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BUIS

dant que tout marche au gré de ses désirs, et sans qu'il s'aperçoive le moins du monde de la présence des soupirants de la belle Rosa, survient le mari de la cantatrice improvisée, qui interrompt la répétition générale et emmène sa femme , au grand désespoir de don Bucefalo.

Cet ouvrage, fort amusant, a fait le tour de l'Italie avec un grand succès. La musique est accorte, pimpante, sans grande originalité ; c'est la menue monnaie courante de Donizetti. Le rôle de don Bucefalo a été créé par Bottero; mais Zucchini l'a joué ici avec un entrain, un esprit, une bouffonnerie qui ne laissaient rien à désirer. On y a remarqué aussi Mlle Vitali. Les autres rôles ont été chantés par Brignoli, Mercuriali, Leroy et Mlle de Brigny. C'est une caricature du Maître de chapelle à ajouter à celles de la Prova d'un opéra séria, des Cantatrice villane, du Fanatico per la musica, et enfin du Maître de chapelle, de Paër.

bûcheron (le), opéra-comique en un acte, paroles de Guichard et Castet, musique de Philidor, représenté à Paris , sur le théâtre de la Comédie-Italienne , le 28 février 1763. Suzette revient de la forêt en chantant ; Colin l'entend et accourt; mais Suzette refuse de rester avec lui ; elle craint d'être surprise par sa mère, qui veut la marier au fermier Simon malgré son mari Biaise, auquel Colin plairait pour gendre. Quelle nouvelle pour Colin 1 II voudrait témoigner sa douleur à Suzette, mais on entend quelqu'un; c'est Biaise, le père de Suzette, qui revient de son travail. Biaise, qui est malheureux en ménage, déplore sa triste situation : « Méchante femme et point de pain! ah! quel destin! » dit-il. Le tonnerre gronde : Mercure paraît et lui annonce que Jupiter, touché de sa misère, remplira les trois premiers souhaits qu'il voudra former. Biaise , embarrassé , va consulter le bailli, avec qui il se met à table. On boit. Biaise sait que le bailli aime l'anguille, il voudrait pouvoir lui en offrir une; à peine ce souhait est-il formé qu'une anguille paraît sur la table. Mme Biaise, voyant que son mari a si mal profité de ce premier souhait, devient furieuse. Dans son premier mouvement, Biaise souhaite de la voir muette, ce qui s'accomplit aussitôt; enfin, il lui fera sacrifice du troisième souhait pour lui rendre la langue qu'elle a si bien pendue, si elle consent au mariage de Suzette avec Colin. Margot se rend et recouvre la parole. On s'en aperçoit bientôt, car les mots sortent

en foule de sa bouche, ils se pressent jusqu'à ce qu'enfin la source en soit épuisée.

On voit que cette pièce est une plaisanterie de plus à l'endroit des femmes qui ont la démangeaison de trop parler. Elle eut vingtquatre représentations successives, ce qui était beaucoup alors; mais pas assez pour enseigner aux femmes les avantages du silence; car on la reprit souvent. Philidor n'avait pas encore donné de meilleure musique ; celle du Bûcheron fut fort applaudie ; on l'entendit longtemps avec plaisir.

BÛCHERON (le), opéra-comique, musique de Benda, représenté à Gotha vers 1770 et à Leipzig en 1778.

bûcheron (le), opéra allemand, musique de Reichardt, représenté en 1775 à Berlin.

* buenas noches, SENOR DON SIMON,

zarzuela en un acte, musique de Cristobal Oudrid écrite sur un livret qui nous semble bien devoir être une imitation flagrante de Topéra-comique français Bonsoir, monsieur Pantalon, représentée à Madrid le 16 avril

* buenaventura (la), zarzuela, musique de M. Joaquin-Maria Vehils, représentée à Madrid en 1880.

* buffalmaco, opérette-bouffe en trois actes, paroles de M. B. Groller, musique de M. R. Glick, représentée à Hambourg le 16 mars 1891.

"BUG-JARGAL, drame lyrique italien, poème de M. Valle, musique de M. José Gama Malcher, compositeur brésilien, représenté à Para en août 1890.

BUISSON vert (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. de Fonteilles, musique de M. Léon Gastinel, représenté au Théâtre- Lyrique le 15 mai 1861. Le livret est trop naïf, trop nul pour qu'on en doive donner l'analyse. Le Buisson vert est l'enseigne de l'auberge où se passe l'action , dont les personnages sont : un paysan amoureux et poëte, une jeune fille qui répond à sa tendresse, son père, vieux matelot, qui se trouve avoir sauvé les jours du roi de Suède Gustave III, enfin ce monarque lui-même, qui amène le dénoûment par ses libéralités royales. La musique de M. Léon Gastinel, ancien pensionnaire de Rome , méritait un poème plus favorable à l'inspiration. On a remarqué le chœur: Salut, monsieur Cornélius, et un joli chœur de chasseurs. Cet

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