BUON
ouvrage a été chanté par Petit, Legrand, Leroy, Serène et Mlle Moreau.
* bu jenta (la), opéra-bouffe, musique de M. Tarditi, représenté à Acqui en 1883.
* bulgare (le), opérette, paroles et musique de M. Cari Dilbern, représentée à Magdebourg, sur le théâtre d'Été, en juillet
BULL'S HE AD (the) [la Tête de Bull], farce, musique de J. Hart, représentée à Londres
BUON MARITO (il), opéra, musique de Benda, représenté à Gotha en 1766.
BUONA FAMIGLIA (la), opéra italien en un acte, paroles et musique de Garcia (Manueldel-Popolo-Vicente), représenté à New- York vers 1827.
BUONA FIGLIUOLA (la), opéra italien, musique de Perillo , représenté à Venise en
BUONA FIGLIUOLA (la), opéra-comique en trois actes, parodié en français par Cailhava, sur la musique de Piccinni, et représenté à la Comédie-Italienne le 17 juin 1771.
* BUONA FIGLIUOLA (la), opéra bouffe, poème ancien de Carlo Goldoni remis en musique par M. Achille Graffigna, représenté au théâtre Philodramatique de Milan le 6 mai 1886.
BUONA FIGLIUONA CREDUTA VEDOVA
(la), opéra, musique de Latilla, représenté à Venise en 1766.
BUONA FIGLIUOLA MARITATA (la),
opéra italien, musique de Scolari, représenté à Venise en 1762.
BUONA FIGLIUOLA MARITATA (LA),
opéra italien, musique de Nicolas Piccinni, représenté à Rome le 27 juillet 1769, et à Paris, sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 15 avril 1779. Cet opéra fit partie de la suite d'ouvrages italiens proposés à l'admiration des uns , aux sarcasmes des autres par le directeur De Vismes, dans la campagne glucko-piccinnienne de 1778-1779. Le véritable titre de la pièce est : la Cecchina, ossia la buona Figliuola, mais le sous-titre a prévalu. A Rome, cet ouvrage excita des transports d'admiration poussés jusqu'au fanatisme : il n'y avait pas eu jusqu'alors de succès plus brillant; celui de la Cecchina fut univer-
sel. Le livret était tiré du roman de Pamëla, qui a fourni au théâtre un grand nombre de comédies. La Bonne fille est une orpheline retirée dans un château et élevée par une dame qui en prend le plus grand soin. Sa beauté, ses vertus, l'ont fait aimer d'un jeune seigneur; elle a su plaire aussi au jardinier, qui veut l'épouser. La femme de chambre de la dame et une paysanne coquette, qui aspirent toutes les deux à la main du jardinier, répandent des soupçons sur la sagesse de la Bonne fille. Le jeune seigneur en est offensé; la maîtresse du château veut la faire enlever et l'envoyer dans un couvent pour la soustraire à la passion du marquis amoureux ; le jardinier la délivre des mains des ravisseurs , et la conduit en triomphe ; mais le marquis l'emmène à son tour. Enfin arrive un soldat allemand, qui vient s'informer d'un enfant que le colonel a laissé malade, en passant dans le village, d'où il avait été obligé de fuir avec précipitation , à cause d'une affaire d'honneur. Le colonel vient luimême , et rceonnaît sa fille , qu'il accorde en mariage au jeune seigneur.
L'opéra de Piccinni s'empara de tous les théâtres d'Italie, et partout il produisit la même sensation. On ne voulait plus entendre d'autre musique; le peuple demandait toujours la Buona Figliuola, à l'exclusion de compositions plus récentes. Les modes, les enseignes de cafés, de boutiques, les coiffures étaient à la Cecchina. Ce fut le premier exemple de cette vogue dont nous avons été souvent témoins pour quelques opéras modernes. » Ce fut dans la Cecchina , si l'on en croit l'historien de V Opéra-Italien, que Piccinni fit entendre pour la première fois des finales avec des changements de tons, de rythmes et de mouvements, qui renfermaient plusieurs scènes. Logroscino ,.' à qui l'on devait l'invention de ces finales (1730), les écrivait sur un seul thème. Cette idée originale , précieuse , de la coupe et de la conduite des finales fut une des causes du succès merveilleux de la pièce. Jomelli, passant à Rome, à son retour de Stuttgard, avait les oreilles fatiguées des éloges prodigués à la Buona Figliuola; d'un ton de mépris, en parlant du compositeur et de son ouvrage, il disait à ses familiers : Sarà qualche ragazzo e qualche ragazatta ; mais, après avoir entendu l'ouvrage, il déclara solennellement, avec la sincérité digne d'un si grand ■ maître, que Piccinni était inventeur.
Une représentation de la Buona Figliuola maritata sur le théâtre de Feltri, petite ville
BURG