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Simple « succès d'estime ». L'auteur dirigeait en personne l'exécution. Le rôle de Colomba était tenu par une excellente artiste, M"" Valleria, superbe comme chanteuse et comme actrice.

* COLOMBA, « scènes corses » en trois actes, paroles de M. Ferdinando Fontana, musique de M. Vittorio Radeglia, représentées au théâtre Dal "Verme de Milan le 15 juin 1887. Le livret était tiré de la célèbre nouvelle de Prosper Mérimée qui porte le même titre ; la musique, première œuvre scénique d'un jeune compositeur qui était venu terminer en France ses études, manquait d'originalité, mais non de fraîcheur et d'une certaine grâce dans l'inspiration. Parmi les morceaux les mieux venus, on signalait surtout le petit chœur : Sta ben!... Zitti!... Silenzio ! et une agréable romance de ténor : Caro asilo ; mais on reprocha à l'auteur l'emploi abusif des tonalités mineures, jusque dans les airs de danse. Colomba était jouée par Mme Rossini, MM. De Marchi, Fumagalli, Buti et Roveri.

COLOMBA FERITA (la), drame sacré, musique de Provenzale, représenté au monastère de Santa-Rosalia en 1669.

COLOMBE (la), opéra-comique en deux actes, paroles de MM. Jules Barbier et Michel Carré, musique de M. Charles Gounod, représenté à l'Opéra-Comique le 7 juin 1866. Cet ouvrage avait été joué plusieurs années auparavant à Bade; mais le compositeur a ajouté à la partition primitive quelques nou. veaux morceaux. Le sujet a été tiré du conte de La Fontaine intitulé le Faucon. Mais, tout en conservant le canevas , on a changé l'oiseau. Un jeune seigneur, fort pauvre, et nommé Horace , possède une charmante colombe. Sylvie en a envie, et fait proposer par son intendant de l'acheter. Sur le refus d'Horace, elle se rend dans la maison, espérant obtenir ce qu'elle désire en jouant une petite scène de coquetterie. Le pauvre gentilhomme, qui ne se doute pas des convoitises de la belle, voudrait la bien recevoir; mais il n'a pas même de quoi lui donner à dîner. Dans un accès de dépit et de désespoir, il ordonne qu'on fasse rôtir la colombe. On dîne, et Sylvie se décide à faire connaître à Horace l'objet de sa visite. Le malheureux est consterné. Mais Sylvie, touchée de tout ce qu'elle a vu et entendu, lui offre de l'épouser ; ce qu'il accepte de grand cœur. Quant à la colombe, elle a dû la vie à l'esprit du valet d'Horace qui a immolé un perroquet à sa place. La mu-

sique de cet ouvrage est spirituelle, élégante. On lui a fait le plus favorable accueil. On a applaudi les couplets: Oh! les femmes, les femmes! et l'air Blanche colombe, votre faim! chantés par le petit valet (Mlle Girard) ; la romance d'Horace ( Capoul ) ; un entr'acte gracieux con sordini; le terzetto et le finale du premier acte; dans le second, l'air du majordome ( Bataille ) ; un air de Sylvie (Mlle Cico), et un duo entre Horace et le petit Mazet. La partition de la Colombe a été publiée par l'éditeur Choudens. C'est le premier ouvrage de M. Gounod qui ait été joué à l'Opéra-Comique, et il fait bonne figure au milieu de son spirituel et élégant répertoire.

* colombine, opérette, paroles de M. Buchbinder, musique de M. le baron Hans von Zois, représentée à Gratz en novembre 1887.

* colombine, opéra-comique en un acte, paroles de M. Sarlin, musique de M. Michiels, représenté à l'Opéra-Comique le 4 octobre 1890.

COLOMBINE ET CASSANDRE LE PLEU- REUR, opéra-comique en deux actes, musique de Champein (Stanislas), représenté à la Comédie-Italienne le 2 février 1785. Cet ouvrage est encore désigné sous le nom de Colombine douairière. C'est un mauvais canevas italien, peu digne d'être mis en musique par l'auteur de la Mélomanie et de Don Quichotte, qui fut d'ailleurs entravé dans sa carrière artistique par la platitude des livrets qui lui furent confiés.

COLOMBO, opéraitalien, musique de Fabrîz (Vincent), représenté à Rome en 1789.

COLOMBO, opéra italien, musique de Morlacchi, représenté à Gênes en 1828.

COLOMBO, opéra italien, musique de Ricci (Louis) et de son frère Frédéric , représenté à Parme en 1830.

COLOMBO, opéra, musique de Carnicer, compositeur espagnol , représenté au théâtre Royal de Madrid en 1831.

COLOMBO, opéra italien, musique de Sangiorgi, représenté à Parme en 1840.

COLOMBO, opéra italien, musique de Giambini, dont il a été exécuté des fragments à Gênes en 1846.

COLOMBO, opéra italien, musique de Barbieri, représenté à Berlin le 26 décembre 1848. Les principaux rôles étaient' remplis par Labocetta et Mme Fodor. Cet ouvrage a eu du succès. M. Charles de Barbieri a été appelé à Berlin pour diriger la musique de

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