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BRUS

morceaux remarqués, il faut d'abord citer l'ouverture, fréquemment exécutée dans nos grands concerts symphoniques, puis, au premier acte, le récit de Morgan, la belle phrase de Gildas : Vive Dieu ! ma fureur est grande, le chœur plein de vigueur : Hardi, GUdas ! et le charmant duo de Gildas et d'Enide ; au second, un chœur de lutins et l'invocation de Gildas à la source magique ; au troisième, qui est particulièrement riche, la mélodie de Viviane : J'ai marché cette nuit..., le grand duo qu'elle chante avec Gildas, suivi du trio avec Merlin, et des airs de ballet fort élégants ; enfin, au quatrième, la cantilène pleine de tendresse d'Enide et un excellent finale. Cet ouvrage important avait pour interprètes M'ies Marguerite Baux et Parentani, MM. Cornubert, Ceste, Poitevin, Corin et Corpait.

BRODEUSE (la), opéra russe en un acte, musique de Lvoff, représenté à Saint-Pétersbourg vers 1840.

BROSKOVANO , opéra- comique en deux actes et en prose, paroles de MM. Scribe et Henri Boisseaux, musique de M. Louis Deffès, représenté au Théâtre-Lyrique le 29 septembre 1858. Le soldat Constantin, ayant tué sur la grande route un seigneur richement vêtu, avec lequel il avait eu une querelle, se fait passer, aux yeux de l'aubergiste Jovitza, pour Basile, le prétendu inconnu de la fille de Jovitza. La jeune Hélène devient l'épouse de Constantin, et c'est alors que le vrai Basile arrive. On prend le nouveau marié pour Bros&ovano, un chef de brigands, la terreur de la contrée ; mais tout s eclaircit enfin : c'est Constantin , au contraire , qui a tué le bandit et délivré ainsi les habitants d'un ennemi implacable. Le premier acte de ce faible livret rappelle, avec désavantage, lesilfeprises par ressemblance, de Patrat. La direction ne comptait guère sur cette pièce, et Scribe qui, aux répétitions, avait fini par douter comme les autres, annonça qu'il ne se nommerait pas. Or, pendant qu'un succès inattendu se décidait, Scribe était au congrès de Bruxelles , en sorte qu'il ne put revenir sur la décision qu'il avait prise. Boisseaux fut donc nommé seul. La brochure et la partition portent le nom de Scribe. La musique parut très agréable, et l'on bissa, au premier acte, les couplets militaires de Constantin, dont le motif sert de début à l'ouverture de l'opéra, et la légende du vampire. Le quatuor du deuxième acte est d'une facture remarquable.

"BROSSEUR ET MARQUISE, Opérette en un acte, musique de M. Raphaël Grizy, représentée dans un salon le 21 novembre 1875.

BROTHER AND SISTER (le Frère et la Sœur), opéra anglais, musique de Bishop, en société avec Reeve, représenté à Covent- Garden en 1815.

BROUILLERIES (les), comédie en trois actes et en prose, mêlée d'ariettes, paroles de d'Avrigny , musique de Berton , représentée au Théâtre-Italien le 1er mars 1790. Cet imbroglio à la mode espagnole fut favorablement accueilli à cause de la musique, quoiqu'elle paraisse peu digne de l'auteur de Montano et Stéphanie, du Délire et à' Aline.

BROUILLERIES (les), opéra en un acte, paroles de Dumaniant, musique de Foignet (Charles), représenté à Paris au théâtre Montansier en 1799.

BRUDER GRAUROK UND DIE PILGERINN (der) [le Moine gris et la Pèlerine] , opéra allemand , musique de C.-G. Glœsch , écrit à Berlin vers 1775.

BRUDER VON KAKRAU (der) [le Frère de Kakrau], opéra allemand , musique de Lickl, représenté au théâtre Schikaneder vers 1800.

* BRULEURS D'EAU-DE-VIE (LES), Opéra,

paroles du comte Tolstoï, musique de Mme sierova, représenté sans aucun succès à Moscou, en juillet 1894.

BRUNET ET CAROLINE, opéra-comique en un acte, paroles de Ségur jeune, musique deMengozzi, représenté à Montansier en 1799.

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