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BILL

•bice di roccaporte, opéra semi-sérieux

en trois actes, paroles de M. Schiavelli, musique da M. Giacomo Meddni, représenté au Politeama de Savone le 16 octobre 1888.

BIGLIETTO E l'anello (il), opéra italien, musique de Aggiutorio, représenté à Naples, sur le théâtre del Fondo , en 1839. C'est le seul ouvrage dramatique que ce compositeur ait donné au théâtre. Il a depuis embrassé la carrière du professorat à Paris.

BIJOU PERDU (le), opéra-comique en trois actes, paroles de MM. de Leuven et de Forges, musique d'Adolphe Adam, représenté au Théâtre-Lyrique le 6 octobre 1853. La donnée du livret n'est pas d'un goût irréprochable. C'est l'histoire d'une montre qui passe de main en main, du boudoir de Mme Coquillière, femme d'un fermier général, dans la poche du marquis d'Angennes, puis dans celle du commissionnaire Pacôme, tombe entre les mains de Toinette la jardinière, qui la restitue au marquis, à la condition que l'engagement militaire contracté par son amoureux sera annulé. Les détails de ce canevas ne sont rien moins qu'édifiants. La jolie voix de Mme Cabel, qui a débuté dans cet opéra, les grâces de sa personne, l'accueil populaire fait à la ronde de Toinette au second acte ont décidé du succès de cet ouvrage, médiocre sous tous les rapports. Cet air de guinguette :

Ah! qu'il fait donc bon, Qu'il fait donc bon cueillir la fraise !

chanté par Mme Cabel est de la même famille

que le

Oh ! oh ! oh ! qu'il était beau, Le postillon de Lonjumeau!

même trivialité, même succès. Les idées mélodiques d'Adolphe Adam sont d'une nature essentiellement vulgaire. C'est de la gaieté sans grâce, sans esprit, sans finesse; mais il montrait une telle habileté dans l'instrumentation et l'accompagnement, que la jolie apparence déguisait la pauvreté du fond , comme la soie, les guipures, la dentelle, les diamants et les joyaux dissimulent souvent les formes les plus chétives et les plus disgracieuses. On a remarqué encore dans le Bijou -perdu le concerto pour flûte, écrit expressément pour le virtuose Rémusat, et qui sert d'introduction; la romance de Cupidon et la romance de Pacôme •

Ah! si vous connaissiez Toinon.

Les rôles ont été créés par MM. Meillet, Sujol, Menjaud, Cabel, Leroy, M">« Marie Cabel et M1 Ie Garnier.

BIJOUX DE JEANNETTE (LES), opéracomique en un acte, livret de M. Marc Constantin , musique de M. Amêdée Godard, représenté au théâtre de la Renaissance le 9 août 1878. Chanté par Urbain, René Julien, Mmes Blanche Miroir et Davenay.

BILDERSTÙRMER (die) [les Iconoclastes], opéra allemand, musique de Kittl, représenté en Allemagne vers 1820.

BILLEE TAYLOR, opéra-comique anglais en deux actes, livret de M. H.-P. Stephens, musique de M. Edward Salomon, représenté à l'Impérial Théâtre de Londres en décembre

BILLET DE LOGEMENT (le), opéra-comique en trois actes, livret de MM. Boucheron et Burani, musique de M. Léon Vasseur, représenté aux Fantaisies-Parisiennes le 15 novembre 1879. L'aventure est singulière. Le baron de Montagnac père a substitué un de ses bâtards à un enfant de sa femme, fruit des œuvres de François 1er, et a abandonné celui-ci à un aventurier nommé la Colichemarde. Le fils illégitime est devenu baron de Montagnac et épouse une jeune fille au moment ou l'officier Gontran vient loger au château. Avant que le mariage ait été consommé et après les péripéties sans lesquelles il n'y aurait pas de pièce, duel avec le colonel, condamnation de l'officier par le conseil de guerre, Gontran reprend son nom et son titre et épouse la baronne. La lecture d'un testament du vieux Montagnac a suffi aux auteurs pour démêler cet imbroglio. La partition renferme quelques morceaux assez intéressants pour qu'on regrette l'emploi que l'artiste fait de son talent en l'associant à des paroles aussi inconvenantes que celles, par exemple, du duetto conjugal d'Hélène et Sulpice : Pour 7ious, plus d'entraves, et les couplets d'Hélène : Il faut tendrement l'occuper, et à des trivialités telles que celles-ci :

Ah ! quel bel homme Ah! nom d'un chien!

Mais voyez comme Comme il est bien!

On remarque dans l'ouverture un agréable motif en la majeur; dans le premier acte, une fughette andantino d'un bon effet vocal, mais bien dépaysée à cette place ; les couplets de Douce: Oui, deux grands rois; la romance de Gontran: Vous n'êtes plus la jeune fille, dont le dessin d'accompagnement par la clarinette manque toutefois de correction à la fin du morceau, et le finale, dans lequel il y a de

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