CENT
été créés par Mmes Duret, Lemonmer et Mlle Alexandrine Saint-Aubin , fille de la célèbre actrice. On a repris cet ouvrage à l'Opéra-Comique en 1845, avec Mmes Casimir etDarcier. Grignon et Sainte-Foy jouèrent les personnages du baron de Montefiascone et du sénéchai Dandmi. La musique fit peu d'effet, en raison même des efforts tentés par l'arrangeur pour lui en faire produire. Adam renforça l'instrumentation simple et quelque peu naïve de Nicolo par des cuivres et des trémolos, et ajouta même, pour Mme Casimir, un air de sa façon à la partition originale.
* cendrillonnette, opérette en quatre actes, paroles de M. Paul Ferrier, musique de MM. Gaston Serpette et Victor Roger, représentée aux Bouffes-Parisiens le 24 janvier 1890. M. Paul Ferrier, qui n'a aucun respect pour les classiques, avait déjà travesti la Bible et l'histoire de Joseph, dans Joséphine vendue par ses sœurs ; de même il a accommodé la Cendrillon de Perrault à la moderne, en en. faisant une petite héroïne parisienne du xixe siècle, qui, après avoir gagné sa fortune aux courses et au baccarat tout en restant sage, épouse enfin le Figaro qui a su faire parler son cœur. La pièce est franchement amusante, et la musique, alerte et vive, est littéralement bourrée de couplets dont quelquesuns sont fort bien venus. On a surtout fait fête à une jolie romance de baryton, au trio bouffe : Embrassons-nous et qu'ça finisse, et à Tentr'acte-gavotte qui précède le quatrième acte. Cendrillonnette avait pour principaux interprètes Mmes Mily-Meyer, G-ilberte, Maurel, et MM. Dieudonné, Piccaluga, Tauffenberger et Jannin.
CENERENTOLA (la.) [Cendrillon], opéra de Rossini, représenté pour la première fois sur le théâtre Valle , à Rome, pendant le carnaval de 1817, et aux Italiens de Paris, le 8 juin 1822. Le sujet, emprunté au vieux conte de fées, a été traité pour la scène italienne par Ferretti. Sur ce livret usé, Rossini a écrit une de ses plus délicieuses partitions. Lors de son apparition à Rome, cet ouvrage charmant ne produisit pas tout l'effet qu'il a produit depuis au Théâtre-Italien de Paris. La faute en était auxexécutants, chanteurs ou instrumentistes. Cenerentola a été mise sur la même ligne que le Barbier , pendant quelques années , par quelques hommes de goût,. Plusieurs morceaux de la Pietra del Paragove, du Turco in Italia, de la Gazetta ont passé dans l'opéra de Cenerentola. L'ouverture est charmante et d'une grâce légère. Nous mentionnerons l'air Miei rampolli , le duo Un soave non so ché,
le sextuor Quesf è un nodo avvilupato, la strette si animée du finale, le duo Zitto, Zitto et le duo des deux basses : Un segretto d'importanza, chef-d'œuvre d'expression bouffe. Le rondo final a été, pour Mlle Alboni, le sujet d'une ovation qui se renouvelait chaque soir. Nous avons entendu bien des cantatrices dans ce rôle. Mme Borghi-Mamo nous a paru le chanter avec supériorité.
Lablache a laissé des souvenirs dans le rôle de don Magnifico.
cenerentola (la), opéra, musique de Garcia (Manuel-del-Popolo-Vicente), représenté à New- York vers 1826.
CENTO astozie, opérette italienne, musique de F. Zanetti, représentée au conservatoire Santa-Anna de Pise en mars 1877.
CENTO BUGIE, UNA VERITA (Cent mensonges pour une vérité), opéra-bouffe italien, musique de Siri, représenté au théâtre del Fondo en 1839.