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L'aïnë, Hermann, dans un accès d'exaltation romantique, se fait chef de brigands. Il délivre son père, et se trouve être involontairement le meurtrier de son frère, qu'il a délivré ainsi des remords qui aboyaient dans ton cœur, selon l'expression de Schiller.

Un tel mélodrame offrait sans doute des situations musicales, mais d'une interprétation très-difficile. Il n'aurait pas été un obstacle au succès, malgré son invraisemblance, car nous avons vu réussir le Trovatore, dont la conception est encore plus bizarre. La musique de Mercadante a des formes trop développées et trop classiques pour s'associer à des impressions brusques et sauvages. Cet opéra a été accueilli sans enthousiasme par l'auditoire du Théâtre-Italien. On a cependant remarqué la cavatine dite par Tamburini, et précédée d'une gracieuse ritournelle jouée par le cor : Ove a me tu volga un guardo ; un air brillant et chaleureux d'Amélie, chanté pat MUe Grisi ; la cavatine de Rubini : Questi due verdi salci; enfin, le trio avec choeur, qui termine magistralement le premier acte.

Dans les deux autres, on distingue la prière d'Hermann, et le duo qu'il chante avec son père. Lablache jouait le rôle du vieux comte de Moor. Mercadante, qui était venu à Paris pour faire représenter cet opéra, retourna à Milan, peu satisfait de l'accueil fait à son oeuvre.

BRIGANTI (i), opéra italien, musique de Arditi, représenté au Conservatoire de Milan en 1841.

brigitta, opéra allemand en trois actes, musique de Miry, représenté au théâtre Minard, de Gand, en 1847.

BRIGITTA-KIRCHTAG (der) [le Jour de Sainte-Brigitte], opéra allemand, musique de Lickl, représenté au théâtre Schikaneder, à Vienne, vers 1796.

* BRILLANT Achille (le), vaudeville-opérette en trois actes, paroles de MM. Charles Clairville et Fernand Beissier, musique de M. Louis Varney, représenté au théâtre de la Renaissance le 21 octobre 1892. Interprètes : MM. Huguenet, Edouard Georges, Regnard ; Mues Théo, Saulier, Roland, Berthelot, Isaac, Richard.

* brinio, opéra, paroles de M. Van Lochem, musique de M. Van Millingen, représenté au théâtre du Parc, à Amsterdam, en mai 1889. Livret intéressant, tiré d'une nouvelle populaire de Van Lennep, dont l'action de déroule sur la terre des anciens Bataves,

•au' temps de la domination romaine et de l'empereur Julien, musique sans caractère et sans inspiration, orchestrée d'une façon brutale. Interprètes : Mme Ophemert-Schweneka, MM. Pariwels, Orelio et Albans.

BRIOCHES DU DOGE (les), opérette, musique de M. Demarquette, jouée aux Folies- Bergère en mars 1872.

BRISEIDE, opéra italien, musique de Bianchi, représenté à Turin en 1784.

BRISEIDE, opéra italien, musique de Robuschi, représenté à Naples vers 1790.

BRITANNIA, opéra anglais, musique de Arne, représenté à Londres, au théâtre de Drury-Lane, en 1744.

BRITANNICO, opéra, livret imité de la tragédie de Racine, musique de C.-H. Graun, représenté à Berlin en 1752.

BRITISH FORTITUDE (the) [la Bravoure anglaise], opéra anglais, musique de Reeve, représenté à Londres en 1794.

* BROCÉLIANDE, opéra féerique en quatre actes et six tableaux, paroles de M. André Alexandre, musique de M. Lucien Lambert, représenté sur le théâtre des Arts, à Rouen, le 25 février 1893. Encore un opéra dont le sujet est emprunté au cycle fameux des chevaliers de la Table ronde, si fréquemment mis à contribution depuis le moment où Richard "Wagner a songé à s'en emparer. Peut-être en abuse-t-on un peu. Il est ici question des korrigans, des lutins et des fées, desdits chevaliers qui suivent l'étendard du roi Arthur de Bretagne, et de la voluptueuse Viviane, et de l'enchanteur Merlin, que sais-je ? Le beau chevalier Gildas, entraîné dans la forêt de Brocéliande pour y venger la défaite infligée à Morgan, pénètre jusque dans le palais de la fée Viviane, près de laquelle il oublie sa tendre fiancée, la douce et séduisante Enide. Mais Merlin veille, Merlin, qui est amoureux de Viviane, et c'est grâce à lui qu'Enide vient trouver Gildas dans sa retraite et qu'elle peut l'arracher aux bras de sa rivale. Le mérite de ce poème, écrit d'ailleurs en vers sonores, est d'offrir au compositeur des situations puissantes et variées, essentiellement favorables à une musique passionnée, colorée et pittoresque. Le musicien n'a pas failli à sa tâche, et son œuvre se recommande par un heureux jet mélodique et un excellent sentiment de la scène, que complète une réelle habileté dans l'instrumentation. Parmi les

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