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de Métastase , musique de Piccinni, représenté à Naples en 17W.

CATONE IN UTICA, opéra italien, paroles de Métastase, musique d'Ottani, représenté à Naples en 1777.

CATONE IN UTICA, opéra italien, paroles de Métastase, musique d'Andreozzi, représenté à Milan en 1782.

CATONE IN UTICA, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Paisiello, représenté à Naples vers 1788.

CATONE IN UTICA, opéra italien, paroles de Métastase, musique de Winter, représenté à "Venise en 1791.

CATONE UTICENSE, opéra italien, musique de Pollarolo, représenté à Venise en

* CATTARINA, opéra-comique, musique de Frédéric Clay, représenté à Londres en 1874.

* cauda DE belzebuth '(a), opéra-féerie en trois actes, musique de M. Freitas Gazul, représenté à Lisbonne, sur le théâtre de la Rua dos Condes.

* CAUSE ET LES EFFETS (la) OU LE RÉ- VEIL DU peuple en 1789, opéra-comique en cinq actes, paroles de Joigny, musique de Trial fils, représenté au théâtre Favart le 17 août 1793.

CAUTION (la) , opéra allemand, musique de François Schubert, écrit en 1816.

cavalcade À PIED (la), opéra-comique, musique de Volkert , représenté à Leopoldstadt en isi6.

cavalière brettone (il), opéra italien, musique de Mancini, représenté au conservatoire de Loreto en 1720.

* cavalière d'AMORE (il), (« scènes.du moyen âge », paroles de M. Alessandro Cortella, musique de M. Ernesto Maiani, représentées au théâtre Dal Verme de Milan, le 17 octobre 1893.

CAVALIERE ERRANTE (il) [le Chevalier errant], opéra italien, musique de Traetta, représenté à Naples en 1777, et à Paris , sur le théâtre de l'Académie royale de musique, le 4 août 1779. Ce compositeur a montré dans ses ouvrages un sentiment dramatique plein de justesse et d'énergie; ses opéras de Sémirarnide, de Didone, eurent un grand succès. On rapporte de lui qu'il lui arrivait quelquefois, en dirigeant au clavecin l'exécution

d'un de ses opéras, de s'adresser au public et de dire naïvement : « Signori, badate a questc pezzo; Messieurs, faites attention à ce morceau. » On écoutait et on applaudissait.

CAVALIERE MAGNlFICO(iL),opéra italien, musique de Caruso, représenté à Florence dans l'automne de 1777.

CAVALIERE PER AMORE (il), opéra italien, musique de Piccinni, représenté à Naples vers 1765.

cavalière per AMORE (il) , opéra italien, musique d'Anfossi, représenté à Berlin vers 1784.

CAVALIERE TEUTONICO IN NORIM- BERGA (il), opéra allemand, du baron de Lichteinstein, représenté au Théâtre royal de Berlin en décembre 1833.

CAVALIERI di.malta (i), opéra séria, livret de Golisciani, musique de A. Nani, représenté au théâtre Royal de Malte le 16 jan-

* CAVALIERI Dl VALENZA (i), opéra-bouffe, paroles de Gaetano Rossi, musique de Giovanni Pacini, représenté à Milan, sur le théâtre de la Scala, le n juin 1828. Tandis qu'il écrivait la musique de cet ouvrage, le pauvre Pacini perdit sa femme, qui, atteinte d'une fièvre maligne, lui fut enlevée en trois jours, le laissant veuf avec deux enfants. « Le lecteur, dit-il dans ses Memorie artistiche, imagine aisément dans quel état d'abattement moral je tombai. Il me fallut pourtant terminer l'œuvre commencée, qui fut d'ailleurs très bien exécutée. » Pacini avait en effet pour interprètes, avec le ténor Winter et la basse Biondini, deux des plus grandes et des plus célèbres cantatrices de ce temps, Mme Méric-Lalande et Carolina Ungher, et son opéra obtint un très vif succès.

CAVALIERI DI VALENZA (i), opéra sérieux, musique de Schira, représenté au théâtre de Lisbonne en 1837.

*CAVALLERIA rusticana, drame lyrique en un acte et deux tableaux, paroles de MM. Targioni-Tozzetti et Menasci, musique de M. Pietro Mascagni, représenté au théâtre Costanzi de Rome le 18 mai 1890. Les interprètes étaient Mm es Gemma Bellincioni et Guli, MM. Roberto Stagno etSalassa. Traduit en français par M. Paul Milliet, l'ouvrage fut produit à l'Opéra-Comique le 19 janvier 1892. joué pour les quatre rôles principaux par

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Miles Emma Calvé et Villefroy, MM. Gibert et Bouvet. L'histoire du succès étonnant de ce petit ouvrage vaut d'être racontée. Son auteur M. Mascagni, alors âgé de vingt-sept ans environ, avait eu une jeunesse agitée et un peu aventureuse. Après avoir été chef d'orchestre de diverses troupes d'opérette, il s'était enfoui dans une petite ville de Sicile, à Cerignola, où il avait accepté les fonctions de chef de la musique municipale. Il semblait que les rêves d'ambition qu'il avait pu former jusqu'alors dussent à jamais s'évanouir, lorsqu'un jour il apprend, comme par hasard, qu'un puissant éditeur de Milan, M. Edouard Sonzogno, avait ouvert un concours entre tous les musiciens italiens pour la composition de trois opéras en un acte, qu'il s'engageait non seulement à récompenser par des prix en argent, mais encore, ce qui était beaucoup plus important pour les auteurs, à faire représenter sur un des plus grands théâtres d'Italie. Mais deux mois seulement le séparent encore du terme fixé pour ce concours. Et comment y prendre part? Il n'a pas de poème ! Où en trouver un ? A tout hasard, il écrit à deux amis qu'il a laissés à Livourne, sa ville natale, MM. Targïoni-Tozzetti et Menasci, pour leur peindre ses angoisses et leur demander s'ils ne peuvent lui découvrir ou lui fabriquer en toute hâte un livret d'opéra. Ceux-ci ne perdent pas de temps. Sans prendre la peine de chercher un sujet, ils empruntent délibérément à M. Giovanni Verga celui d'un petit drame très émouvant et étonnamment pathétique, Cavalleria rusticana, dont le succès avait été grand par toute l'Italie, ils le resserrent, le condensent, et en tirent un excellent poème d'opéra. Et comme le temps pressait, ils n'attendent même pas qu'ils aient terminé, et jour à jour, à mesure qu'ils avaient écrit une scène ou un morceau, ils envoyaient le texte à. leur ami, sur simples cartes postales, afin qu'il pût travailler de son côté.

C'est de cette façon singulière, dans ces conditions de rapidité assez énervantes, mais particulièrement excitantes"* aussi, que fut composée la musique de Cavalleria rusticana. Le compositeur, on le comprend, n'avait pas le temps de flâner, et cela est si vrai que sa partition arriva la dernière au siège du concours, et la veille même de sa clôture. Elle n'en fut pas moins couronnée avec deux autres, parut à la scène ainsi qu'elles, et les éclipsa toutes deux.

Le sujet, tiré, je l'ai dit, d'un petit drame de M. Verga, était d'ailleurs bien fait pour

inspirer un musicien. L'action se passe en Sicile. Le paysan Turridu, qui avait quitté son village natal en y laissant sa fiancée, la belle Lola, la retrouve, à son retour du service militaire, mariée au charretier Alfio. Il jette les yeux alors sur une douce jeune fille, la gentille Santuzza, qu'il réussit à séduire en lui promettant de l'épouser. Mais Lola est coquette et méchante à la fois. Jalouse de Santuzza, elle devient provocante avec son ancien fiancé, le ramène facilement à elle, et en fait son amant. Santuzza découvre tout, fait des reproches à Turridu, qu'elle aime passionnément, et s'efforce de le détacher de Lola; mais celui-ci, rendu furieux par ses reproches, non seulement la repousse, mais la menace de la tuer. Folle alors de colère et de douleur, Santuzza, dans un moment d'égarement, révèle à Alfio l'infidélité de sa femme et sa liaison criminelle avec Turridu. Bientôt les deux hommes se trouvent en présence, une querelle s'élève entre eux, ils se provoquent mutuellement et, dans un duel au couteau, Turridu est tué par Alfio. Tel est ce drame, saisissant, plein de saveur, et d'une éloquente rapidité. Lorsqu'il parut à la scène avec sa musique, le succès en fut immense, et, il faut bien le dire, excessif. Avec leur enthousiasme et leur expansion ordinaires, les Italiens allèrent trop loin dans l'éloge et dépassèrent singulièrement la mesure. Il semblait, à les entendre parler de la musique du jeune Mascagni, qu'ils avaient du coup retrouvé un de ces génies prodigieux qui ont fait la gloire musicale de leur pays, un Pergolèse, un Cimarosa ou un Rossini. Il y eut des dithyrambes pompeux en l'honneur du jeune musicien, on lui fit, dans les théâtres, des ovations inouïes, on lui prépara des réceptions princières, on lui éleva des arcs de triomphe dans les villes où il devait passer. C'était absurde et ridicule. La réclame était d'ailleurs merveilleusement organisée en son honneur, et l'étranger lui-même s'y laissa prendre. La politique aussi s'en mêla, et l'Allemagne, en raison de la triple alliance, crut devoir faire à l'opéra de M. Mascagni une réception triomphale ; les Viennois, de leur côté, firent aussitôt du jeune compositeur leur enfant gâté. Toute l'Europe enfin entonnait un chant de gloire à son égard. Seule, l'Angleterre s'était montrée froide pour Cavalleria rusticana, lorsque l'ouvrage vint se produire à Paris, où la critique lui fit grise mine, ne trouvant pas, tant s'en faut, le chef-d'œuvre que d'avance on lui avait annoncé avec tant de fracas. Car voilà précisément le tort : les

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