‹ Dictionnaire des opérasChapitre 162 sur 928 · CENT MILLE FRANCS ET MA FILLE · texte numérisé non relu

CENT MILLE FRANCS ET MA FILLE

opérette en quatre actes, musique de M. Jules Costé , représentée au théâtre des Menus- Plaisirs le 27 avril 1874. On a applaudi dans cet ouvrage un chœur de brigands.

CENT-SUISSE (le) , opéra-comique en un acte, paroles de MM. Duport et Monnais, musique de M. le prince de la Moskowa, représenté à l'Opéra-Comique le 7 juin 1840. Il s'agit dans cette pièce d'un soldat du régiment des cent-suisses , qui a endossé le domino vert de son capitaine pour s'introduire dans la salle où Mme de Châteauroux donne au roi un bal travesti. Rockly, en butte aux aventures et aux mésaventures de son maître, est sur le point d'être honoré de la Bastille et se trouve trop heureux, en se débarrassant de son domino, d'éviter la schlague. On a remarqué dans la partition deux quatuors et un joli duo. M. le prince de la Moskowa était bon musicien et a rendu à l'art musical des services réels, en instituant chez lui des concerts de musique classique où les dilettantes sérieux se sont rencontrés pendant de longues années.

CENT vierges (les), opéra-bouffe en trois actes, livret de Chivot, Duru et Clairville, musique de Ch. Lecocq ; représenté pour la première fois sur le théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, le 16 mars 1872. La donnée de la pièce est dans le goût du jour : situations scabreuses, scènes ultra-burlesques, absence de toute vraisemblance et de tout sentiment

CÉPH

GERR

acceptable. Cent Anglais sont allés peupler une île, appelée Vile-Verte. Ils manquent de femmes et en font demander à l'amirauté, qui leur expédie cent vierges sur un navire. L'expédition s'égare et on n'en a aucune nouvelle; les Anglais renouvellent leur requête. On recrute à Londres une nouvelle cargaison et le navire fait voile pour l'Ile- Verte. Deux femmes mariées, Gabrielle et Mme p0ulardot, s'imaginant faire une promenade en mer, sont montées sur le vaisseau, et leurs maris voient du rivage avec désespoir s'éloigner leurs chères moitiés. On relâche plusieurs fois en route et, lorsqu'on aborde à l'Ile- Verte, la cargaison ne compte plus que quatorze femmes au lieu de cent. Le gouverneur, sir Plupersonn, fait tirer les femmes au sort. Les deux maris, le duc Anatole de Quillenbois et Pomardot, qui s'étaient embarqués à la poursuite de leurs femmes, arrivent dans 1 île et sont contraints de prendre des habits féminins. On les tire au sort et ils échoient à Plupersonn et à son secrétaire Brididick. Les quiproquos se multiplient et se prolongeraient indéfiniment, si la première cargaison des cent vierges n'arrivait enfin dans l'île, à la grande joie des colons. La musique de M. Lecocq est vive, élégante et scénique ; l'instrumentation en est habile. La valse chantée au deuxième acte est le meilleur morceau de la partition. Je signalerai encore une gigue, les couplets : Tai la tête romanesque, la chanson : Sans femme, Vhommt n'est rien, et le chœur des cent vierges. Chanté par M. D. Widmer, Charlier, Joly, Mmes Gentien et Delorme. Cette pièce a été jouée à Paris, sur le théâtre des Variétés, le 13 mai 1872, et y a obtenu beaucoup de succès.

* centro E TRES (o), opérette en un acte, musique de M. Freitas Gazul, représentée à Lisbonne, sur le théâtre de la Trinité

CÉPHALE, opéra-ballet, musique de Batistin (Struck) , représenté à Versailles vers

CÉPHALE ET PROCRIS , tragédie lyrique en cinq actes , avec un prologue , paroles de Duché, musique de MUe de La Guerre, représentée le 15 mars 1694.

CÉPHALE ET PROCRIS, opéra allemand, musique de Bronner, représenté à Hambourg

CÉPHALE ET PROCRIS, opéra russe, le premier qui ait été écrit dans cette langue, musique de Araja, représenté à Saint-Pétersbourg en 1755.

CÉPHALE ET PROCRIS , tragédie lyrique en trois actes, paroles de Marmontel, musique de Grétry, représentée à Versailles en 1773, et à l'Académie royale de musique le 2 mai 1775. Cet ouvrage n'eut aucun succès. Grétry, dans ses Mémoires, en convient, et l'attribue à l'abondance des airs mesurés, que les acteurs , trop habitués aux récitatifs , na pouvaient chanter dans le même mouvement que celui de l'orchestre.

CÉPHALE ET PROCRIS , mélodrame allemand , musique de Kerpen , représenté à Mayence en 1792.

* CÉPHALIDE OU LES AUTRES MARIAGES SAMNITES, opéra- comique en trois actes, paroles du prince de Ligne, musique de Vitzthumb et Cifolelli, représenté à Bruxelles en 1777.

* CEPILLO DE LAS animas (el), drame lyrique en trois actes, musique de M. Fernandez Caballero, représenté sur le théâtre de la Zarzuela, à Madrid, en 1879.

CE QUI VIENT DE LA FLÛTE, etc. (Wie gewonnen, so zerronnen), livret de M. Kalich, musique de M. Conradi, représenté au théâtre Kœnigstadt de Berlin en juillet 1856.

CERCATORI D'ORO (i) [les Chercheurs d'or], vaudeville italien, musique de Dionigi, représenté au théâtre Quirino de Rome le 4 décembre 1877.

CERERE PLAÇAT A, opéra italien, musique de Jomelli, représenté en Italie en 1760 M. Gevaert a publié un air de soprano tiré de cet ouvrage : Resta, o cara.

* CERERE placata, « fête théâtrale », musique de Jomelli, représentée en Italie en 1772.

cerisier (le), opéra-comique en un acte, livret de M. Jules Prével, musique de M. Duprato, représenté au théâtre national de l'Opéra-Comique le 15 mai 1874. Le conte de Marguerite de Navarre, qui a fourni à La Fontaine le sujet de sa Servante justifiée, ne pouvait être mis à la scène qu'avec bien des précautions. La pièce a été assez bien accueillie. Quant à la musique, on y a remarqué çà et là de jolis motifs traités avec goût, principalement les couplets : Avant la noce, et un charmant duo. Chanté par Thierry, Barnolt, Miles Révilly, Reine et Chevalier.

* CERRETANI (i) [les Charlatans], opérabouffe en deux actes et un prologue, paroles anonymes, musique de M. Rinaldo Caffi,

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