage, comme cela devait être. Cet ouvrage est fort supérieur à celui dont il est la suite. Les querelles d'amour sont très

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