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du chevalier, le duo des Chaises, entre le chevalier et le financier , et un joli quatuor. Les rôles ont été joués par Couderc , Ponchard , Prilleux et Mlle Lemercier.

* chaleco blanco (el), « épisode comico-lyrique » en un acte, deux tableaux et un intermède, paroles de M. Miguel Ramos Carrion, musique de M. Chueca, représenté à Madrid, sur le théâtre Apolo, en 1894.

CHALET (le) , opéra-comique en un acte, paroles de Scribe et Mélesville , musique de A. Adam, représenté pour la première fois à Paris le 25 septembre 1834. C'est le meilleur ouvrage du compositeur, ou du moins celui qui a été le plus populaire. Le poème et la musique se valent et s'équilibrent mutuellement. Après le duo , II faut me céder ta maîtresse, qui a de la chaleur , de l'effet et dont le style est tout à fait scénique , on ne peut guère citer que l'air de basse Arrêtons-nous ici, bien écrit dans les cordes de la voix de basse, et devenu sous ce rapport un air classique. Tout le reste est commun et trivial ; d'ailleurs orchestré avec ingéniosité , à la portée des intelligences musicales les plus bornées ; c'est de la musique française dans le sens assez abaissé du mot, et non pas telle que l'avait comprise et exprimée le maître de l'auteur du Chalet , l'illustre Boieldieu. L'opéra le Chalet a été et est encore un agréable lever de rideau ; il n'a que trois rôles, qui ont été tenus à la création de l'ouvrage par Mme Pradher, Inchindi et Couderc.

CHAMBELLAN (le), opéra-comique en un acte, paroles de Desmares, musique de Maniquet, représenté au Grand-Théâtre de Lyon en février 1837. Parmi les scènes de province, celle de Lyon s'est toujours distinguée par une hospitalité généreuse, qui malheureusement n'a guère été payée de retour.

CHAMBRE À COUCHER (la) OU UNE DEMI-HEURE DE RICHELIEU, opéra-comique en un acte , paroles de Scribe , musique de Guenée, représenté au théâtre Feydeau le 29 avril 1813.

CHAMBRE GOTHIQUE (la.), opéra-comique en un acte, paroles de Carmouche, musique de M. Victor Massé, joué aux Folies- Dramatiques en 1849.

CHAMPMESLÉ (la), pièce mêlée de chants, jouée au Vaudeville le il février 1837. On a remarqué un air chanté par Mme Albert au deuxième acte, et composé par M. de Flottow. Ces compositions légères , exécutées dans les

théâtres secondaires, ont frayé au compositeur le chemin vers les premières scènes.

CHAMPS-ELYSÉES (les), opéra allemand) musique de Hoffmeister, écrit à Leipzig vers 1805. Hoffmeister a été un des compositeurs les plus féeonds de l'Allemagne ; mais aucun de ses ouvrages dramatiques n'a obtenu de succès durable.

CHANOINE DE MILAN (le), opéra en deux actes , musique de Schall , représenté à Copenhague vers 1800.

CHANOINE DE MILAN (le), opéra-comique, paroles et musique de E.-T.-G. Hoffmann, représenté à Varsovie en 1805. Pendant son séjour en Pologne, le célèbre romancier se livra plus particulièrement à l'étude de la musique et composa plusieurs ouvrages lyriques, entre autres cet opéracomique dont il avait emprunté le sujet à la comédie d'Alexandre Duval.

CHANSON DE FORTUNIO (la), opérette en un acte, paroles de MM. Crémieux et Jules Servières , musique de J. Offenbach , représentée au théâtre des Bouffes-Parisiens le 5 janvier 1861. Il y a de la sensibilité, de l'élégance et de la distinction dans la musique, et en cela elle dépasse de beaucoup la donnée commune du livret. La Chanson de Fortunio, qui est devenue populaire, a été écrite sur les vers d'Alfred de Musset :

Si vous croyez que je vais dire

Qui j'ose aimer, Je ne saurais, pour un empire, Vous la nommer.

Désiré, Bâche, Mlle pfotzer ont joué les rôles de Fortunio, du petit clerc Friquet et de Valentin. Mile Chabert a créé avec un talent charmant celui de Laurette.

* CHANSON DE L'AUBÉPIN (LA), Opérette

en un acte, musique de Mme Amélie Perronnet, représentée à la salle Ventadour le 12 mars 1877, dans une représentation au bénéfice de M'ie Stella Colas.

CHANSON DE LAUJON (la) , opéra-comique en un acte, musique de Lejeune , représenté à Calais en septembre 1862.

* CHANSON DE l'étoile (la), opérette en un acte, paroles de M. Ed. Blau, musique de M. Gérôme, représentée aux Folies-Marigny le 4 décembre 1872.

* CHANSON DU TZIGANE (la), pièce en un acte, en vers, de M. H. de Fleurigny, avec musique de scène de M. Paul Vidal, représentée au théâtre des Nouveautés en juin 1890.

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* CHANSONS DE MIRZA SCHAFFY (LES), opérette, paroles de M. Pohl, musique de M. Louis Roth, représentée en novembre 1887 au théâtre Frédéric-Guillaume de Berlin.

* chant de LA cloche (le), légende dramatique en un prologue et sept tableaux, poème et musique de M. Vincent d'Indy, exécutée à l'Éden-Théâtre le 25 février 1886. C'était l'œuvre couronnée, Tannée précédente, au concours ouvert périodiquement par la ville de Paris pour une composition symphonique et vocale qui ne se rattache ni au théâtre, ni à la musique religieuse ; mais ce ne fut pas sans combat que celle-ci fut victorieuse. Dix-sept partitions avaient été présentées à ce concours, par MM. Vincent d'Indy, Jean Cousin, Georges Hue, Gaston Meynard, A.Diet.'ich, Emile Ratez, Jules Lacoustène, Paul Deschamps, Alfred Rabuteau, Charles Devéria, Eugène Mestres et plusieurs anonymes. Après un premier examen de ces dix-sept partitions, le jury en avait écarté treize, réservant pour son jugement définitif les quatre œuvres dont la valeur lui semblait supérieure. C'étaient le Chant de la cloche, de M. Vincent d'Indy, Rubezahl, de M. Georges Hue, Merlin enchanté, de M. Georges Marty, et une quatrième due à l'un des anonymes, qui était M. Chapuis. Ces quatre concurrents furent invités par le jury à se présenter devant lui pour lui faire entendre leurs compositions au piano, après quoi il fut procédé au vote. C'est là que la bataille fut chaude. Les votants étaient au nombre de dix-neuf; la majorité absolue était donc de dix voix. Dès le premier tour de scrutin, la situation fut nettement dessinée, mais non établie : c'està-dire que deux des quatre œuvres réservées furent écartées du coup et que les deux autres se partagèrent également les suffrages, neuf contre neuf et un bulletin blanc. Les deux compositions ainsi mises en présence et en lutte étaient le Chant de la cloche et Rubezahl. Un deuxième tour amena le même résultat, et l'on peut dire que rarement obstination pareille se produisit dans un vote, car sept scrutins successifs ne purent départager les voix, qui se trouvaient toujours neuf contre neuf, grâce à la persistance du bulletin blanc, qui s'immobilisait dans son abstention. Enfin, au huitième tour, celui-ci consentit à s'animer, et dix voix se prononcèrent en faveur du Chant de la cloche, contre Les neuf qui demeuraient fidèles à Rubezahl. M. V. d'Indy était vainqueur. Il était difficile pourtant, en de telles conditions, de déclarer que M. Hue était vaincu. Le jury eut le bon

sens et le bon goût de le comprendre, et il résolut de décerner une prime de 6,ooo francs en dehors du prix (10,000 francs) attribué au Chant de la cloche. Mais il fut décidé qu'on voterait de nouveau, et, cette fois, dès le premier tour de scrutin, quatorze voix se déclaraient en faveur de Rubezahl, tandis que cinq se réunissaient sur le Merlin enchanté, de M. Georges Marty.

C'est dans la salle de l'Éden-Théâtre, sous la direction et avec le personnel de M. Lamoureux, Mme Brunet-Lafleur et M. Van Dyck étant chargés des soli, qu'eut lieu l'audition officielle du Chant de la cloche. Si l'on ne considérait que la sûreté de main, l'étonnante habileté technique, la facilité rare dans le maniement de l'orchestre, tout ce qui tient au côté matériel de la musique, on ne pourrait qu'applaudir au choix fait par le jury. Mais ceux qui demandent à l'art quelque chose de plus, qui souhaiteraient parfois un peu d'inspiration, d'émotion, de sensibilité, ceux-là seraient évidemment et profondément déçus en écoutant le Chant de la cloche, où le chant n'est qu'une éternelle déclamation, où l'on ne remarque que des recherches harmoniques incessantes, des combinaisons instrumentales brillantes et bruyantes, une tension continuelle vers la couleur et l'effet brutal. Mais jamais de plan arrêté, jamais une phrase dessinée, jamais l'ombre de sentiment ni de poésie. Il y a dans cette partition, certainement et étonnamment remarquable au point de vue de la patte, pour me servir d'un terme d'argot artistique, il y a de la grandeur parfois, de la couleur souvent, du bruit toujours, mais de l'émotion, du sentiment, de l'imagination, jamais ! C'est proprement le comble de la sécheresse et de l'insensibilité, et il ne semble pas qu'un tel résultat soit celui auquel doive tendre le plus émouvant et le plus enchanteur de tous les arts.

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