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paroles de M. Buchbinder, musique de M. Zamara, représentée au Carl-Theater de Vienne en février 1888.
CHANTEUR DE ROMANCES (le), opéracomique en deux actes, paroles des frères Dartois, musique de Blangini, représenté aux Variétés le 5 novembre 1830. Cette pièce est aussi désignée sous ce titre : le Chanteur de société. A l'exception de Nephtali, du Sacrifice d'Abraham , les trente opéras-comiques de Blangini n'offrent que des banalités qui correspondaient au mauvais goût de la majorité du public français à cette époque. On ne peut nier qu'il n'y ait de la grâce et de l'expression dans ses romances et ses nocturnes, particulièrement dans les Souvenirs, M'aimeras-tu? Il faut partir, le Baiser, le Retour; mais toutes ces compositions sont comme imprégnées de l'atmosphère chargée de senteurs factices au sein de laquelle leur éclosion eut lieu. Blangini fut le chanteur de romances du Consulat et de l'Empire et l'interprète des fadeurs des femmes à la mode. Il a eu pour élèves la reine de Bavière, la reine de Westphalie, le roi de Hollande, la reine Hortense, la princesse Pauline Borghèse.
CHANTEUR ET LE TAILLEUR (le), opéra allemand, musique de M. de Drieberg, représenté à Berlin vers 1840.
CHANTEUR FLORENTIN (le), scène lyrique de MM. Alfred et Ernest Blau, musique de M. Duprato , représentée aux Fantaisies- Parisiennes le 29 novembre 1866. La scène se passe à Florence. La signora Sylvia reste froide et insensible au milieu des jeunes seigneurs qui forment sa cour. Survient un petit chanteur. Son improvisation touche le cœur de la belle , qui congédie son brillant entourage et lui préfère la société du chanteur florentin. Sur ce canevas léger, M. Duprato a écrit une musique agréable et instrumentée avec beaucoup de délicatesse. On a remarqué une villanelle à trois voix. Chanté par Engel et M^es Geraizer, Bonelli, Rigault, Eléonore Peyret et Arnaud.
* CHANTEUSE DE CHANSONNETTES (la), opérette, musique de M. Dellinger, représentée à Munich en février 1895, avec un grand succès.
* CHANTEUSE DES RUES (la), Opéra-COmique en un acte, paroles de M. Julius Bachmann, musique de M. Dœbler, représenté sur le théâtre de la cour, à Gotha, en avril 1890. L'auteur du livret était un chanteur qui te-
nait l'emploi de basse-taille dans la troupe de ce théâtre.
CHANTEUSE VOILÉE (la), opéra-comique en un acte, paroles de Scribe et Leuven, musique de M. Victor Massé , représenté à l'Opéra-Comique le 26 novembre 1850. Le grand peintre Velazquez est le principal personnage de la pièce. Il vit à Séville criblé de dettes. Palamita, sa servante, sous le nom de Lazarilla , s'échappe tous les soirs, couverte d'un voile : elle va chanter sur la grande place , et rapporte dans le pauvre logis de l'artiste la recette de chaque soirée. Quelques seigneurs ont formé le projet d'enlever la gitana qui se réfugie dans l'atelier du peintre. Elle ôte son, voile et Valazquez reconnaît sa servante. Comme il l'aimait déjà, ce trait de dévouement le détermine à l'épouser. Malgré l'invraisemblance de ce canevas, l'habileté des détails l'ont fait réussir, et surtout la musique gracieuse du compositeur dont cet opéra a été le coup d'essai théâtral. On a remarqué l'ouverture , qui se compose d'un solo de cornet à pistons d'une grande suavité, d'un joli boléro et d'un allégro d'un caractère espagnol plein d'entrain. La cantatille à deux voix : Tous les soirs sur la grande place , la romance à' Une lampe mourante, le grand duo de la scène de la pose du modèle entre Velazquez et Palamita , le boléro : l'Air au loin retentit du son des castagnettes, sont les morceaux les plus applaudis de ce charmant ouvrage, bien interprété par Audran, Bussine et par Mlle Lefebvre.
CHAOS (le), ambigu-comique en quatre actes, en prose, avec un prologue et un divertissement, paroles de Legrand et Dominique, musique de Mouret, représenté aux Italiens le 23 juillet 1725. Cette pièce est une parodie de l'opéra des Eléments, ballet dont Lalande et Destouches composèrent la musique, et dans lequel le roi dansa aux Tuileries en 1721.
CHAPEAU DU ROI (le), opéra-comique en un acte, paroles de M. Edouard Fournier, musique de M. Caspers, représenté au Théâtre-Lyrique le 16 avril 1856. Il s'agit d'un chapeau du roi Louis XI , que le monarque donne à un forgeron, après avoir mis dans la coiffe le brevet d'une charge à la cour, qui aide à conclure un mariage projeté entre Jeannette, fille du forgeron , et Olivier, son fiancé. La musique a été jugée bien écrite, et on a applaudi quelques couplets. Joué par Meillet, Achard et MUe Pannetrat.
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CHAPEAU MAGIQUE (le), opéra-comique, musique de Volkert , représenté à Léopoldstadt en 1812.
CHAPELLE ET BACHAUMONT , opéracomique en un acte, paroles de M. Armand Barthet, musique de M. Jules Cressonnois, représenté à l'Opéra - Comique le 18 juin 1858. On suppose aux deux amis des aventures dont l'histoire, les mémoires du temps et leur correspondance ne disent pas un mot. On aurait pu trouver , dans le récit de leur voyage, plus d'un sujet de pièce moins vulgaire. La partition renferme quelques jolis motifs, entre autres les couplets de Rosette : Je suis dans le Royal-Dragons.
CHAPERON ENCHANTÉ (le) , pantomime allemande, musique de Tuczek (François), représentée à Vienne vers 1806.
CHAPERONS BLANCS (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe, musique d'Auber, représenté à Paris le 9 avril 1836. Malgré les situations fausses d'un mauvais mélodrame, l'inspiration n'a pas fait défaut à M. Auber dans cet ouvrage. On peut citer les couplets de table chantés par M. Chollet, le quatuor : Que sa démarche est belle, la polonaise du troisième acte, et le duo : 0 trahison! ô perfidie! chanté par Chollet et Mlle Prévost.
CHAPITRE SECOND, opéra-comique en un acte, paroles de Dupaty, musique de Solié, représenté à l'Opéra-Comique le 17 juin 1799. La partition en a été gravée, mais cet ouvrage n'a pas été repris ; il a eu le même sort que les vingt-quatre autres opéras-comiques de ce chanteur , à l'exception d'un ou deux peut-être ; les ariettes de Solié appartiennent par leur facture au genre du vaudeville et font bonne figure dans la Clef du caveau.
CHAPLET (the) [la Guirlande], drame musical, musique de Boyce, représenté au théâtre de Drury-Lane à Londres en 1749.
CHAR (le), opéra-comique en un acte et en vers, livret de MM. Paul Arène et Alphonse Daudet, musique de M. Emile Pessard, représenté à l'Opéra-Comique le 18 janvier 1878. Scarron a semé de quelques traits d'esprit son Enéide travestie; Desmoustiers a montré autant de goût que de finesse dans ses Lettres à Emilie sur la mythologie; Daumier a déployé un robuste talent de dessinateur dans ses caricatures des héros de l'antiquité ; après eux, des auteurs et des artistes modernes ont cherché à tirer des sociétés grecque et romaine
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des sujets plus ou moins familiers; en peinture, M. Gérome, M. Hamon; en littérature, M. Emile Augier; en musique, M. Ambroise Thomas et M. "Victor Massé dans Psyché et dans Galatée. Puis sont venues les parodies grotesques de M. Offenbach : Orphée aux Enfers, la Belle Hélène; les cocasseries de M. Hervé. Un peu de réflexion doit suffire pour montrer qu'il faut posséder beaucoup de goût et de mesure pour traiter au théâtre et dans des œuvres de demi-caractère les épisodes et les légendes antiques. Dans la pièce dont il s'agit, Alexandre, au milieu d'une leçon d'arithmétique que lui donne Aristote, en est distrait par la présence d'une esclave, dite Gauloise, malgré son nom grec, Briséis, qui vient laver à la fontaine. Après une petite scène de lutinerie, interrompue par l'arrivée du précepteur, l'esclave, menacée d'être congédiée , s'arrange de manière à rendre amoureux d'elle le philosophe lui-même, au point qu'elle l'amène à faire toutes ses fantaisies, à s'atteler à un char, revêtu du harnais et le mors à la bouche, et à la traîner ainsi. Alexandre monte derrière elle pendant le trajet, et lorsque Aristote se retourne, étonné du fardeau qu'il tire, il voit avec stupeur qu'il a été bafoué et comprend la puissance irrésistible de l'amour. Des détails vulgaires et le style d'opérette qu'on lui a donné ont gâté ce livret tiré du fabliau d' Aristote. Les imagiers du moyen âge représentaient souvent cette légende sur les vitraux et les sculptures des cathédrales comme une leçon morale. On y voyait un philosophe, désigné par plaisanterie sous le nom d' Aristote, mains et genoux à terre, portant sur son dos une courtisane. On ne devait transporter au théâtre cette image des influences de l'amour qu'au moyen d'une affabulation gracieuse et délicate. On comprend Hercule aux pieds d'Omphale, Samson aux genoux de Dalila; une Nausicaa peut traverser un poème, mais elle ne saurait fournir un sujet d'opéra-comique, avec Aristote et Alexandre pour partenaires, tous deux épris d'une blanchisseuse qui leur parle de ses camarades du pont de Sèvres :
Quand vient le temps des grandes eaux.
Le bourg se voit à peine, Perdu qu'il est dans les roseaux,
Les roseaux de la Seine; C'est là, n'en soyez pas surpris, Que fleurit, parmi les iris,
Une fleur peu commune :
La fillette de nos pays
Qui n'est blonde ni brune.
C'était sacrifier toute littérature au genre del'opérette que de mettre en scène Alexan-
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dre déjà assez grand pour conter fleurette et de lui faire débiter un duo avec Aristote sur ces paroles : Deux fois trois font six, deux fois cinq font dix; de lui faire étendre du linge et baiser les bras d'une esclave délurée pendant qu'il en reçoit des soufflets. De telles plaisanteries auraient dû être écartées par un compositeur d'esprit et de goût comme M. Emile Pessard. Les morceaux les plus remarqués dans ce petit ouvrage sont : l'ouverture, dont les développements et le caractère n'ont aucun rapport avec le sujet, mais qui en soi est bien traitée ; le motif d'accompagnement du premier duo, les couplets de Briséis, la valse chantée, liais je les liens , tes jolis doigts. Distribution : Alexandre, Mme Galli-Marié; Briséis, Mme Irma-Marié ; Aristote, M. A. Maris ; le roi Philippe, un confident, des gardes complètent le personnel de la pièce.
CHARBONNIER (le) , opéra , paroles et musique de Buri, rep. à Neuwied en 1789.
CHARBONNIÈRE (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et Mélesville, musique de Montfort, représenté à l'Opéra- Comique le 13 octobre 1845. Le livret est assez invraisemblable. Une charbonnière vendéenne, nommée Mme Bertrand, a sauvé la vie, en 1793, à un personnage nommé Rigobert. Elle doit prendre la fuite et confier son enfant à des passants sur la grande route. Elle arrive en Westphalie, où elle ne tarde pas à faire une fortune immense. Elle retrouve son fils colonel , portant le nom de d'Apremont et sur le point de conclure un mariage avec la fille d'un émigré , M. le duc de Champcarville. La révélation de la naissonce plébéienne du colonel fait rompre cette union. La charbonnière reconnaît heureusement, dans un prince régnant d'Allemagne, le personnage à qui elle a sauvé la vie. Rigobert 1er donne des lettres de noblesse à Mme Bertrand , et tout s'arrange. La partition n'a pas sauvé le livret d'une chute complète. Elle n'offre que des mélodies peu développées et sans intérêt, sauf une romança chantée par Audran, et un bon quatuor.
L'ouvrage a été joué par Chaix, Mocker, Ricquier, Grignon, Mlle Arthémise Duval et Prévost.
charbonniers (les), opérette en un acte, livret de M. Ph. Gille, musique de M. J. Costé, représentée aux Variétés le i avril 1877. La pièce est fort comique et amusante. La scène se passe à Paris, dans le bureau d'un commissaire de police; Thérèse Valbrezègue, charbonnière , et son voisin Pierre Cargouniol,
charbonnier , se querellent en présence de M. Bidard, sous-secrétaire du commissaire de police ahuri. Ces ennemis irréconciliables se retrouvent après s'être débarbouillés et débarrassés des insignes de leur métier. Ne se reconnaissant pas, ils se plaisent l'un à l'autre, se le disent et réunissent dans un hymen bien assorti leurs sacs de charbon. La musique est sans prétention, comme il convenait à un canevas aussi léger. On a remarqué le duo de la galanterie et la chanson, dite moivandaise, du coucou. Si sa provenance est réelle, ce chant est moderne, car les noëls morvandiots ont un tout autre caractère, comme rythme et comme tonalité. Distribution : Thérèse , Mme Judic ; Pierre , M. Dupuis ; Bidard, M. Baron; Tardivel, M. Léonce.
CHARBONNIERS FIDÈLES (LES) , Opéra
allemand, musique de Wolf, rep. en 1773.
CHARBONNIERS FIDÈLES (les), opérette allemande, musique de Knecht, en manuscrit, écrite à la fin du xvme siècle.
CHARITINE, opéra allemand , musique de Franck (Jean-Wolfgang), représenté à Hambourg en 1681.
* CHARITY BEGINS AT HOME, opéra-COmique, musique d'Alfred Cellier, représenté à Londres, à la « Gallery of Illustration » en 1870.
CHARLATAN (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Lacombe, musique de Sodi, représenté aux Italiens le 17 novembre 1756. Cette pièce est imitée d'un intermède italien intitulé le Médecin ignorant. L'auteur, célèbre virtuose sur la mandoline, a été le maître de musique de Mme Favart.
CHARLATAN (le), opéra-drame, musique d'Eckert, représenté au théâtre de Kœnigstadt en 1840.
CHARLES V, opéra allemand , musique de Keiser, représenté à Hambourg en 1712.
* CHARLES V ET DUGUESCLIN, Opéra en.
un acte, paroles de Vial, Carmouche et S..., musique de Gilbert, Guiraud et Tolbecque, représenté à TOdéon le 3 octobre 1827.
CHARLES COYPEL OU LA VENGEANCE D'UN PEINTRE, opéra-comique en un acte, paroles de Léger, musique de Jadin. rep. sur le théâtre Montansier le 25 octobre 1805.
* CHARLES D'ANJOU, opéra en quatre actes, poème de M. Labor, musique de M. Dietrich, rep. à, Dijon le 23 février 1893.
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CHARLES D eichenhorst, opéra allemand , musique de Tayber, représenté sur les théâtres de Ratisbonne, de Freysing et d'Augsbourg vers 1790.
CHARLES DE FRANCE OU AMOUR ET GLOIRE, opéra-comique en deux actes, paroles de Théaulon, Dartois et de Rancé, musique de Boieldieu et Herold, représenté à l'Opéra-Comique le 18 juin 1816.
CHARLES II, opéra en un acte, musique de Bovery , représenté sur les théâtres des banlieues de Paris.
CHARLES il, opéra anglais, musique de Macfarren , représenté à Princess'-Theatre en 1849, ouvrage distingué.
CHARLES XII, opéra allemand, musique de Homann, représenté à Memel en 1844.